28 avril 2012

L’église Sainte-Croix de Champeix

 

Champeix_19Champeix est une jolie petite ville sur les bords de la Couze Chambon. Son nom vient du latin "Campellis", qui signifie "petit champ". L’endroit fut habité depuis fort longtemps, en témoigne la pierre levée néolithique, le menhir de Pierre-fiche sur la commune de Ludesse à quelques kilomètres.

 

 

 

 

 

 

 

Champeix_2aA partir de 1225, la seigneurie et le château du Marchidial, possédant son église Saint-Jean et son presbytère, devinrent l’une des résidences des dauphins d’Auvergne. Le village, où se tenaient d’importantes foires et marchés, se dota d’une enceinte.

 

 

 

Champeix_5Au XVIe siècle, après être passée aux mains des Bourbons, la seigneurie est vendue à un habitant d’Issoire, Thomas Boyer, seigneur de Saint-Cirgues. A noter qu’au XVIIIe siècle, elle sera entre les mains de deux femmes remarquables : la marquise de Rupelmonde, égérie de Voltaire, et Madame de Tourzel, gouvernante des enfants de Louis XVI.

 

 

 

 

Champeix_3L’église paroissiale Sainte-Croix fut construite au XIIe siècle sur la rive droite de la Couze Chambon, sur l’emplacement d’un ancien couvent de moines Camaldules. L'ordre Camaldule est un ordre religieux fondé par Romuald de Ravenne (saint Romuald) en 1012 à Camaldoli en Toscane, sous la règle de saint Benoît. Les moines camaldules allient la vie commune de travail et de l'office bénédictin à l'érémitisme. Ils portent l'habit blanc et la barbe pleine.

 

 

 

 

 

 

Champeix_8L’édifice comprend une nef voûtée en plein cintre de quatre travées. Seule l’abside semi-circulaire couverte d’un cul de four reste romane.
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Champeix_9Les bas-côtés voûtés d’ogives furent rajoutés au XVe siècle.
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Champeix_6Le portail la façade nord du transept fut refait au XVIIIe, conservant un ancien linteau roman pentagonal réunissant les symboles de la trinité : la  main de Dieu (père), l’agneau (fils) et la colombe (esprit-saint). Il conserve l’inscription « Tres trinum signant, Pollex, Peccus, atque Colomba »

 

 

 

 

Champeix_14Le clocher, construit en 1890, a remplacé celui d’origine, probablement démoli lors de la révolution.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Champeix_15Rien de tout ça n’est très original. Mais l’église de Champeix possède quelque-chose de très particulier qui n’est que rarement compris.

 

 

 

 

 

 

 

Colonnes_du_TempleAu départ d’une construction de sanctuaire, le maitre d’œuvre trace un cercle (symbole du ciel) à partir d’un point central (symbole du créateur), point de réunion des différentes énergies. Il place son gnomon, ou bâton, au centre du cercle. Puis il marque sur le cercle l’ombre de son bâton, au lever et au coucher du soleil aux solstices d’hiver et d’été, ce qui lui donne le quadrilatère solsticial (variant en fonction de la latitude du lieu).

 

 

 

 

Champeix_20C’est par rapport au cardo et au décumanus que se calcule la position des « colonnes du temple », que l’on retrouvera bien visibles dans les sanctuaires romans d’Auvergne, comme à Notre-Dame-du-Port de Clermont-Ferrand, ou à Volvic par exemple. La première colonne, au sud, fonctionne avec le soleil et agit avec la matière, le conscient, le masculin. La deuxième, au nord, reçoit les énergies de la lune et anime la psyché, le subtil, le féminin. Portes symboliques, elles marquent l’entrée dans le véritable sanctuaire, la limite entre les parties tellurique et cosmique, entre le profane et le sacré.


 

Champeix_17A Champeix, ces colonnes, qui n’ont aucune utilité autre que symbolique (elles ne supportent aucun arc, aucune voûte), sont présentes. Cerise sur le gâteau, leur nom est gravé dessus. Je vous présente Jakin (Jachin) et Boaz (Boot), qui délimitent l’entrée du chœur.
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26 avril 2012

Heume-l’Église



Heume_l__glise__glise_Sainte_Anne_10Difficile de trouver Heume-l’Église, même avec un bon GPS et une carte. Les travaux sur les routes empêchent toute rationalisation du trajet. Mieux vaut s’armer de patience. Difficile aussi de trouver un historique de l’endroit, les informations que je vous communique seront donc assez succinctes.

 

 

 

 

 

Heume_l__glise__glise_Sainte_Anne_9Sur la route, avant d’arriver au village, une petite fontaine indique que l’eau est présente sur ce sommet d’origine volcanique où est perché le bourg (présence d’orgues basaltiques vers la falaise en contrebas). En 1260, le village s’appelait Oysme (de Oxama en celte, Ux-o, le plus haut), devenu aujourd’hui Heume-l’Église pour ne pas le confondre avec Heume-le-Franc.

 

 

 

 

 

 

 

Heume_l__glise__glise_Sainte_Anne_11Au XVe siècle, il était déserté, les habitants ayant fui les conflits dans la riche Limagne. Petit à petit la population est revenue, pour atteindre difficilement les 100 âmes de nos jours. L’église paroissiale Sainte-Anne fut construite à la fin du XIIème siècle, annonçant le gothique.
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Elle fut remaniée de nombreuses fois, comme en témoigne le plan dessiné par l’architecte Emile Mallay qui la rénova en 1862.

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Heume_l__glise__glise_Sainte_Anne_16L’ancien clocher-peigne et la première travée disparurent, remplacés par une tour-clocher. Le plan reste le même, deux nefs rectangulaires voûtées d’ogives à chevet plat, séparées par une ligne de piliers.
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Heume_l__glise__glise_Sainte_Anne_15Sainte-Anne possède 24 chapiteaux à feuilles d’eau des XII et XIIIème siècles. Mais son véritable trésor reste sa statuaire.
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Heume_l__glise__glise_Sainte_Anne_saint_LoupUn saint Loup du XVe siècle en bois polychrome, une sainte Anne et la Vierge en arkose peinte du XVe également.
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Heume_l__glise__glise_Sainte_Anne_2Et nous voilà devant l’objet de ma visite : une vierge romane en majesté du XIIe siècle. Notre-Dame d’Heume-l’Église fait partie des plus belles vierges du Puy-de-Dôme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Heume_l__glise__glise_Sainte_Anne_8Sa polychromie à dominante rouge et verte traditionnelle, ses grandes mains, sa taille et sa posture, sa longue tunique à plis réguliers, l’étole sur les épaules ne laissent aucun doute sur sa fonction de vierge noire.
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Heume_l__glise__glise_Sainte_Anne_20Elle ressemble étrangement à celle de Moussages, Notre-Dame des Claviers.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Heume_l__glise__glise_Sainte_Anne_1Aucune information sur cette statue ne nous est parvenue, ni sa légende. Moussages, qui lui ressemble comme une sœur, fut retrouvée quand à elle près d’une fontaine. Notre-Dame d’ Heume-l’Église procède aussi de l’eau.

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23 avril 2012

L’église Saint-Priest de Volvic



Volvic_5Volvic, ville construite sur la coulée de lave du volcan de la Nugère, est mentionnée pour la première fois dans les écrits de Sidoine Apollinaire, évêque de Clermont au Ve siècle.

 

 

 

 

 

Volvic_29Saint Priest (Prix, Projet, Proejectus), évêque du VIIe siècle, fondateur de nombreux monastères (comme le couvent de bénédictines à Marsat) et auteur de nombreux miracles, y fut assassiné en 674.

 

 

 

 

 

 

 

 


Volvic_15Son successeur, Avit II, lui fit construire une église sur un ancien oratoire dédié à saint Jean-Baptiste et créa un monastère bénédictin. Le culte de saint Priest (fêté le 25 Janvier) et la présence des reliques de saint Austremoine fit se développer l’abbaye : l’enceinte monastique s’étendit sur 5 hectares.

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Volvic_1La première église fut pillée au VIIIe siècle par les Sarrasins et les Normands. Au Xe siècle, Volvic est citée comme chef-lieu de la vicomté du château de Tournoël, propriété du comte d'Auvergne, qui surveillait Riom, capitale marchande et judiciaire de Basse-Auvergne, et l'abbaye royale de Mozac.

 

 

 

 


Volvic_19En 1094, l’abbaye de Volvic devint prieuré de l’abbaye de Mozac placée sous la mouvance de Cluny. L’église Saint-Priest fut reconstruite par Guillaume de Bezac au XIIe siècle en arkose, les mines d’andésite (pierre de Volvic) n’ayant été crées qu’au XIIIe siècle.

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Volvic_21Elle fut restaurée et agrandie au XVe par Raymond de Marcenat, abbé de Mozac. En 1868, la nef et les bas-côtés en pierre de Volvic furent reconstruits en style néo-roman par l’architecte Aymon Mallay.

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Volvic_8Il ne subsiste à l’heure actuelle de l’édifice roman que le chevet, le chœur, le déambulatoire et les trois chapelles rayonnantes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Volvic_4Au sommet du massif barlong se dresse la statue de saint Priest, très appréciée. Le pignon de la chapelle nord du déambulatoire est surmonté d’une antéfixe carrée avec des motifs de feuillage découpés selon les diagonales, peut-être un vestige de l’église carolingienne.

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Volvic_17A l’intérieur, la partie du XIXe ne porte pas d’intérêt si ce n’est quelques statues comme celle de Notre-Dame de l’Arc.

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Volvic_20En calcaire polychromé, datée du XIVe siècle, elle fut sauvée à la révolution par un enduit de plâtre la dissimulant. Elle était située sur le trumeau de l’église Notre-Dame de l’Arc détruite en 1864.

 

 

 

 

 

 

 

 


Volvic_31Deux dalles carolingiennes en arkose, datant du VIIIe siècle, sont scellées dans le mur du déambulatoire. L’une, fragment de chancel, représente une croix, l’autre un fragment d’autel. 

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Volvic_28A leur côté, une vitrine abrite une épée en fer de l’époque de saint Priest, une statue du saint, des calices, ciboires, patènes et autres reliques.

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Volvic_24De chaque côté de la chapelle axiale du chœur sont exposées les statues de saint Verny, patron des vignerons, et de saint Sébastien, patron des archers. Une grille en fer forgé du XIIe siècle abrite la châsse de saint Priest.

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http://www.volvic-tourisme.com/html/sites/eglise_st_priest.htm
http://www.auvergne-centrefrance.com/geotouring/villages/pdd/volvic/volvic.htm
http://jean.dif.free.fr/Chatover/Tourno1.html

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Les chapiteaux



Volvic_23De chaque côté de l’entrée du chœur se tiennent deux culots représentant des têtes d’hommes supportant deux grosses colonnes. Ce sont les deux colonnes du temple, qui marquent l’entrée du véritable sanctuaire, sas entre les parties tellurique et cosmique.
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Volvic_37Le choeur nous présente 3 chapiteaux historiés et trois chapiteaux feuillus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

volvic_chapiteaux_4L’un d’eux représente le donateur, Guillaume de Bezac, accompagné d’un moine, tenant tout deux une colonne. Un ange (ou un homme réalisé) tient un compas posé sur un globe terrestre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

volvic_chapiteaux_10Sur le tailloir court une inscription : « Incipit donalia sanct Pre(je)cti  que fecit Guillelmes de Bez() pro anima sua et conj(jugis) » : c’est pour son âme et celle de son épouse que Guillaume de Bezac entreprend de construire le sanctuaire de saint Priest.

 

 

 

 

 

volvic_chapiteaux_2Un autre est appelé les « vertus de saint Priest » : y sont représentées la justice (balance, symbole du juste milieu, entre matière et esprit), la tempérance (bouclier posé à terre, symbole de la maitrise de soi et de l’engagement personnel, la lance touchant la terre et le ciel),

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volvic_chapiteaux_11la force (livre fermé : connaissance divine, et deux doigts levés vers le ciel, deux autres repliés vers la terre, symbole d’une activité) et l’humilité (homme portant poignard et épée, symbole de la puissance active et de la lumière de la connaissance).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Volvic_27Le troisième est celui des évangélistes. Comme ils sont représentés avec des ailes, souvent ils sont confondus avec des anges. Mais ce sont bien Jean, Luc, Mathieu et Marc, qui, grâce à leurs ailes, peuvent atteindre le ciel, la partie cosmique, tout en gardant leurs pieds posés sur terre, la partie tellurique.

 

 

 

 

 

volvic_chapiteaux_1On remarquera que c’est sur la figure de Jean (et pas sur la tête à Mathieu), celui dont l’attribut est l’aigle (qui peut regarder le soleil), qu’un rayon de lumière se pose. Les 4 visages sont tournés vers les points cardinaux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

volvic_chapiteaux_3Ils sont accompagnés de trois chapiteaux à feuilles de chélidoine, symbole de l’accès à la lumière. Au milieu des feuilles, des fleurs, puis des fruits : nous progressons jusqu’au centre du chœur, point d’unification.

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volvic_chapiteaux_5Sur les chapiteaux adossés nous allons retrouver les griffons buvant au calice, les centaures

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Notre-Dame de la Garde



Volvic_2La statue de 5,50m de haut, sculptée par frère Gamaliel, directeur de l'école d'architecture de Volvic et ses élèves, est posée au sommet du puy de la Bannière depuis 1861. Elle fut réalisée grâce au don d’une habitante de la ville.

 

 

 

 

 

Volvic_3En 1869, les arcades d’une chapelle gothique (adjacente à l’église Saint-Priest) aujourd’hui détruite, ont été réutilisées pour abriter l’autel en porphyre, pesant 13 tonnes. Un pèlerinage très fréquenté y a lieu le dernier dimanche de mai.

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22 avril 2012

Notre-Dame d’Andance


Andance_3aLes Helviens, peuple gaulois du Vivarais, donnèrent son nom au village : le mot gaulois "ande" désignant un gué. C’est sur le plateau du Châtelet, colline dominant Andance, que l’on trouve les premiers vestiges d’une occupation des lieux. Il est fort probable que les Helviens y construisirent leur premier temple.

 

 

 

 

Andance_5Un peu plus tard, l’endroit fut fréquenté par une colonie phocéenne. Les anciens marseillais apportèrent des idées nouvelles et mirent en place les premiers échanges commerciaux, favorisés par la présence du Rhône. Les romains, après leur victoire sur les Allobroges en -121, y installèrent une imposante villa, au carrefour des voies anciennes. L’ancien lieu de culte gaulois devint peut-être un mithraeum comme à Bourg-Saint-Andéol, puis un temple dédié à Diane, fréquenté jusqu’au IVe siècle.

 

 

Une légende raconte qu’au Ier siècle, les corps de trois martyrs, Pomponia, Uraniée et Agathon, accostèrent à Andance dans une barque en pierre. A ce moment là, d’une source se mit à couler une eau ayant le pouvoir de guérir les paralytiques et d’aider les mourants à trouver leur voie.

Andance_4Trois croix furent érigées en leur honneur au sommet du Châtelet, qui devint nécropole chrétienne. La nouvelle religion fit son œuvre et s’implanta définitivement, peut-être appuyée par la visite de saint Martin au IVe siècle.
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Andance__glise_11Vers la fin du XIe siècle, un prieuré dépendant de la Chaise-Dieu fut installé, le bourg entouré d’un mur d’enceinte.
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Andance__glise_18L’église actuelle, dédiée à Notre-Dame et dont le style indique le passage du roman au gothique, fut construite par Gilles de Pommier en 1260. Elle fut terminée par Bertrand du Colombier, natif d’Andance et prieur claustral à la Chaise-Dieu.

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Andance__glise_13Le chœur fut doté d’une voûte ogivale à nervures, où figurent ses armoiries.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Andance__glise_4Le prieuré d'Andance, détaché de l'Abbaye de la Chaise Dieu, fut uni en 1542 au collège des Jésuites de Tournon. En 1568 et en 1575 il fut pillé par les huguenots. L’église fut rénovée grâce à l’aide de saint Jean-François Régis, envoyé par les jésuites du collège de Tournon en 1624 pour sa première mission.

En souvenir, la Confrérie du Saint-Sacrement fit édifier un porche de quatre colonnes où figure la statue du Saint.

 

 

 

 

 

 

Andance__glise_8Sur la façade ouest, au centre du fronton, se tient la statue de Dieu le père. Il tient un globe dans sa main.

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Andance__glise_6Il est entouré de saint Pierre, portant les clés, et de saint Luc, portant son évangile fermé.

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Andance__glise_1aDe chaque côté de Dieu, un aigle semble accompagner Luc, alors qu’une…. chouette, debout devant une pomme de pin, se tient du côté de Pierre et ses clés. Même si ces sculptures datent d’une période où la symbolique n’était plus ou très peu comprise, ce fait reste étonnant.

 

 

 

 

Andance__glise_10Le clocher-porche à flèche fut remanié et terminé au XIXe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

Andance__glise_9A ses pieds, une ancienne croix en pierre où figurent les têtes des trois martyrs, Pomponia, Uraniée et Agathon.

 

 

 

 

 

 

Andance__glise_19Dans l’église, une niche abrite le trésor : une croix des mariniers. Ces croix, décorées des instruments de la passion, disparurent avec la fin de la batellerie traditionnelle sur le Rhône en 1830. Elles étaient bénies et dressées à la proue des embarcations, et avaient pour vocation de protéger l’équipage. Lors des processions, elles étaient fixées sur la première barque du convoi, dite barque capitaine, celle du patron. C’est pour cette raison qu’elles ont aussi appelées  croix « patronales », « croix de confrérie » ou croix « d'équipage ».

 

 

 

 

 

 

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Un autre trésor, la vierge noire, Notre-Dame d’Andance, digne successeur de Diane, qui se partage avec la chapelle Saint-Bosc. C’est une petite statue d’environ 45 cm de hauteur, assez récente, imitation de Notre-Dame du Puy. Les habitants disent qu’elle fut cachée pendant la révolution par un habitant du hameau de Saint-Bosc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://jardindesprit.forumgratuit.org/t801-andance-en-ardeche-au-bord-du-rhone

http://www.medarus.org/Ardeche/07commun/07comTex/andance.htm
« Cévennes terre de lumière » A la découverte du patrimoine vivarois

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La chapelle Saint-Barula de Saint-Bosc

 

Andance_Saint_Bosc_5Sur la route d’Andance à Sarras, près du hameau de Saint-Bosc, se dresse une petite chapelle. La pancarte indique une chapelle du Ve siècle, mais la bâtisse semble plus conforme avec l’architecture du XIe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Andance_Saint_Bosc_9Elle fut remaniée au XIXe siècle : le chœur, appareillé en petits moellons romans, fut entièrement remonté. Elle fut restaurée encore une fois au début du XXIe.

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Andance_Saint_Bosc_4aPerdue au milieu des vignes et des vergers avec son petit clocher-mur, elle est dédiée à saint Barula.

 

 

 

 

 

 

 

Andance_Saint_Bosc_bBarula (ou Barral, Barallah, Boral, Bot) fut martyrisé en 303 à Antioche, lors des persécutions de Dioclétien contre les chrétiens. Ce garçon de 7 ans fut pris au hasard dans la foule qui assistait au jugement de saint Romain. Il confirma qu’il n’y avait qu’un seul dieu, et pour cela fut décapité. Romain et Barula sont fêtés le 18 novembre. C’est la déformation de Barula en Bôt puis Bosc qui donna son nom au hameau.

 

 

 

 

 

 

 

Andance_Saint_Bosc_6Cette chapelle fut l’objet d’un très vieux pèlerinage. Des fouilles au XIXe siècle permirent de retrouver les vestiges d’un site gallo-romain à cet endroit. Il me semble d’ailleurs renifler un édifice plus ancien près du mur sud de la chapelle, un sanctuaire probablement.

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Chaque année au 1er mai, lors de la fête de saint Joseph travailleur (instaurée d’après le sanctoral post Vatican II, en 1969), la vierge noire d’Andance est transportée dans la chapelle, en remerciement. C’est en effet un habitant de Saint-Bosc qui sauva la statue de la tourmente révolutionnaire.
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La Sarrasinière



Andance_la_Sarrasini_re_1Presque en face de la chapelle Saint-Bosc se dresse une ruine énigmatique, totalement incongrue dans le paysage, coincée dans un verger entre la nationale 86, la voie ferrée et le Rhône.
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Andance_la_Sarrasini_re_5Longtemps la tradition populaire l’attribua aux sarrasins (d’où son nom), les archéologues y ont vu un trophée élevé par Quintus Fabius Maximus Allobrogicus à la suite de sa victoire de  – 121 face aux Allobroges, mais les dernières fouilles de 1916 puis de 1971 ont permis d’émettre une théorie bien différente :

 

 

 

 

 

 

 

Andance_la_Sarrasini_re_6ce serait un petit mausolée, appelé colombarium, un tombeau familial destiné à conserver les urnes cinéraires. Il daterait du Ier siècle, et serait en relation avec le domaine situé au hameau de Saint-Bosc. Mon ressenti penche pour cette hypothèse, avec l’assurance qu’il na pas été implanté au hasard.

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Andance_la_Sarrasini_re_3L’entrée se faisait par le côté ouest, par une porte d’environ 2 m de large, entourée de deux niches. A 4,80 m de hauteur se trouvait une plateforme en demi-cercle, devant abriter un groupe de statues.  

 

 

 

 

 

Andance_la_Sarrasini_re_11Le monument ne porte plus les plaques de pierre calcaire qui devaient recouvrir sa surface, ni sa couverture. Il mesure actuellement 10,13 m de long, 6,76 de large et 9 de haut, pour une surface de 70 m². Le socle portant l'édifice mesure 11,70 m par 8 et la hauteur d’origine devait atteindre les 12 m. Au centre des murs nord et sud se trouvait une seule niche destinée à recevoir une statue.

 

 

 

 

 

 

 

Andance_la_Sarrasini_re_8La façade principale à l’est, qui regardait le Rhône et la voie romaine, porte les traces d’une ornementation monumentale. Elle était percée de trois niches carrées séparées par des pilastres, surmontées par une large architrave et couronnée d’un attique (partie supérieure qui vient couronner une construction, qui porte souvent sur les façades l'inscription de dédicace et qui accueille souvent des statues).

 

 

 

 

 

 

Andance_la_Sarrasini_re_2Le côté opposé s’arrondit à l’intérieur en forme d’abside. Au centre de la partie arrondie se trouve une niche agrandie par les dégradations volontaires ou non, qui devait recevoir les urnes. En-dessous, une trouée laisse entrevoir une possible crypte, à moins que ce ne soit les restes du passage d'un chercheur de trésor.
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Andance_rusicade_columbariumLe seul monument que j’ai retrouvé ressemblant à la Sarrasinière et datant de la même époque se trouve sur la route de Stora à l’ancienne Rusicade, en Algérie, appelée actuellement Skikda. Cet endroit était une ancienne colonie phénicienne, romanisée et consacrée à Vénus.

 

 

 

 

 

 

«  Le monument gallo-romain dit la Sarrasinière à Andance » d’Yves Burnand
http://www.patrimoine-ardeche.com/visites/sarrasiniere_n.htm
http://skikda.boussaboua.free.fr/skikda_histoire_02_antiquite.htm

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14 avril 2012

L'église Saint-Ours



Saint_Ours_1On ne connaît pas précisément la date de la première construction de l’église de Saint-Ours. Elle est de style roman, sans doute commencée au XIIe siècle et modifiée au XIIIe.

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Ours_9Le bâtiment, d’aspect modeste, marque bien, par le mélange harmonieux de l’arc brisé et de l’arc en plein cintre, la transition entre le roman et le gothique.

 

 

 

 

 

 

Saint_Ours_6L’atmosphère qui règne à l’intérieur de l’église est douce, chaleureuse et très féminine, enveloppante.  

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Saint_Ours_7Le village et son église portent le nom de saint Ours qui, selon la légende, implanta dans la région de la Limagne les premiers moulins, figurant sur les armes de la commune. La fête du saint y est fixée au dernier dimanche de juillet.

 

 

 

 

 

Saint_Ours_12Le nom du saint patron a aiguisé ma curiosité, et je suis allée chercher plus d’informations sur lui. Tout d’abord, ours, étymologiquement, viendrait de l’indo-européen hrtkos, qui a donné riksa en sanscrit, arsa en vieux perse, arktos en grec, puis ursus en latin.

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Ours_14Le peu que j’ai trouvé sur la vie du saint parle d’un homme natif de Cahors dans le Lot, ayant reçu le don de faire des miracles. Il vivait au VIe siècle, devint moine et partit en Berry où il fonda trois monastères : Toiselay (Tausiriacum), Heugnes (Onia), et Pontivy ou Pontigny (Pontiniacum). Puis il se rendit en Touraine, où il fonda Sennevières, qu'il laissa à la garde de son compagnon saint Léobat (ou Laubais), puis Loches où il construisit le premier moulin à roue. Il eut à faire à Sichlaire, favori d'Alaric roi des Visigoths, qui voulait s’emparer du moulin. Grâce à un miracle, il put le conserver pour ses moines.

 

 

 

 

 

Saint_Ours_3Quand à la symbolique de l’ours, elle est bien plus étoffée. Chez les Celtes, l’ours représente la force et le pouvoir temporel des rois. Il forme un couple avec le sanglier, symbole du pouvoir spirituel des druides. Sur les chapiteaux romans, il représente l’éveil des forces primitives de la vie, mais aussi de l’éveil spirituel, vers une pleine conscience.

 

 

 

 

Saint_Ours_10Mais au départ, il est la représentation de la force du féminin sacré, comme en témoigne la déesse-mère Artio, reliée à l’Etoile Polaire et aux constellations de la Petite et de la Grande Ourse.
L’antique culte de l’ours (on a retrouvé une sépulture où le squelette d’un homme est accompagné de celui d’un ours dans le Périgord, datant de – 80 000 ans) est lié aux rites de passage et aux initiations : une ancienne légende raconte que l'ours expulse les âmes des morts qu'il porte dans son ventre en émettant un pet à son réveil de l'hivernation.

 

 

 

Saint_Ours_13Féminin, nocturne et ténébreux, l’ours est lié à la lune. Les grecs le firent accompagner Artémis (dont la racine art ne laisse aucun doute), sœur d’Apollon, dieu du soleil.

 

 

 

 

 

 

Saint_Ours_5Au moyen-âge, les anciennes fêtes païennes de début février (réveil de l’ours) et de début octobre (hibernation) furent reprises par le christianisme et transformées en Chandeleur (fête de la lumière et Purification de la Vierge Marie) et peut-être en Toussaint pour la deuxième, période des anciennes Bacchanales.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Ours_2L’ours est devenu chez les alchimistes, par le fait qu’il habite une caverne et qu’il représente par là l’obscurité, le symbole du premier état de la matière. Il peut donc être apprivoisé, passant de l’inconscient à la pleine conscience.

 

 

 

 

 

Saint_Ours_8Avec tout cela, il semblerait fort que Saint-Ours ait été le vecteur d’une tradition bien plus ancienne, celle de la grande déesse-mère initiatrice. Ce que j’ai retrouvé dans ce qui se dégage de l’église.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Les Petits Bollandistes, Vies des saints » de l’abbé Paul Guérin, tome 9 page 28
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ours_dans_la_culture

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13 avril 2012

Notre-Dame de l'Assomption de Marsat



Marsat_1L’étymologie de Marsat viendrait de "mar "et "ac" en langue d’oc, " lieu où l'eau coule en abondance". Ou de Martialis, Martiacus, Marsacum ou encore oratorium Marciacense, l’oratoire de saint Martial. Marsat porte le plus ancien titre marial de France.

 

 

 

 

 

Marsat_3Marsat est un village construit sur une ancienne coulée de lave, où en effet les sources sont abondantes. Il n’est pas étonnant qu’en cet endroit un culte de la déesse des eaux se soit développé, repris par la suite par le christianisme.

 

 

 

 

 

Marsat_Notre_Dame_5

La première mention d’un oratoire dédié à la vierge remonte à l’histoire de saint Martial (un des sept évêques envoyés de Rome en Gaule en mission d’évangélisation vers les années 250). Martial aurait fondé un premier sanctuaire et l’aurait doté de précieuses reliques ayant appartenu à Marie, dont la ceinture qu'elle perdit lors de son assomption.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marsat_Notre_Dame_6Au Ve siècle, Sidoine Apollinaire parle du village comme de Martialis. Puis Grégoire de Tours mentionne Marsat entre 537 et 590 dans son "De gloria martyrum". Il y fut le témoin d’un miracle :


« "In Oratorio Marciacensis domus, Virginis Reliquiæ continentur." On conserve de ses reliques dans l'oratoire du monastère de Marsat, en Auvergne. Je m'y rendis à l'époque de la fête afin d'y célébrer les vigiles. Comme je me dirigeais vers l’oratoire, par une nuit obscure, je vis de loin se projeter par les fenêtres une vive clarté, telle qu'auraient pu la produire une quantité de lampes et de cierges. Je m'approchai de la porte, pensant que quelques personnes pieuses nous avaient devancés pour dire les vigiles. Je frappe, personne ne répond ; la porte était fermée à clef et tout plongé dans le silence. Qu'ajouterai-je ? J'envoyai vers le gardien chargé de fermer, pour qu'il cherchât la clef et qu'il ouvrît. En l'attendant et pendant que, restés dehors, nous allumions un cierge, la porte s'ouvrit d'elle-même. Nous entrons, et tout à coup la noire fumée de mes péchés, je suppose, dissipa la clarté que nous admirions du dehors, car elle s'éteignit à l'apparition de notre cierge. Je ne puis m’expliquer cette clarté autrement que par la vertu de la glorieuse Vierge. »

Marsat_clo_tre_2Au VIIe siècle, Saint Priest, évêque de Clermont, avec l’aide du comte d’Auvergne Genest, fondèrent un monastère de femmes chargées de veiller sur les reliques. Il est mis en relation étroite avec l’abbaye de Mozac, et comme elle, placé sous la règle bénédictine. La légende raconte qu’en 916, la vierge protégea le village de l’invasion normande.

 

 

 

 

Marsat_clo_tre_13En 1095, le monastère est rattaché à Cluny, à la suite de Mozac. S’ensuit une période de prospérité, due aux pèlerinages et aux processions : il accueillit jusqu’à 60 moniales. Plusieurs rois de France y vinrent honorer Notre-Dame.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marsat_clo_tre_5La construction de l’église des moniales commença au XIe siècle. Au XIIe et XIIIe siècles, les religieuses devant rester cloitrées sans rapport avec l’extérieur, une seconde nef fut construite à côté pour les paroissiens.

 

 

 

 

 

Marsat_clo_tre_12Louis XI en 1465 fit un don de 50 livres tournoi par an, afin que l’on puisse y célébrer une messe quotidienne en l’honneur de la vierge à qui il attribue sa victoire sur les partisans de la ligue des biens publics. Au XVIe siècle la population s'étant fortement développée, la nef consacrée aux religieuses fut cédée à la paroisse et des ouvertures furent pratiquées, donnant à l'église son aspect actuel.

 

 

 

 

Marsat_clo_tre_7En 1631, la grande peste épargna Marsat, ce qui fut attribué à la Vierge. Le monastère déclina alors jusqu’à la révolution où il fut partagé en 39 lots : les bâtiments conventuels et le cimetière servirent de carrières de pierre, le jardin fut transformé en cour commune. A l’heure actuelle ne subsiste du prieuré que la porte d’enceinte, l’espace claustral dont les colonnes ont disparu au début du XXe siècle et l’église Notre-Dame.

 

 

 

 

 

 



L’église



Marsat_planElle comporte deux nefs accolées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marsat_7La plus ancienne, au nord, date du Xe ou XIe siècle. Elle est prolongée par un chœur à chevet plat du XIIe, où se trouve Notre-Dame de Marsat, la vierge noire.

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Marsat_9Dans une niche sont exposés des pièces d’orfèvrerie religieuses, comprenant une croix reliquaire dite de la Sainte-Epine (qui protège en son centre une épine de la couronne du Christ) et ses deux chandeliers d’époque Louis XIII, les couronnes offertes par les fidèles pour le couronnement de la Vierge en 1939, des petites statues de bois, une Pieta.

 

 

 

 

 

 

 

Marsat_Notre_Dame_1Dans la chapelle du rosaire une vierge romane en majesté du XIIe siècle, peut-être une copie de la première.

 

 

 

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Marsat_8Dans la nef, un « atlante » supporte une colonne. Sa figure est très lunaire.

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Marsat_10Suspendue à la voûte, une roue de cire votive, la « roda ». C’est à la suite d’un vœu remontant à l’époque de l’invasion des normands en 916 que les habitants, en témoignage de leur reconnaissance, brûlaient chaque année une longueur de cire égale à la circonférence de la ville.

 

 

 

 

 

Marsat_16La roue était déposée sur deux pierres à l’entrée du sanctuaire, avant d’être brûlée. Cette coutume se transmit avec beaucoup de régularité jusqu’à la révolution, le dimanche de juin qui suit la saint Amable. De nos jours, le pèlerinage a lieu le soir du premier samedi ou l'après-midi du premier dimanche du mois de mai.

 

 

 

 

 

Marsat_17La roue en bois que l’on voit, d’un poids de 22 livres, date du XVIIIe siècle, le fil de cire actuel de 1939. La roue de cire actuellement suspendue dans la nef nord, date de 1792, le fil de cire actuel date de 1939, il a été changé pour la cérémonie du couronnement. On retrouve semblables coutumes  coutume à Moulins, Montpellier et Montferrand.

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Marsat_13La deuxième nef, au sud, romane du XIIIe siècle à l’origine et voûtée en berceau, fut refaite en 1440 en style gothique avec des voûtes en croisée d’ogives. Le chœur de forme octogonale fut reconstruit après sa destruction en 1364.

 

 

 

 

 

Marsat_6A l’entrée, un bénitier réalisé dans un ancien chapiteau.

 

 

 

 

 

Marsat_2Le portail, dont les colonnes et chapiteaux datent du XIe siècle, fut déplacé vers 1625 lors de la réunification des deux nefs. La croix en pierre de Volvic date du XVe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marsat_4Le clocher octogonal fut reconstruit en 1785 et portait une flèche de 16 m de haut, détruite en 1794.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le cloître


Marsat_clo_tre_3Daté de la première moitié du XIIIe siècle, il n’en reste que deux faces de la galerie voûtées d'arêtes, la salle capitulaire et les jardins.

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Marsat_clo_tre_1Les galeries restantes comportent des baies géminées dont les arcs en plein cintre reposent sur des doubles colonnettes formées de fûts cylindriques couronnés de chapiteaux à crochets. Les bases des colonnettes sont ornées de griffes.
 

 

 

 

 

 

 

 

Marsat_clo_tre_6Quelques vestiges se retrouvent dans les maisons alentours.

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La vierge noire


Marsat_Notre_Dame_12La statue actuelle est l’une des plus belles vierges noire en majesté d’Auvergne. Sculptée dans un tronc de noyer, elle mesure 80 cm de haut et date du XIIe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marsat_Notre_Dame_7Comme la plupart des vierges noires, elle possède de longues mains.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marsat_Notre_Dame_8La cathèdre a disparu et les vêtements furent retouchés et dorés vers 1830, époque où elle fut restaurée et transformée en vierge noire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marsat_Notre_Dame_3Cette vierge noire surprend. Bien cachée dans la partie nord de l’église, à l’abri des rayons du soleil, on la découvre au dernier moment. Et c’est alors que sa magie opère.  

Marsat_Notre_Dame_7a

 

 

 

 

 

 



Marsat_Notre_Dame_5bhttp://www.samarsat.com/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marsat
http://www.sitesclunisiens.org/article.php?sid=150
http://www.notredamedessources.com/V2/relais/imagesmarsat/Marsat5.jpg

 

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