Saint_Bertrand_de_Comminges_Lugdunum_Convenarum_16Ce que l’on appelle la croisée des chemins fut de tout temps lieu sacré, placé sous la protection des dieux. Les sentiers parcourus par nos ancêtres du néolithique se sont croisés à Saint-Bertrand. Les gallo-romains n’oublièrent pas, qui firent du carrefour le caput viarum, le centre de leur ville et un sol sacré, le compitum.
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Saint_Bertrand_de_Comminges_Lugdunum_Convenarum_13Le monument à enceinte circulaire, destiné à matérialiser le centre sacré, fut édifié dans les années 10. Quatre voies romaines s’y croisaient, en provenance d'Agen, de Dax, de Toulouse et d'Espagne.

 

 

 

 

 

Saint_Bertrand_de_Comminges_Lugdunum_Convenarum_1Autour de ce centre symbolique fut construite très rapidement une ville dotée de ses principaux monuments publics : un temple au culte de l'empereur, des thermes publics, un marché, un théâtre, un forum.

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Saint_Bertrand_de_Comminges_Lugdunum_Convenarum_20Puis dans les siècles suivants et vers la périphérie, un amphithéâtre, un camp militaire, le port au bord de la Garonne.
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Saint_Bertrand_de_Comminges_Lugdunum_Convenarum_17Le monument à enceinte circulaire fut tout d’abord formé d'une base carrée posée sur une puissante fondation, supportant probablement une colonne sur son socle. L’enceinte, un muret ouvert à l'est couronné de chaperons en marbre, délimitant l'espace sacré où étaient déposées les offrandes, fut rajoutée un peu plus tard. Cet édifice  conserva sa fonction religieuse au moins jusqu'à la fin du IVe siècle, comme en témoigne la découverte d'une pièce de monnaie de 378.

 

 

Saint_Bertrand_de_Comminges_Lugdunum_Convenarum_22Pour ceux qui veulent plus d’informations et une description de chaque monument, c’est ici.

 

 

 

 

 

 

 

La basilique



Saint_Bertrand_de_Comminges_Lugdunum_Convenarum_2La basilique, l'une des plus anciennes églises chrétiennes de la Gaule méridionale connues, fut construite au Vesiècle (entre 420 et 430) sur un terrain auparavant occupé par une riche maison romaine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Bertrand_de_Comminges_Lugdunum_Convenarum_3Elle  s’inscrivait dans un ensemble architectural religieux, que l’on appelait aux premiers siècles, une domus ecclesiae. Desservant la ville basse, l'édifice était initialement composé d'une nef de 20 mètres de long et de 13,60 mètres de large, prolongée à l'est par un chevet plat. Il était pourvu d'annexes au nord et d'une large cour bordée d'un portique au sud.

 

 

 

 

Saint_Bertrand_de_Comminges_Lugdunum_Convenarum_8Au VIIe siècle, la nef fut prolongée vers l'ouest tandis qu'à l'est un chevet polygonal était installé au détriment d'une rue. Dans les annexes, et sous le sol disparu de ce grand bâtiment de 45 mètres de long, furent installées de très nombreuses inhumations, tombes et sarcophages, ces derniers étant encore en place.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Bertrand_de_Comminges_Lugdunum_Convenarum_9Taillés dans le marbre pyrénéen, ils affectent la forme d'une auge trapézoïdale et sont munis de couvercles à quatre pans inclinés. Ils se rattachent par leur typologie au groupe des sarcophages d'Aquitaine que les archéologues datent des Ve, VIe et VIIe siècles.

 

 

 

 

 

Saint_Bertrand_de_Comminges_Lugdunum_Convenarum_7L'église ne parait pas avoir souffert de la destruction de la ville haute en 585. Les inhumations ne cessèrent jamais sur le site. Lorsque l'édifice fut ruiné, il ne fut pas recouvert par une nouvelle construction et sa fonction s'est alors déplacée de quelques mètres, vers la chapelle romane de Saint-Julien et son cimetière qui succédèrent directement à la basilique antique.