18 octobre 2012

Saint-Martin de Vareilles


Vareilles_3L’église de Vareilles peut être datée de la fin du XIe siècle. Elle est sous le vocable de saint Martin, évêque de Tours et apôtre des Gaules au IVe siècle. Elle est citée dans une Charte de Paray-le-Monial sous le nom de « Capella Sancti-Martini de Valilias », du latin Vallelia, la petite vallée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vareilles_1Vareilles fit partie de l’archiprêtré de Bois-Sainte-Marie et fut donnée en 1176 par l’évêque d’Autun au chapitre d’Aigueperse. De l'église primitive du XIème siècle restent le chœur et le clocher.


 

 

 

 

 

 

 

 

Vareilles_2Sur la façade, reprise au XIXe siècle, de chaque côté du portail, deux chapiteaux romans.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vareilles_5Le clocher, considéré comme l’un des plus beaux du Brionnais. De plan carré, il est étayé par de gros contreforts et s'élève sur trois niveaux : un niveau sans ouverture, un niveau Intermédiaire avec deux baies dont l'arc est décoré, un niveau supérieur avec deux baies simples.

 

 

 

 

 

 

 

 

Vareilles_4Chacune des faces est renforcée de demi-colonnes engagées qui accentuent l’impression de verticalité, comme à Varenne-l’Arconce. Une pyramide de pierre couronne le tout.


 

 

 

 

 

 

 

 

Vareilles_6La nef unique fut fortement remaniée au cours des âges et entièrement reprise et recouverte d’un plafond plat au XIXe siècle qui cache en partie l’arc en plein cintre brisé donnant accès au chœur.

 

 

 

 

 

Vareilles_7L’utilisation de cet arc brisé semble témoigner de l’influence clunisienne, et la structure d’ensemble est bien d’époque romane.


 

 

 

 

 

Vareilles_9La travée de chœur, délimitée par quatre grands arcs en cintre brisé, est couverte d’une coupole octogonale sur trompes.
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Vareilles_8Elle se prolonge par une abside semi-circulaire voûtée en cul de four, éclairée par trois fenêtres en plein cintre, fortement ébrasées à l'intérieur.

 

 

 

 

 

 

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Saint-Jean-Baptiste d'Oyé


Oy__1L’église d’Oyé est placée sous le vocable de Saint-Jean-Baptiste, ce qui semble indiquer une certaine ancienneté, peut-être de l’époque mérovingienne. Etymologiquement, Oyé proviendrait d’un nom propre gallo-romain, Audius, et renvoie à l’ancien français oyez, ouïr, entendre, percevoir.

 

 

 

 

 

 

 

 

Oy__3Le monument n’a conservé de l’époque romane que le clocher percé de baies géminées encadrées par une double archivolte retombant sur de fines colonnettes surmontées de chapiteaux sculptés. La toiture à quatre pans repose sur une corniche ornée d’arcatures lombardes.

 

 

 

 

 

Oy__2A l’intérieur, le massif de structure qui supporte de clocher est lui aussi roman.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Oy__4L’église Saint-Jean-Baptiste est devenue ce que l’on appelle une église à nef inversée, la partie romane à l’est du clocher ayant été détruite. Le chœur est donc situé à l’ouest. La nef actuelle date du XIXe siècle.

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L'église Saint-Yan

 

Saint_Yan_1Saint-Yan ne fait partie des églises romanes du Brionnais que par son abside, mais malheureusement étant fermée lors de mon passage, je ne peux que vous donner des photos de l’extérieur, qui n’amènent rien de particulier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Yan_3On peut juste remarquer qu’étant dédiée à saint Yan, ou Oyen, son tympan est sculpté d’une représentation de la Vierge.

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Saint_Yan_5En 1789, Saint-Yan s’appelait  Oyan-l'Arconce.

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Saint_YanYan, Oyen, Oyend ou Eugend (Eugendus), ou même Héand, issu de parents romains, naquit vers 45O près d'Izernore en Franche-Comté. A 7 ans il fut placé sous la conduite deux fondateurs de l'abbaye de Condat (à Saint-Claude dans le Jura), saint Romain et saint Lupicien, et devint leur disciple avant de devenir lui-même abbé du monastère en 496.  Une partie des moines, qui lui reprochaient son austérité et sa discipline (il portait toujours la même tunique et le cilice), quittèrent le monastère en l’accusant d’incapacité. C’est à ce moment qu’il reçut le don de miracle,  le pouvoir de lire l’avenir et de chasser les démons : une simple formule écrite et signée de la main d'Oyend suffisait pour délivrer les possédés. Il entrait souvent en extase, même dans les lieux publics.  

Il régularisa la vie communautaire selon la règle de Tarnade (nom originel de l'abbaye d'Agaune qui fixa une règle avec notamment l'usage de la psalmodie perpétuelle) et sut s'entourer d'érudits. Après un incendie qui détruisit entièrement le monastère il le fit entièrement reconstruire. Composé jusqu'alors de petites cellules individuelles il les remplace par des dortoirs spacieux.

En 509, il tomba malade et demanda aux moines d’arrêter leurs prières en sa faveur, ce qui le retenait dans son corps mortel. Il mourut le ler janvier 510. Le musée archéologique de Grenoble renferme une crypte intacte du VIe siècle lui étant dédiée, mais son culte se répandit qu’à partir du VIIIe siècle et sa fête fut arrêtée au 1er janvier.

 

Oyen--> Oyez--> Ouir--> Oreille. Ce n'est pas pour rien qu'il fut représenté tenant une oreille dans sa main droite.

 

Saint_Yan_6Non loin de Saint-Yann, la petite chapelle du cimetière est à mes yeux bien plus intéressante malgré son état de délabrement.

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L'église Notre-Dame et Saint-Pierre



Historique



Varenne_l_Arconce_11Varenne provient de la racine gauloise Vara, l’eau. La première mention du nom date de 976 et désigne alors une « villa » dépendant du territoire de Briant (« ager beronicensis »).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_14L’église actuelle fut certainement construite sur un sanctuaire plus ancien, mérovingien voire gallo-romain, qu’Artaud de Brionnais (ou de Briant) et sa sœur (ou sa femme) Eldeburge donnèrent à Cluny en 1045. L’église était déjà dédiée à Saint-Pierre-aux-Liens (fête le 1er août) et à Notre-Dame d’après une charte du XIe siècle. La fête de Saint-Pierre-aux-liens fut instituée pour célebrer la destruction des rites païens...

 

 

 

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_22L’abbé de Cluny saint Odilon y établit alors un prieuré bénédictin, que son successeur, saint Hugues de Semur, attribua en 1094 au monastère clunisien de Marcigny. Cette donation détermina probablement la reconstruction de l’église.

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_3Au XIVe siècle, le Brionnais fut ravagé par les troupes du prince de Galles, fils du roi Édouard III, qui passa la Loire à Marcigny en 1366. L’église fut fortifiée à cette époque. Les bâtiments du prieuré furent détruits au XVIe siècle lors des guerres de Religion, mais l’église resta intacte. Seules les traces de fortification du clocher disparurent à la suite d’anciens travaux de restauration.  

 

 

 

 



L’extérieur



Varenne_l_Arconce_13L’église fut construite en grès et non en calcaire jaune utilisé dans les autres églises de la région. C’est pourquoi la sculpture, plus difficile à réaliser sur cette pierre très dure, reste rudimentaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_6La façade occidentale tripartite présente un avant-corps central saillant et des travées latérales en retrait. Au-dessus du portail, une baie entourée de pilastres cannelés, de minces colonnettes et d’arcatures. Le pignon est percé d’une petite baie qui éclaire les combles.

 

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_7Varenne_l_Arconce_8Le portail est surmonté d’un tympan non sculpté, encadré par une archivolte à cinq voussures formées de gros tores et d’une rangée de billettes.  

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_20Les chapiteaux sont ornés de feuillages et les coussinets présentent deux hommes : à gauche, surmonté de deux feuilles pointant au ciel et de deux autres pointant la terre, il sort de la matière d’un air réjoui.

 

 

 

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_19A droite, une série de trois feuilles dont une à l’intérieur d’un triangle, symbole de l’harmonie parfaite. L’homme se fait tirer la barbe, qui est une marque de sagesse et de connaissance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_4Le portail sud est surmonté d'un fin linteau sculpté, d'un tympan représentant l'agneau mystique portant de la patte une croix nimbée, qui rappelle la filiation clunisienne, d'une archivolte sculptée de cinq fleurons (dits marguerites de saint Hugues) et d'un larmier.

 

 

 

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_1Le chevet est composé d'une abside semi-circulaire rythmé par de puissants contreforts.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_16Le clocher, de plan carré, est situé au-dessus de la croisée du transept. Il se compose de deux étages de baies surmontés d'un toit à quatre pans.

 

 

 

 

 

 

 

 

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L'étage supérieur fut refait à la fin du XIXe siècle, en style roman, par l'architecte Selmersheim. Chacune des faces est renforcée de demi-colonnes engagées.

 

 

 

 



L’intérieur



Varenne_l_Arconce_plan_5aaDe plan cruciforme, l’église, dépourvue de fenêtres hautes au-dessus des grandes arcades, est dite à nef obscure.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_12Elle comporte une nef principale à trois travées flanquée de deux bas-côtés, un transept fortement saillant, et une abside en hémicycle précédée d'une travée de chœur.

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_9La nef, voûtée d’un berceau brisé, communique avec les deux bas-côtés par de grandes arcades en cintre brisé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_21Les bas-côtés sont voûtés d'arêtes.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_23La croisée du transept est surmontée d'une coupole sur trompes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_10La partie orientale de l’église se compose d’une simple travée de chœur et d’une abside en cul-de-four où on trouve cinq arcatures en plein cintre retombant sur des colonnettes à pilastres cannelés et chapiteaux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_chapiteaux_2Les piliers cannelés de plan cruciforme portent 24 chapiteaux ornés de figures caractéristiques des XIe et XIIe siècles. Même si la sculpture est grossière, le message reste puissant, à l'image de ce chat.

 

 

 

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_chapiteaux_15Nous retrouverons particulièrement côté lunaire la grande déesse au milieu des feuilles de Chélidoine, tirant la langue dans un signe de parole divine, la tête surmontée du disque lunaire.

 

 

 

 

 

 

 

 


Varenne_l_Arconce_chapiteaux_14En dessous, le vase sacré, féminin s’il en est. Nous sommes dans une priorale destinée aux femmes, ne l’oublions pas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_chapiteaux_13Puis les aigles, ailes repliées vers la terre et bec de même, nous sommes encore dans la partie tellurique de l’édifice.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_chapiteaux_4Un couple de lions (celui de droite porte une belle crinière) nous fait comprendre que nous arrivons à l’endroit où les énergies masculines et féminines se mélangent. Nous arrivons dans la partie cosmique.
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Varenne_l_Arconce_chapiteaux_9L’entrée du chœur, la partie cosmique, est signalée par un centaure. Le centaure portant l’arc devient la représentation du Sagittaire (qui signifie « archer »), neuvième signe du zodiaque, dernier signe de l'automne. Le centaure-sagittaire peut être représenté flèche en arrière, en avant, ou au-dessus (les 3 décans du signe du Sagittaire).

 

 

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_chapiteaux_8La flèche devient le symbole de la destinée : en la lançant, le centaure manifeste sa volonté de choisir sa cible. Le centaure dans les chapiteaux romans est souvent représenté avec un adversaire vil ou dérisoire. Ici, ce sera un singe, la partie animale de l’homme. Les cheveux du centaure/sagittaire, sa force, lui sont liés.
 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_chapiteaux_12L’entrée même dans le sanctuaire sera marquée par les aigles au bec relevé. Entre eux, la fleur s’épanouit.

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Varenne_l_Arconce_chapiteaux_10Côté solaire nous retrouverons le griffon couronné, à l’endroit où les forces cosmiques et telluriques se rejoignent, au point d’entrée de la lumière dans le sanctuaire. Il unit le pouvoir terrestre du lion et l’énergie céleste de l’aigle, il est la force qui relie l’esprit et la matière, le haut et le bas, le ciel et la terre, le cosmique et le tellurique, protecteur des frontières, passeur d’un monde à l’autre


 

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_26Quelques statues en bois polychrome intéressantes ornent l’église : un Christ en croix du XVe siècle, saint Roch et saint Denis du XVIe.
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http://www.bourgogneromane.com/edifices/varenne.htm

http://www.sitesclunisiens.org/article.php?sid=205

http://fr.wikipedia.org/wiki/Varenne-l%27Arconce

http://pjpmartin.pagesperso-orange.fr/site/Chemins_du_roman.htm#Varenne-l%27Arconce

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