Maguelone_61Peu accessible aujourd’hui pour des raisons de sécurité (comme d’habitude…) l’extérieur de la cathédrale se présente sous l’aspect d’une énorme bâtisse de pierre grise gardant les vestiges du système défensif détruit en 1632. Les murs supportent de puissants contreforts qui portaient jadis de grands arcs formant mâchicoulis, créneaux et chemin de ronde.
Des tours qui surmontaient à l’origine les croisillons du transept et qui flanquaient la façade ne subsistent plus que la tour de l’évêque à l’ouest, et celle du Saint-Sépulcre au nord. Les bâtiments du chapitre ont complètement disparu.





La façade ouest

Maguelone_24A l'origine, elle était divisée verticalement en trois parties par deux contreforts qui supportaient trois arcs brisés qui formaient mâchicoulis protégeant la porte et la fenêtre haute.
















Maguelone_23La tour dite de la chambre de l'évêque fut construite au XIIIème siècle contre la façade romane. Une seconde tour s'élevait au sud-ouest de la façade.












Le portail

Maguelone_25Le portail, qui s'ouvrait autrefois au fond d'un passage étroit prolongé par les deux tours, présente un tympan de facture déjà gothique, sculpté dans un marbre blanc antique au XIIIème siècle. 












Maguelone_28Le Christ en gloire est assis sur un trône cannelé. Sa silhouette massive, drapée à l’ancienne, s’inscrit dans une gloire polylobée. Il est entouré du tétramorphe : l’ange (Matthieu), l’aigle (Jean), le lion (Marc) et le bœuf (Luc), tenant de longs phylactères.  Une mince frange ondulée de nuages entoure la composition dont le style antiquisant et le réalisme dénotent l’influence tardive des ateliers de Saint-Gilles dans un esprit déjà gothique.










Maguelone_26Les deux bas-reliefs enchâssés dans les piédroits (représentant les saints patrons de la cathédrale : saint Pierre à droite et saint Paul à gauche) sont des fragments d'un tympan du début du XIIème siècle.
















Maguelone_27Ils appartenaient à l'origine à un grand tympan.


















Maguelone_31Les deux consoles qui supportent le linteau semblent de la même origine. Elles représentent également Pierre et Paul.
Maguelone_30
















Maguelone_linteauLe linteau, orné d'un rinceau d'acanthes stylisées, est également un remploi, daté de 1178. Il fut sculpté dans un ancien milliaire romain en marbre.


Texte de l'inscription du linteau :

+ AD PORTU(M) VITE : SITIENTES QUID(UE) VENITE / HAS INTRANDO FORES : COMPONIYE MORES : HINC INTRANS ORA : TUA SE(M)PER CRIMINA PLORA : QUICQ(UI)D PECCATUR : LACRIMAR(UM) FONTE LAVATUR.
Sur le bandeau vertical, à gauche :
+ B.(ERNARDUS) D. (E) III VIIS FECIT HOX + AN(N)O INC(ARNATIONIS) D(DOMINI) M.C.LXX.VIII. +

A ce havre de vie, venez, vous qui avez soif : en franchissant ces portes, corrigez vos mœurs. Toi qui entre ici, pleure toujours  tes fautes. Quel que soit ton péché, il est lavé par une fontaine de larmes.
Bernard de Tréviers a fait cela, en l'an de l'Incarnation du Seigneur 1178.

La chapelle Saint-Blaise

Maguelone_19Située sur le côté sud de la cathédrale, la chapelle Saint-Blaise fut réédifiée par Frédéric Fabrège en 1852. Il planta sur l’île, alors dénudée, de nombreuses essences méditerranéennes. En Le 15 juin 1930, lors du centenaire du poète Frédéric Mistral, une plaque commémorative fut apposée sur la vieille chapelle où Fabrège avait installé sa bibliothèque. On peut y lire le 1er couplet de la Respelido : 
Pour la Sainte Estelle de MAGUELONE, Le 27 Mai 1900, Frédéric MISTRAL fit retentir LA RESPELIDA ("LA RENAISSANCE")
"Nous autres en plein jour, Nous voulons toujours parler La langue du Midi Voici le Félibrige!"