Brancion_plan_2aLe col de Brancion se situe à la croisée de routes très anciennes, l’une reliant d’est en ouest Tournus à la vallée de la Grosne, et un chemin nord /sud qui suit la ligne de crête.

 

 

 

 

 

 

 

Brancion_2Le village de Brancion, situé sur l’éperon rocheux surplombant la vallée de la Grosne, fut habité dès l’Âge du Bronze.

 

 

 

 

 

 

Brancion_Grotte_du_Four_de_la_Baume_aDes traces d’occupation humaine du Paléolithique supérieur (- 40 000 / - 12 000) furent retrouvées dans la grotte du Four-de-la-Baume, à quelques mètres au nord, et c’est à La Chapelle-sous-Brancion, aux pieds du promontoire, que furent retrouvées les plus anciennes: quelques outils de l’homme de Neandertal, datant du Paléolithique moyen (-250 000/- 28 000).

 

 

 

 

Brancion_menhir_12Les tribus celtes laissèrent aussi leur empreinte, comme au Champ de la Fa avec le menhir de Pierre-Levée. De vieilles coutumes sont restées de nombreuses années: Brancion organisait la fête des Feux celtiques, liée à la célébration du solstice d’été et tombée dans l’oubli fin XIXe. Elle fut remise à l’honneur dans les années 1920, jusqu’en 1960. Le bûcher, surmonté d’un coq fixé sur une hampe, était constitué de fagots confectionnés lors de la taille des haies et mis de côté jusqu’au jour de la fête. Les feux étaient allumés d’Alésia à Gergovie en passant par Bribacte, le feu de Brancion étant allumé juste après celui du Mont Saint-Vincent.

 

 

 

 

 

 

Brancion_La_Chapelle_sous_Brancion_3Les gallo-romains ne laissèrent par contre que peu de vestiges sur le plateau, malgré la présence de villae importantes en contrebas, des deux côtés du col. Il reste les fondations de la résurgence de la source de la Barbette, dont le nom proviendrait de la racine celte « Barb », comme dans bourbeux ou barboter.

 

 

 

 

 

Brancion_1C’est à partir du VIe siècle, d’après les fouilles, que le bout du promontoire, sanctuaire primitif, prit une vocation funéraire. Ce n’est peut-être pas pour rien que l’esplanade est encore dénommée le "Paradis".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Brancion_3Le château, situé sur un monticule plus élevé, et séparé de la crête voisine par un large fossé taillé dans le rocher, n’est cité qu’à partir du Xe siècle (944). C’est plus à cette époque un bâtiment de pouvoir civil qu’un bâtiment défensif. Rectangulaire, il mesurait 22 mètres sur 11.

 

 

 

 

 

Brancion_6Au XIIe siècle, date de la reconstruction de l’église, il fut agrandi avec un donjon, une tour et des logis. Deux tours rondes prirent place au XIIIe.

 

 

 

 

 

Brancion_Jocerand_aParmi les seigneurs de Brancion, Etienne fut abbé et général de Cluny en 1230. Josserand III partit avec saint Louis lors de la VIIe croisade et mourut en 1250 à la bataille de Mansourah. Les dettes s’accumulèrent et le dernier seigneur en date, Henri Gros, fils de Josserand, vendit le château au duc de Bourgogne Hugues IV en 1259.


 

 

 

 

 

Brancion_7Le village se développa.

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Brancion_9Au XVe siècle fut construite la halle, près de l’antique puits. Elle possède encore un toit en laves (du patois "lever la pierre") et une charpente en châtaignier. Pour les connaisseurs, elle est basée sur les dimensions du quadrilatère solsticial du lieu.
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Brancion_12Les poteaux qui la supportent sont rainurés, ce qui permettait d’y installer des étals lors des marchés.  Ils reposent sur des pierres dont quatre sont de simples cylindres et quatre des remplois de bases et de chapiteaux gothiques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Brancion_5Lors des guerres de Religion, en 1594, le bourg fut pris et le château assiégé. De cette période datent les traces d’incendie, de destructions partielles des bâtiments, et du remblaiement du fossé d’entrée. Puis le château fut vendu pendant la Révolution comme bien national.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Document de L'IRAP; Archéologie en Bourgogne n°14
http://www.tournugeois.fr/fr/a-voir/les-eglises-romanes/eglises-romanes.htm