26 septembre 2012

La symbolique de la chélidoine

Chelidonium_majus_6aLa Grande Chélidoine ou Grande Éclaire (Chelidonium majus, « grande hirondelle » en latin) est la seule espèce du genre Chelidonium. La chélidoine est à l'heure actuelle utilisée en homéopathie pour les maladies de foie. Les fourmis semblent apprecier sa graine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chelidonium_majus

On l'appelle aussi herbe aux verrues, car son latex jaune-orange passe pour éliminer les verrues, mais aussi herbe aux boucs, herbe de l'hirondelle, herbe de Sainte-Claire, lait de sorcières, sologne, félongène, felougne.

 

 

 

 

 

 

 

chelidoine_1aLa Chélidoine tire son nom du grec Khelidon et du latin chelidonium, qui veulent dire hirondelle. On pensait autrefois que l'hirondelle se servait du latex de la plante pour nettoyer les yeux de ses petits, et sa floraison coïncide avec l'arrivée de ces migrateurs. Une autre étymologie donne comme origine le latin Coeli Donum, le don du ciel, nom donné par les alchimistes du Moyen-âge.

 

 

 

 

Chelidonium_majus_9Les auteurs anciens citent en premier lieu les effets ophtalmologiques de la chélidoine :
"Le suc cuit au feu de charbon, dans un récipient en bronze avec du miel éclaircit la vue" (Dioscoride, Sur la matière médicale, II, 173).
"On exprime le suc quand elles sont en fleur, et on le fait cuire doucement dans un vase de cuivre, avec du miel attique. C'est un remède unique contre les taies oculaires. On emploie aussi le suc pour des collyres appelés chelidonia, du nom de la plante" (Pline, Histoire Naturelle, XXV, 90).
Le Pseudo-Apulée l'utilise avant tout pour la cécité, pour enlever les taies cornéennes et les rugosités de l'œil (Pseudo-Apulée, Herbarius)."

 

 

 

 

 

Chelidonium_majus_3aConsidérée depuis longtemps comme une plante magique (si la cueillette est faite au bon moment), la tradition lui attribue de nombreuses propriétés comme ramener les mourants à la vie, redonner la vue aux aveugles, favoriser la clairvoyance et les rêves, le succès des entreprises et les procès, les évasions. Il est dit que placée sur la tête d’un malade, il chantera s'il doit mourir et pleurera s'il doit vivre. Non non, il n'y a pas d'erreur.

 

 

 

chelidoine_10Dans l'analyse des chapiteaux romans, elle est pratiquement tout le temps confondue avec l'Acanthe.

 

 

 

 

 

 

Chelidoine_Grece_athenes_olympionLes sculpteurs grecs ont utilisé abondamment l'Acanthe sur les chapiteaux corinthiens, au point qu'elle est devenue le symbole de leur art chez les spécialistes.

 

 

 

 

 

 

chelidoine_4L'art roman étant considéré par beaucoup d'entre eux comme une dégénérescence de la tradition grecque, les mêmes personnes pensant que l'influence artistique ne pouvait venir que de l'est, refusant de voir que la tradition celte de l'ouest était bien plus importante, l'amalgame fut fait.

 

 

 

 

 

Chelidonium_majus_8A vous de "voir"... La chélidoine est le symbole de l’accès à la lumière.

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19 septembre 2012

Bâgé-le-Châtel, historique



B_g__le_Chatel_tour_2Situé au carrefour des axes Bourg/Mâcon et Lyon/Châlon, anciennes voies romaines, Bâgé-le-Chatel est un village faisant partie des trois paroisses de Bâgé du Moyen-âge, avec  Saint-André où les seigneurs avaient édifié leur église et Bâgé-la-Ville, la paroisse la plus peuplée. L’endroit fut habité depuis le Néolithique, mais le nom de Bâgé proviendrait d’une villa gallo-romaine, propriété d’un certain Balgiacus.


Il est dit que les sires de Bâgé édifièrent un premier château au IXe siècle au sommet d’une motte castrale. Le premier d’entre eux, Hugues Ier, aurait reçut en 830 de Louis le Débonnaire, fils de Charlemagne, l’abbaye de Saint-Laurent (fondée au IVe siècle) et la seigneurie de Baugé. En réalité, il n’était que le fils puiné du duc de Bourgogne. C’est dans un texte du cartulaire de Saint-Vincent-de-Mâcon, daté de 1020, qu’apparaît pour la première fois un sire de « Baugé et de Bresse », Rodolphe, et dans lequel Gauslein, évêque de Mâcon, lui offrait l’abbaye « à perpétuité ».  Rodolphe en profita pour construire une petite forteresse au sud de l’abbaye.

Le fils de Rodolphe, Renaud, ayant amassé fortune en combattant au côté du duc de Savoie fit le vœu de construire une église. C’est son fils, Ulrich, qui le réalisa, en faisant construire Saint-André-de-Bâgé. Un des  neveux d’Ulrich, Etienne, fut évêque d’Autun. C’est lui qui fit construire la cathédrale Saint-Lazare mais aussi les basiliques Notre-Dame de Beaune et Saint-Andoche de Saulieu.


 
L’église Notre-Dame



B_g__le_Chatel__glise_Notre_Dame_1Les sires de Bâgé firent donc construire leur château au Xe siècle, et une chapelle castrale sous le vocable de Saint-Maurice mentionnée pour la première fois en 1158, mais il semblerait qu’une autre chapelle dédiée à l’Assomption et dépendant de Saint-André fut construite dans le village. Devenue trop petite, elle fut agrandie au XVIe siècle, mais resta une annexe de Saint-André jusqu’en 1689, date à laquelle elle devint paroissiale.

 

 

 

 

 

 

 

B_g__le_Chatel__glise_Notre_Dame_9L’étage supérieur du clocher fut rajouté au XVIIIe siècle, l’intérieur fut refait au XIXe et le porche néogothique mis en place.
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B_g__le_Chatel__glise_Notre_Dame_5Elle est construite en carrons savoyards, tout comme la chapelle Saint-André d’Aigrefeuille.

 

 

 

 

 

 


B_g__le_Chatel__glise_Notre_Dame_3Le clocher du XVIe siècle, mesurant 35 m de haut,  et est flanqué d'une tourelle d'angle percée de lucarnes.
B_g__le_Chatel__glise_Notre_Dame_7

 

 

 

 

 

 

 

 

 

B_g__le_Chatel__glise_Notre_Dame_plan_1Il est posé au-dessus de la chapelle initiale, normalement orientée vers l’est, alors que l’agrandissement fut fait vers le sud.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

B_g__le_Chatel__glise_Notre_Dame_2aL’église comprend une nef unique à trois travées, encadrée de deux chapelles.

 

 

 

 

 

 

 

B_g__le_Chatel__glise_Notre_Dame_6Le chœur, voûté d’ogives, se termine par une abside à trois pans percée de trois hautes fenêtres du XVIe siècle.

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Petite précision : l’Office du Tourisme du canton de Bâgé-le Châtel, situé non loin de l’église, vous fournira tous les renseignements nécessaires, et en plus l’accueil y est des plus chaleureux. Je les ai félicités pour la présentation de Saint-André, que vous découvrirez plus tard.

http://decouvrir-dombes-valdesaone.fr/types-de-constructions/carron.html
http://conference.ptvaux.over-blog.com/

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J'ai fait un rêve.

J'ai fait un rêve.

 

Celui d’un monde où chacun aurait conscience d’être de passage sur cette terre, en transit vers d’autres destinations, d’autres voyages à imaginer.

Où chacun se considèrerait comme une œuvre en devenir, un matériau en élaboration dans l’athanor de ses rêves et de ses désirs.

Où la seule ambition serait d’exercer son magistère ; de découvrir, d’apprendre, de comprendre, de s’émerveiller.

 

Un monde où l’esprit de prédation aurait laissé place à l’esprit de symbiose.

Où la domination et la compétition seraient remplacées par la coopération et l’émulation.

Où les appétits, de quelque nature qu’ils soient, ne seraient plus conditionnés par les excès boulimique ou anorexique.

Un monde où l’on produirait et consommerait selon ses besoins dans le respect de la nature et du vivant.

Où l’on marcherait sur les deux jambes que sont la raison et l’intuition.

Où l’on aurait plaisir à créer sans plus avoir peur d’un grain de folie.

Où l’on considèrerait la diversité des choses et des gens comme une richesse et comme une chance.

 

Un monde où les individus ne feraient pas semblant d’être ce qu’ils ne sont pas.

Où les gens se parleraient et s’écouteraient sans se juger ni s’évaluer.

Où l’on ne se vivrait pas comme victime d’un sort injuste mais où l’on prendrait les expériences de la vie comme des occasions de se connaitre.

 

Un monde où l’on aimerait sans arrières pensées le plus exactement possible.

Un monde où l’autre serait perçu comme une part de soi-même, lui-même engagé dans cette aventure de la connaissance.

où chacun vivrait selon son tempérament sans être obligé de rien si ce n’est de se conduire honnêtement.  

Où l’on aurait rien d’autre à prouver que les progrès accompli dans la quête du bien.  

Un monde où l’on puisse vivre un idéal anarchiste mystique authentique formulé par Solonovitch :

" La liberté est la seule forme acceptable dans laquelle on peut penser Dieu. "

 

Un monde utopique qui se révèle à mesure qu'il se construit ici et maintenant.

 

A lire dans le journal d'un métaphysicien de passage : http://konrad.over-blog.net/article-j-ai-fait-un-reve-109402331.html

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17 septembre 2012

La chapelle Saint-André d’Aigrefeuille

L'ordre de Saint-Lazare-de-Jérusalem

 

B_g__la_Ville_chapelle_d_Aigrefeuille_10Avant les Croisades, il existait à Jérusalem, en dehors des murailles de la ville sainte, un hôpital pour les lépreux, placé sous l’invocation de Saint-Lazare. Dépendant de la juridiction des Patriarches Grecs de Jérusalem, il était desservi par des moines arméniens soumis à la Règle de Saint-Basile le Grand. L’Ordre de Saint-Lazare est issu de cet hôpital. A la différence des autres ordres militaires et religieux qui s’établirent en Terre-Sainte, Saint-Jean, Le Temple ou les Teutoniques qui dépendaient de l’Eglise Latine, l’Ordre de Saint-Lazare était sous la juridiction de l’Eglise d’Orient. En l’absence du Patriarche Grec Melkite, le Maître de Saint-Lazare était suffragant (grand électeur) de l’archevêque des Arméniens.

 

 

 

 

 

Chevalier_St_lasare_1Après la prise de Jérusalem par les croisés, en 1099, les chevaliers devenus lépreux vinrent se faire soigner à l’Hôpital Saint-Lazare, certains restèrent au sein de la communauté monastique et prononcèrent leurs vœux tout en conservant leur engagement chevaleresque. Au 12ème siècle les chevaliers hospitaliers adoptèrent la règle de Saint-Augustin. Ainsi apparut l’identité définitive de l’Ordre de Saint-Lazare. Il fut confirmé comme Ordre religieux, militaire et hospitalier par une bulle du Pape Alexandre IV donnée le 11 des calendes d’avril 1255.

Les hospitaliers de Saint-Lazare soignaient les lépreux et devaient accueillir parmi eux les chevaliers des autres ordres atteints de cette maladie. C’est ainsi que les Templiers prévoyaient dans leur règle l’accueil dans l’Ordre de Saint Lazare de leurs frères devenus lépreux.

 

 

 

 

 

La chapelle Saint-André



B_g__la_Ville_chapelle_d_Aigrefeuille_7En 1180, Ulrich de Bâgé fit don de terres situées sur la commune de Bâgé-la-Ville au chapitre de Saint-Vincent-de-Mâcon. A la fin du XIIe siècle, les chevaliers de l’Ordre de Saint-Lazare-de-Jérusalem prirent possession de ce domaine d’Aigrefeuille-en-Bresse. Cette maison est considérée comme l’un des plus anciens établissements de l’Ordre.

 

 

 

 

 

B_g__la_Ville_chapelle_d_Aigrefeuille_6La chapelle, de plan rectangulaire et voûté en arc brisé, et construite entièrement en carrons savoyards, était dédiée à saint André.  
B_g__la_Ville_chapelle_d_Aigrefeuille_5

 

 

 

 

 

 

B_g__la_Ville_chapelle_d_Aigrefeuille_4Le carron est un  type particulier de brique beaucoup plus épaisse et massive que la brique «traditionnelle». Sa technique remonte à l’époque romaine. Ce matériau fut privilégié dans la Dombe, à la fois pour sa résistance aux chocs et au gel mais également pour sa fabrication facile et sa mise en œuvre rapide, les carrières de pierre n’existant pas dans la région.  Ainsi, Les carronnières étaient situées près des lieux d’extraction. Le carron, beaucoup utilisé entre le XIIe et le XVIe siècle, servit pour les constructions militaires, l’architecture religieuse et les constructions de maisons et de châteaux.

 

 

 

 

 



B_g__la_Ville_chapelle_d_Aigrefeuille_8Au fil du temps, les bâtiments de la commanderie disparurent, sauf la chapelle. 

 

 

 

 

 

 

 

B_g__la_Ville_chapelle_d_Aigrefeuille_2Au début du XVIIe siècle, elle fut rachetée par une famille protestante, les Passin, qui la firent démolir en partie (le clocher fut détruit et la cloche portant l’inscription « Sancte Lazare, ora pro nobis » disparut).

 

 

 

 

 

 

B_g__la_Ville_chapelle_d_Aigrefeuille_1Elle fut restaurée par le commandeur François Meigret de Hauteville en 1696. Elle fut définitivement sauvée de la ruine et restaurée en 2008 par l’Association des « Amis du Site, Bâgé Culture et Loisirs ».

 

 

 

 

 



La légende



B_g__la_Ville_chapelle_d_Aigrefeuille_LazareL’autel fut longtemps surmonté d’une statue de saint Lazare, objet d’un pèlerinage existant déjà au XVIIe siècle et qui a perduré jusqu’en 1960 environ.  La statue serait partie d’elle-même pendant la Révolution, et serait revenue prendre sa place la tourmente apaisée. On venait à Aigrefeuille de toute la Bresse et du Mâconnais, pour la guérison des enfants malingres et la conservation du lait des nourrices. On prélevait sur place de la poussière que l’on mettait dans les biberons. Parfois, les mères laissaient le lange d’un nourrisson en ex-voto, où inscrivaient une prière sur l’enduit même des murs.

 

 

 

 

 

 

« Richesses Touristiques et Archéologiques du Canton de Bâgé-le-Châtel », ouvrage publié par l’Association des « Amis du site de Bâgé-le-Châtel », 1990

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Saint-Martin de Replonges


Replonges__glise_Saint_Martin_1Le village de Replonge, villa Rinplongio puis Replungium (du latin ripa, « rive, berge » et longa, « longue »), situé au carrefour de plusieurs chemins très anciens et proche de la Saône, porte les traces d’une occupation humaine dès le Néolithique. Une statue de la déesse Epona fut retrouvée à la Madeleine.

 

 

 

 

 

Replonges__glise_Saint_Martin_7L’occupation du site se poursuivit durant la période gallo-romaine, et c’est en 910 que l’on voit apparaître le premier texte citant le village, chef-lieu de l'Ager Respiciacensis. L’église de Replonges, dédiée à saint Martin, fut construite à la fin du XIe siècle, en 1096, à la suite d’un vœu fait par le seigneur du Molard.

 

 

 

 

 

Replonges__glise_Saint_Martin_20Dépendant de Saint-Vincent de Mâcon, elle ne comportait qu’une nef et un chœur.

 

 

 

 

 

 

 

Replonges__glise_Saint_Martin_11Elle fut agrandie au XIIe siècle d’une chapelle en surélévation, puis au XV de deux chapelle supplémentaires de chaque côté de l’avant-chœur et d’une nef latérale nord.

 

 

 

 

 

 

Replonges__glise_Saint_Martin_16Au XVIIIe, la nef latérale sud, voûtée d’ogives, fut terminée.

 

 

 

 

 

 

 

Replonges__glise_Saint_Martin_8Le clocher, démoli pendant la Révolution, fut reconstruit en 1810.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Replonges__glise_Saint_Martin_18En 1828, le chœur primitif fut démoli et remplacé par un plus grand, et en 1837, la voûte devint plafond cintré, qui lui-même fut enlevé lors de la restauration de 1974, laissant la charpente à double étage apparente et mettant à jour des ouvertures romanes en plein cintre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Replonges_Retable_St_Martin_1Un bas-relief du XIIIe siècle, représentant saint Martin à cheval partageant son manteau avec son épée, fut enchâssé dans le mur de la nouvelle sacristie afin de le protéger des intempéries.

 

 

 

 

 

 

 

Replonges__glise_Saint_Martin_6aEn 2005, la nef sud fut remise dans son état antérieur.

 

 

 

 

 

 

 

Replonges__glise_Saint_Martin_19La travée du chœur est surmontée d’une coupole sur trompes.  

 

 

 

 

 

 

 

Replonges__glise_Saint_Martin_2Le portail roman sans tympan précède une galonnière démolie en 1974 et reconstruite en 2005.
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Replonges__glise_Saint_Martin_4Surmontant la colonne de gauche, le chapiteau présente une figure d’homme. De sa bouche sortent des rinceaux. A droite, le chapiteau ne présente que des végétaux stylisés.
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Replonges__glise_Saint_Martin_13Personne ne parle de la petite porte percée dans le flanc nord de l’église. Pourtant, elle montre ce que l’on pourrait prendre pour un orant, levant ses mains au ciel. Ses yeux regardent le cosmique, mais ses doigts sont repliés vers la terre, le tellurique.
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Replonges__glise_Saint_Martin_22A l'intérieur, une statue de la Vierge à l'enfant date du XVe siècle. Elle ornait un petit sanctuaire champêtre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Replonges__glise_Saint_Martin_17Quelques statues des fermes de la paroisse sont rassemblées sur le mur ouest : un Christ en croix du XIIIe, unhe pleureuse et un homme se tordant les cheveux du XIVe.


 

 

 

 

 

 

 

 

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La chapelle de la Madeleine



Replonges_la_Madeleine_2La tradition dit qu’elle fut édifiée sur l'emplacement d'un ancien oratoire dit du « Bon arrivoir », où les voyageurs avaient coutume de se recueillir après avoir traversé sans problèmes la « Prairie», souvent inondée par les rues de la Saône. Existant déjà au XVIe siècle, elle était située sur un des chemins de Compostelle partant de Vézelay. Tombée en ruine, elle fut restaurée et rendue au culte en 1675. Elle possède un plan rectangulaire, un chevet plat, un clocher carré et des murs en pierres jointées.

 

 

 

 

 

 



« Richesses Touristiques et Archéologiques du Canton de Bâgé-le-Châtel », ouvrage publié par l’Association des « Amis du site de Bâgé-le-Châtel », 1990
http://replonges.fr/

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16 septembre 2012

Alès, historique



Al_s_5Alestum dériverait de deux mots celtiques : Al, la hauteur, et Es, région ou territoire. Alais, que l’on rencontre parfois, est un ancien nom employé après 1629 à la suite d'une erreur du secrétaire du roi Louis XIII.

 

 

 

 

 

 

Al_s_vieux_2aAlès fut l'un des berceaux des mines de charbon des Cévennes, exploitées depuis le XIIIe siècle.

 

 

 

 

 

Al_s_RegordaneLa ville est située sur ce que l’on appelait le chemin Regordane (de Gourd : vallée profonde), tracé par la faille des Cévennes, génératrice de nombreuses sources. Ce chemin, reliant le Puy-en-Velay à Saint-Gilles-du-Gard au XIVe siècle, fut emprunté depuis toujours par les animaux, puis par les hommes.

 

 

 

 

Al_s_9L'homme justement semble avoir fait son apparition dans les environs d’Alès il y a 200 000 ans, mais les vestiges restent rares. A l'époque glaciaire, les grottes de la colline de l'Ermitage servirent d’abri.

 

 

 

 

 

Al_s_4Caïn tua Abel, et les chasseurs cueilleurs nomades furent remplacés par les sédentaires. Vers -500, les Celtes Ligures s'y installèrent, puis les gaulois Volques Arécomiques. La province Narbonnaise devint romaine vers -121. Les habitants se répandirent dans la vallée.

 

 

 

 

Al_s_plan_1a

La ville fut envahie par les Wisigoths, puis par les Maures. Alès, devenue région franque, était gouvernée par le comte de Toulouse. L'origine de l'église Saint-Jean-Baptiste se situe vers l'an 900. Vers 1118-1120, les Templiers s'installèrent dans la commanderie Saint-Antoine, à l'emplacement du futur évêché. Saint-Jean fut brûlée lors de la guerre entre le comte Raymond V de Toulouse et le roi d'Aragon, puis reconstruite en style roman.

 

 

 

 

 

 

Al_s_6La Regordane et le développement industriel d'Alès mirent la ville au premier plan. En 1629, Louis XIII assiégea la ville, alors haut-lieu de la résistance protestante, qui capitula après neuf jours. Le dimanche 17 juin 1629 au matin, Alès se rendit.

 

 

 

 

 

Al_s_vieux_6aUn fort de type Vauban fut bâti après la révocation de l'édit de Nantes sur un point haut de la vieille ville, à l'emplacement des anciens châteaux des seigneurs afin d'y installer une garnison au milieu de la zone tenue par les protestants. Puis le XIXe siècle apporta la prospérité à la ville, grâce aux mines de charbon et de fer.

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Alès, l'Ermitage



Al_s_faille_1La colline de l'Ermitage n'a aucun rapport géologique avec ses voisines : c'est une partie de la chaine jurassique des Cévennes soulevée et déplacée par les failles (faille des Cévennes) pendant l'ère tertiaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

Al_s_Ermitage_1Serait-ce pour cette différence qu'elle fut choisie comme lieu sacré par les hommes ?

 

 

 

 

 

 

 

Al_s_Ermitage_5Les premières traces dans les grottes de l'Ermitage de la culture Néolithique, en - 2 500 (grotte Bonnaud), démontrent que leur utilisation fut aussi funéraire. Puis un sanctuaire celtique occupa le haut de la colline.

 

 

 

 

 

Al_s_3aLes gaulois Volques Arécomiques construisirent au Ve siècle avant notre ère autour du sanctuaire un oppidum.

 

 

 

 

 

Al_s_plan_4bL’oppidum, d’un périmètre de 900 mètres environ, avait la forme d’un polygone irrégulier épousant les diverses fluctuations du terrain. Les remparts étaient formés de gros blocs calcaires.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Al_s_Ermitage_8Une citerne, qui existe toujours dans la cour du monastère, fut creusée dans le rocher (sous la fontaine actuelle), et un puits qualifié de « funéraire fut découvert en 1844.

 

 

 

 

 

 

Al_s_Ermitage_22La position stratégique du site entre le monde romain et la Gaule libre, puis la Pax Romana permirent à un village de se développer sur les pentes est, basé sur les échanges commerciaux (présence de nombreuses pièces, de Nîmes, de Marseille, d'Auvergne...).
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Al_s_1aLes fouilles de 2008 mirent à jour une mosaïque de 36 m² datant de -50. Elle était peut-être posée dans un lieu de culte associé à une divinité dont la statue s'élevait au sommet de la colline. L’oppidum devait être très important car ce type de mosaïque se rencontre habituellement dans des centres politiques urbains majeurs tels que Marseille, Nîmes ou Narbonne.

 

 

 

 

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Al_s_mosaique_1Le pavement était composé d'une frise de swastika avec carrés pointés, entourant des panneaux décorés d'animaux (aigles et poissons), ainsi qu'une frise de rinceaux (feuilles de vigne), entourant elle-même le panneau central composé de postes (vagues) et de motifs géométriques carrés et triangulaires.

 

Al_s_Ermitage_7L'ermitage Saint-Julien-des-Causses, dépendance du prieuré de chanoines Augustins de Saint-Germain-de-Montaigu, prit la suite au XIe siècle.

 

 

 

 

 

 

Al_s_Ermitage_10Il était destiné aux moines devenus vieux. Mis à mal durant les guerres de Religion, en 1561, il fut abandonné jusqu'en 1675, date à laquelle un ermite, frère Jean Salomon, vint s'y installer.  

 

 

 

 

 

Al_s_Ermitage_9En 1718, le frère Esprit Boyer, de l'ordre des Carmes, releva les ruines du monastère et agrandit les bâtiments.

 

 

 

 

 

 

Al_s_Ermitage_6Il fut vendu comme bien national pendant la Révolution et se transforma en résidence d'été.

 

 

 

 

 

 

Al_s_Ermitage_18En 1872, il redevint propriété de l'évêché, fut restauré et consacré à la Vierge Marie qui avait protégé la ville du choléra.
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Al_s_Ermitage_2La chapelle prit le nom de Notre-Dame des Mines. En 1874, la statue en fonte, haute de plus de 5 mètres, fut donnée et mise en place par les forges d'Alès.
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Al_s_Ermitage_11En 1936, une cloche de bronze baptisée Marie-Jeanne-Joséphine, vint remplacer Marie-Alexandrine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Al_s_Ermitage_20La chapelle, de plan très simple, ne possède plus de roman que son abside en cul de four et le chœur.
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Il existe une crypte, dans laquelle se trouve un ancien puits, mais je n’ai pu y accéder.

Al_s_Ermitage_plan_1a

http://notredamedesmines.webnode.fr/
http://www.cnrs.fr/inshs/recherche/UMR5140.htm

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Alès, la cathédrale Saint-Jean-Baptiste



Al_s_18L'origine de l'église Saint-Jean-Baptiste se situe loin dans le temps. Tout d’abord temple gallo-romain, puis église carolingienne édifiée au VIIIe siècle.L'église romane fut partiellement détruite au XIIe lors de la guerre entre le comte Raymond V de Toulouse et le roi d'Aragon.

 

 

 

 

 

Al_s_12L'église gothique fut construite par les moines bénédictins de Cendras au XIIIe, rasée en 1622 par les Protestants, reconstruite en 1663.

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Al_s_vieux_5ajpgDevenue cathédrale en 1694 par la volonté du roi Louis XIV, la nef fut reconstruite au XVIIe siècle, le chevet et les collatéraux au XVIIIe.  

 

 

 

 

 

Al_s_14Il ne reste de roman qu’une partie de la façade ouest, partiellement cachée par le clocher-porche, tour fortifiée avec chemin de ronde, construit en 1430.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Al_s_17Sur sa partie basse, à gauche, figurent des rainures étalons des mesures en usage à Alès au XIIe siècle : l’aune (ou brasse) = 1,46 m, la toise (ou canne) = 1,94 m et l’arpent = 2,08 m.

 

 

 

 

 

Al_s_16A droite, la pierre tombale de maitre Bernard Dorlac, prêtre en 1251.

 

 

 

 

 

 

 

Al_s_19Si l’extérieur fait actuellement l’objet d’une restauration, l’intérieur est d’une tristesse à toute épreuve et en très mauvais état.

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14 septembre 2012

Saint-Julien-de-Pistrin


Saint_Julien_de_Pistrin_2La chapelle romane de Saint-Julien-de-Pistrin fut bâtie sur les fondations d’une ancienne construction gallo-romaine. Pistrin provient du latin Pistrinum, meule, moulin ou boulangerie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Julien_de_Pistrin_5Plusieurs périodes de constructions se remarquent dans les pierres la composant, et l’étude archéologique a démontré qu’une première restauration eut lieu au XIIe siècle. La chapelle est mentionnée pour la première fois en 1241.
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Saint_Julien_de_Pistrin_4Elle fut abimée lors des guerres de religion et restaurée encore une fois au commencement du XVIIe siècle. C’est à cette époque que fut rajoutée au nord une chapelle rectangulaire. La toiture fut exhaussée au-dessus de la corniche primitive.

 

 

 

 

 

Saint_Julien_de_Pistrin_3Le clocher, édicule en forme d’arcade, fut restauré en 1681.
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Saint_Julien_de_Pistrin_1La façade ouest ne comprend pas de porte mais deux fenêtres l’une au-dessus de l’autre. La porte à double archivolte extérieure se trouve sur la façade sud.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Julien_de_Pistrin_8L’abside en hémicycle comporte deux fenêtres percées à une hauteur inégale, l’une au sud, l’autre dans l’axe de la nef, à l’est. La corniche est décorée d’ornements géométriques grecs et de grains d’orge.

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Julien_de_Pistrin_9aC’est dans cette chapelle que fut sculptée une tête particulière que nombre de gens prennent pour le Diable.

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Julien_de_Pistrin_Saint_Symphorien_de_Boussargues_1aNe serait-elle pas plutôt liée aux templiers voisins, ceux de la commanderie de Boussargues, dont il reste la chapelle Saint-Symphorien, à laquelle Saint-Julien ressemble étrangement ?  Peut-être un Baphomet ?

 

 

 

 

 

 

http://saintjuliendepistrin.free.fr/Historique.html
http://patrimonioblog.blogspot.fr/2011/03/patrimoine-s-sabranais-lecrin-saint.html

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La symbolique du Baphomet

Baphomet_2Ce que l'on ne connait pas, on le craint. C'est ainsi que le Baphomet devint la représentation du Diable, au même titre que la lame XIII des Tarots.



 

 

 

 

 

 

 

Saint_Merry_aLe plus connu, celui de Saint-Merry à Paris, n'est pas à proprement parler un Baphomet, représenté généralement en buste, avec les mains supportant la tête, une tonsure, des cornes, des ailes et tirant la langue. Ici, nous avons plus à faire avec une symbolique alchimique classique. Rien d'étonnant, dans ce quartier où les Templiers, Nicolas Flamel et Dame Pernelle ont déhambulé.









 

 

Baphomet_006Ce qui est étonnant, c'est que cette église, à la place du Christ en majesté que l'on rencontre le plus souvent sur les frontons, ou de Marie pour les églises qui lui sont consacrées, porte cette figure hermaphrodite, symbole de la Sagesse. En effet, il me semble que la meilleure traduction, parmi les nombreuses proposées, reste celle de l'étymologie arabe, « bafè,  “immersion”, et metis, “sagesse”, donc à la lettre “baptême de sagesse”, donc pas d'idole barbue mais la représentation symbolique d'une opération ésotérique apprise par les Chevaliers du Temple en Orient. »










 

Baphomet_003aFulcanelli nous en dit : « Baphomet vient des racines grecques Βαφεύς , teinturier, et μής , mis pour μήν , la lune ; à moins qu’on ne veuille s’adresser à μήτηρ, génitif μητρός , mère ou matrice, ce qui revient au même sens lunaire, puisque la lune est véritablement la mère ou la matrice mercurielle qui reçoit la teinture ou semence du soufre, représentant le mâle, le teinturier,-Βαφεύς – dans la génération métallique. Βαφή a le sens d’immersion et de teinture. Et l’on peut dire, sans trop divulguer, que le soufre, père et teinturier de la pierre, féconde la lune mercurielle par immersion, ce qui nous ramène au baptême symbolique de Mété exprimé encore par le mot baphomet . Celui-ci apparaît donc bien comme l’hiéroglyphe complet de la science, figurée ailleurs dans la personnalité du dieu Pan (tout, universel) image mythique de la nature en pleine activité… »





Saint_Germain_l_Auxerrois_40A Saint-Germain l'Auxerrois, à Paris, sainte Genevieve tient un cierge qu’un petit diable placé au-dessus d’elle s’efforce de souffler. Un ange souriant, un flambeau au poing, est prêt à rallumer, s’il s’éteint, le cierge de la sainte. A moins que le diable, qui ressemble fort à un Baphomet templier, ne lui transmette la parole du savoir...

 

 

 

 

 

" Le Baphomet est en effet l'emblème des Templiers. Signe de reconnaissance des "pauvres soldats du Christ", il est aussi l'image synthétique de toute leur science et de leur tradition. La description du Baphomet est malaisée. Il rappelle le bouc par son visage cornu, mais aussi Satan. C'est la raison pour laquelle on accusé l'ordre de culte démoniaque. En réalité, la figuration externe nous paraît vouloir gauchir la présence pourtant indubitable de symboles, et dérouter l'attention profane. La tête de bouc représente un triangle dont la pointe est tournée vers le bas, signe de la puissance de l'esprit créateur.
Le nez a la structure d'un triangle qui, plus petit que le premier, est inscrit à l'interieur du visage, pointe en haut : il s'agit de la remontée initiatique de la créature qui possède en elle-même l'étincelle divine. Les deux cornes sises sur la base du grand triangle représentent l'autorité, la puissance. Moïse descendant de la montagne les porte sur son front. Une pierre cubique se tient sous le Baphomet." (Michel Mirabail)


BaphometJe rajouterai que les cornes sont symbole de connaissance et de lumière (Le visage de Moïse en fait lançait des "rayons", terme mal traduit par la vulgate par "corne"...), que triangle du nez + triangle du visage donnent l'étoile à 6 branches symbole de la sagesse, que la tête du baphomet est soutenue par ses mains, c'est à dire que l'esprit doit être soutenu par le physique, le matériel. De plus, il porte la tonsure des moines, avec toute la symbolique du chakra coronal. Ses oreilles sont grandes et ouvertes, il écoute le monde et ses leçons. Il tire la langue, symbole du verbe. Il porte des ailes, symbole de l'envol, d'allègement, de libération, de passage au corps subtil. Il porte la barbe, symbole de courage et de sagesse.

 

 

 

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