22 février 2010

Le site mégalithique de La Tourette

La_Tourette_Villeneuve_1Le pays de Saint-Bonnet-le-Château fut habité dès l'époque néolithique. S'y sont succédés  celtes, romains et francs. Sur la commune de la Tourette, le hameau de Villeneuve nous accueille avec une croix monumentale datant du XVI ème siècle.
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La_Tourette_Villeneuve_18Dans cour de la ferme du château, un gardien prévient que des intrus viennent d'arriver... On comprend mieux l'histoire des oies du Capitole.
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La_Tourette_Villeneuve_17Sur la colline en face, au milieu des bois de chênes centenaires et de hêtres, se devinent des pierres erratiques. C'est par là que nous allons.
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La_Tourette_Villeneuve_16Le chemin descend dans le val vers le ruisseau de Villeneuve, et nous amène à un pont. En surplomb, la "Grosse Pierre". Selon la légende, les jeunes filles du pays devaient la faire tourner afin de se trouver un mari dans l'année. Peut-être est-elle liée à un ancien culte de la fertilité ?
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La_Tourette_Villeneuve_4Passé le pont, le chemin remonte pendant quelques dizaines de mètres : les pierres sont en vue. La plus connue s'appelle la "Pierre des sacrifices". Dommage que l'arrivée se fasse par le haut, la vraie entrée du site devait se situer tout en bas.










La_Tourette_Villeneuve_5Si vous descendez un peu, afin de voir la pierre d'en bas, une première surprise vous attend. En effet, un visage très lisible se dessine dans la roche. Il est pour moi très féminin, comme l'énergie qui se dégage de la pierre.
Sur le devant, une pierre de forme pyramidale semble présenter des lignes géométriques.
























La_Tourette_Villeneuve_6Au sommet se trouvent de larges cupules, des bassins. Que ce soit l'érosion ou la main de l'homme qui les ait taillées n'est pas vraiment un problème. Dès que l'on monte sur la pierre, on est déjà étourdi. Enfin, surtout les filles apparemment...
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La_Tourette_Villeneuve_8Plus haut, un autre groupe de pierres nous attend. Le bassin est présent au sommet.
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La_Tourette_Villeneuve_9Sous les pierres, une cavité naturelle ouverte nord-sud dégage une forte énergie qui vous colle à la paroi. Comme sous la pierre féminine.
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La_Tourette_Villeneuve_10Cette fois, le visage représenté est typiquement masculin.



























La_Tourette_Villeneuve_7bEntre les deux, un siège creusé dans une autre pierre semble attendre la mise en fonction de l'usine à énergie. Pour moi, c'est certain, elle travaille sur la fertilité, sur l'appareil reproducteur. Pas étonnant que les légendes s'en inspirent.
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La_Tourette_Villeneuve_12A mon avis, l'usine ne s'arrête pas là. Le nemeton, l'enclos sacré, devait se trouver plus haut, sur le sommet de la colline. Plusieurs pierres à cupules d'ailleurs semblent baliser le chemin...
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Encore tellement de travail afin de reconstituer ce qui fut, probablement, un très ancien lieu de culte.

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16 février 2010

Châteauvieux, Yzeron

Yzeron_098Avant d'arriver à l'église Saint-Jean-Baptiste, indiquant le hameau, une croix moderne remplace l'ancienne détruite en 1984.

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Yzeron_124aLa paroisse de Châteauvieux semble antérieure à celle d'Yzeron : l'église date du XIème siècle. En 1250, la villa et le prieuré appartenaient à l'abbaye d'Ainay qui nommait le curé. Ce n'est qu'en 1658 que Châteauvieux devint annexe d'Yzeron.
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Yzeron_081aLa chapelle est entourée de son ancien cimetière, devant lequel se trouvent trois tilleuls "Sully" âgés de plus de 400 ans et l'ancien puits.
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Yzeron_094aLe mur de l'ancien cimetière est surmonté d'une croix byzantine que l'on dit vieille de deux mille ans. Des environs de Lyon, c'est certainement la plus ancienne.
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Yzeron_084aUne petite cour devant la chapelle fait office de parvis, où deux pierres tombales sont placées à droite et à gauche du portail. L'une, en calcaire doré, sans décor, est sans doute celle de François de Talaru : par un testament daté de 1311, madame Hubert de Solognat voulait que les ossements de son époux, François de Talaru, fussent transportés, d'un tombeau situé devant l'église de Châteauvieux, dans le monastère d'Ainay où elle avait élu sépulture. L'autre, en calcaire blanc, est sans doute un réemploi d'une dalle romaine.






Yzeron_175Le tympan de la porte est entouré d'un arc en plein cintre formé de 16 claveaux concentriques. Il s'appuie sur un robuste linteau monolithe.












Yzeron_176aLe côté nord est aveugle : la porte, que l'on dit la plus vieille de l'édifice, fut murée il y a longtemps.


















Yzeron_093aAu sud, la chapelle est éclairée par 4 fenêtres d'inégales grandeurs : primitivement, les 4 étaient des petites ouvertures romanes en plein cintre dont il reste un seul spécimen, puis, l'éclairage étant insuffisant, deux furent agrandies et une autre baissée.
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Yzeron_101aLe clocher, carré, repose sur la croisée du transept.
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Yzeron_088aL'intérieur comporte une nef à trois travées, voûtée d'arêtes. D'après le plan primitif, les fermes de la toiture devaient se reposer sur des becs de corbeaux qui sont en saillie entre chaque travée. Chacune de ces travées est séparée par des piliers à arcatures en plein cintre le long des murs latéraux qui forment des contreforts intérieurs, les murs extérieurs étant unis et sans ressauts. On peut remarquer une déviation très nette de l'axe entre la nef et le choeur : le plan suit les anciennes failles et cours d'eau souterrains.












Yzeron_107Le chœur, voûté en berceau plein cintre, est carré. L'arc triomphal est surmonté aux 4 côtés d'une seconde voûte, superposée en arc de cercle, formant des arcs de décharge en forme de loculus.











Yzeron_180aDe chaque côté du maître autel, deux petites chapelles sans autel au chevet carré, éclairées d'une petite fenêtre taillée dans un seul bloc de pierre. Ces chapelles donnent sur un transept dont les arcades d'inégales hauteurs forment un curieux emmanchement de voûtes superposées.










Yzeron_118aLa pierre du maître autel fut découverte lors de la récente restauration de l'église en 1960 faite à l'initiative du Père Granjon alors curé de la paroisse d'Yzeron. Elle mesure 1m22 de longueur par 60 cm de largeur. Elle repose sur un pilier en pierre au milieu duquel se trouve enchassée une pierre ronde figurant  une ancienne croix  grecque pattée, d'époque romane, mais que l'on pourrait qualifier de celtique.                                             












Yzeron_116aLa poutre de gloire, très simple, en bois, porte l'inscription: "MA DOLEVR TE CONVIE A CORIGE TA VIE". Elle est surmontée d'un très beau Christ en bois (XVIIème siècle) d'une facture très naïve. Ce n'est pas un Christ souffrant mais un Christ souriant, rayonnant.
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Yzeron_132aLe sol, ancien, en grandes dalles de schiste, est conservé sur toute sa surface.


















Yzeron_181Le bénitier double, en granit, possède une petite vasque pour les enfants. La vasque supérieure porte la date 1669 et deux visages. L'un est souriant, l'autre, portant cornes (le savoir ?) grimace.
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Yzeron_120aPrès de l'absidiole droite, on remarque un catafalque de quarantaine en bois peint de façon très naïve. (Le catafalque désigne une estrade sur laquelle on place un cercueil lors d'une cérémonie funèbre)











Yzeron_153aLes trois statues en pierre représentant saint Étienne, saint Nicolas et sainte Anne, sont estimées du XVème siècle. Une autre statue de sainte Anne portant Marie qui elle même porte l'enfant, rarissime, se trouve à Polignac.
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Je n'oublierai pas de remercier notre guide,  et tous ceux qui se battent pour sauvegarder le sanctuaire : http://pagesperso-orange.fr/chapellechateauvieux/
L'accueil fut chaleureux et les discutions passionnées.

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Eglise de la Nativité de Saint-Jean-Baptiste de Ternand

Ternand_12Le site de Ternand, promontoire rocheux barrant la vallée de l'Azergues, fut occupé dès le néolithique : on y a retrouvé plusieurs silexs taillés. Les Celtes donnèrent son nom au village, l'appelant "Ter nan", "ter" signifiant trois et "nan" ruisseau. Puis les romains s'y installèrent, comprenant l'intérêt stratégique du lieu. Il fut même occupé par les arabes pendant la première moitié du VIIIème siècle. Au Xème siècle, les bénédictins y fondèrent un prieuré. Au XIIème siècle, Ternand devint propriété des archevêques de Lyon qui en firent une place forte.




Ternand_13En 1190, pour contrarier les projets de Guichard IV, sire de Beaujeu, Jean de Bellesmains (1182-1193), archevêque de Lyon, fit élever un mur d'enceinte autour de la cité. Il la transforma ainsi en une véritable forteresse qui verrouillait l'accès de la vallée, considéré comme vital pour la ville de Lyon. Du château médiéval, il ne reste plus que des vestiges, transformés à présent en jardin public.







Ternand_6En 1210, Renaud de Forez (1199-1226), successeur de Jean, bâtit un puissant donjon. Du haut de ses 31 mètres d'origine (il n'en fait plus que 17), on pouvait surveiller tous les environs et prévenir en cas d'attaque. Cela n'a pas empêché les troupes huguenotes du baron des Adrets d'envahir et de détruire une partie du village en 1562. Un pont-levis situé entre le donjon et le château donnait l'accès à la cité.
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Ternand_11L'église romane datant du XIIème siècle fut implantée au cœur du village. La nef date de 1682.

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Ternand_8Au dessus de l'entrée principale, on peut lire "Seigneur, j'ai aimé la décoration de votre maison" et Que si quelqu'un profane le temple de Dieu, Dieu le fera périr".
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Ternand_10Sur la droite se trouve une galonnière du XVème siècle (porche donnant accès à l'intérieur de l'église, servant autrefois aux funérailles des pauvres), typique des églises beaujolaises avec un toit de tuiles creuses reposant sur des colonnes de pierre.

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Ternand_2Sous le chœur aux chapiteaux carolingiens du XIème siècle, la crypte Saint-Benoît, sépulture gallo-romaine à l'origine, décorée sur toute sa surface de peintures à la détrempe d'époque carolingienne, fut découverte en 1948. Par mesure de protection, elles ne sont visibles que lors des journées du patrimoine.








Ternand_3"Les murs et la voûte de la crypte étaient entièrement peints, mais le décor a perdu beaucoup d'éléments et l'état sanitaire n'est pas stabilisé.
Le décor de la voûte représente sur toute sa surface le Christ en Majesté dans une mandorle, vêtu d'une tunique blanche et beige. Cette scène est complété sur le côté sud par des anges musiciens (à gauche, jouant de la trompette, et à droite, d'une harpe), entre ces deux anges, un séraphin. Aux quatre angles de la voûte, dans des médaillons, les quatre évangélistes. Seul Mathieu, au sud-ouest est identifiable. Il présente l'évangile ouvert sur sa poitrine et regarde vers la droite.



Ternand_4Au registre inférieur, du côté sud, on distingue un âne et un bœuf entourant un enfant emmailloté et la Vierge au premier plan : il s'agit de la Nativité. A côté de cette scène, on aperçoit une série d'apôtres. Sur le côté nord, on observe une composition identique ; la Fuite en Égypte et une autre série d'apôtres. Aux extrémités, du côté ouest, une Vierge voilée, en buste, dans un demi-cercle, tenant une olive et un rameau d'olivier. De la même manière, sur le côté est, un ange dans un demi-cercle.











Ternand_5De part et d'autre de l'entrée, à l'ouest, deux apôtres dont un tient un livre surmonté de deux personnages, à mi-épaule; En face, la même composition et au-dessus de la porte un personnage dans un demi-cercle. Dans l'embrasement de la baie est, à gauche, saint Grégoire le Grand, nimbé, avec la colombe de l'Esprit Saint, et un clerc avec un livre sous des arcs en mitre supportés par des colonnes."

Les photos d'intérieur sont tirées du site :
http://www.edelo.net/roman/images/rhone/ternand/photos.htm

http://www.ternandmedieval.com/index_bis.htm

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La chapelle Saint-Vincent d'Agny


Chapelle_Saint_Vincent_de_Saint_Laurent_d_Agny_B__45_La chapelle Saint-Vincent est l'une des plus belles que je connaisse, non pas parce qu'elle est dédiée au saint patron des vignerons, mais parce qu'elle vibre d'une manière incroyable. Elle est située à 490 m d'altitude, sur la commune de Saint-Laurent d'Agny.














Saint_Laurent_d_Agny_2aLe site était à l'origine un lieu de culte pré-celtique, comme en témoignent les pierres levées à l'ouest de la chapelle, et les pierres à cupules au sud.

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Chapelle_Saint_Vincent_de_Saint_Laurent_d_Agny__68_aLes celtes nous laissèrent deux croix gravées sur des pierres de part et d'autre de l'arête sud du clocher, sous le larmier. Les romains se sont installés là, avec le siège d'une importante villae. Le moyen-âge nous légua la chapelle, déjà citée au Xème siècle dans le cartulaire de Savigny.









ChEn octobre 1364, elle fut ravagée et profanée par les "tards-venus" avant d'être réconciliée le 31 mars 1365. Paroisse mère jusqu'au XIIIème siècle, elle devient en 1239 l'annexe de la paroisse de Saint-Laurent jusqu'en 1789. Clasée monument historique le 17 août 1945, elle fut restaurée en 1956.








L'extérieur

Saint_Laurent_d_Agny_088aL'abside repose sur un gros mur de soutènement orthogonal qui accroit l'élan vertical de l'édifice, situé à l'extrémité d'une plateforme rocheuse en granit.
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Saint_Laurent_d_Agny_072aLa nef est flanquée de contreforts : trois au nord et deux au sud, le troisième ayant été supprimé, qui viennent compenser la poussée latérale de la voûte en plein cintre. La porte d'entrée primitive, décentrée, est située sur la façade ouest. Elle est rectangulaire et surmontée d'un arc de décharge en briques soigneusement clavées.










Saint_Laurent_d_Agny_060aUne seconde porte a été percée à l'extrémité gauche de la façade sud, sous un arc de décharge existant, visible de l'intérieur. Egalement rectangulaire, elle est couverte d'un linteau en bâtière surmonté d'un arc de décharge en plein cintre, aux claveaux en briques et pierres blanches alternées et au tympan constitué d'un appareillage réticulé en provenance de l'acqueduc du Gier.













Saint_Laurent_d_Agny_064aLe clocher, reconstruit à la suite des dommages subis en octobre 1364, est constitué de deux appentis latéraux qui permettent de passer, à l'extérieur du plan barlong au plan carré.
Deux baies géminées en plein cintre garnies d'abat-son s'ouvrent sur chacune des 4 faces.
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L'intérieur

Saint_Laurent_d_Agny_057aLa nef rectangulaire unique est voûtée en berceau plein cintre. Chacun des deux murs latéraux comporte trois arcs de décharge compensant la poussée de la voûte.
















Saint_Laurent_d_Agny_014aUn Christ du XVIIIème siècle est situé au dessus du choeur, et sur le mur nord, une statue très abimée probablement de Saint Vincent.
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Saint_Laurent_d_Agny_022a Le transept est surmonté en son centre d'une coupole octogonale sur trompes et tablettes horizontales de facture romaine, celles-ci permettant de passer du plan carré du transept (domaine terrestre) à l'arrondi de la coupole (domaine céleste).
Les voûtes du transept non saillant sont en berceaux transversaux.







Saint_Laurent_d_Agny_002aA gauche, une statue de Notre-Dame de la Bonne Garde, du XVème siècle, a été classée monument historique.

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Saint_Laurent_d_Agny_020aA droite, deux statues de la fin du XVIIème siècle, sont celles des saints Abdon et Sennen, martyrs venant de Perse. Leur dévotion a été introduite en France au IXème siècle. (Nous retrouvons les reliques de saint Abdon dans un sarcophage miraculeux d'où suinte en permanence de l'eau. Il est à Arles-sur-Tech, dans les Pyrenées). Saint Abdon a été longtemps l'objet d'une coutume particulière : les jeunes filles souhaitant se marier devaient planter une épingle dans les pieds de sa statue.
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Saint_Laurent_d_Agny_009a L'abside semi-circulaire, en cul-de-four, est typique de l'art roman primitif. La chapelle est éclairée par 7 ouvertures : deux au nord, une à l'est, trois au sud et une à l'ouest (oculus).
L'autel actuel provient de l'église romane, à l'époque en ruines, du vieux bourg de Montagny. L'ancienne pierre d'autel est devenue la pierre de seuil de la porte sud.
(source : "Art roman, art gothique en pays Lyonnais", édité par l'APRAC)
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Etude géobiologique

Saint_Laurent_d_Agny_085aCette église se situe donc sur un site sacré immémorial. Rien d'étonnant à celà : nous y retrouvons le croisement de plusieurs réseaux telluriques, dont un d'un métal rare, et de cheminées cosmo-telluriques. A celà s'ajoute la présence d'un réseau sacré, celui des Saint-André, la reliant au Mont-Blanc que l'on aperçoit les jours de beau temps.
Un autre réseau la relie à l'église de Mornant. Plusieurs failles se retrouvent sous l'église, ainsi qu'une rivière souterraine artificielle se joignant aux naturelles. Le jourdain se retrouve après la pierre d'abaissement, et n'est pas indiqué par les piliers comme on le voit souvent.










Saint_Laurent_d_Agny_015aTout ce beau monde nous est indiqué par les pierres noires se trouvant à l'intérieur et à l'extérieur du bâtiment. Le point le plus élevé se trouve devant l'autel. La porte d'entrée primitive est décentrée afin de se trouver sur le réseau sacré des Saint-André.
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Saint_Laurent_d_Agny_071aIl semblerait que le lieu de culte primitif se soit situé en amont de l'église, sur le sommet de la montagne d'Agny, (colline Saint-Vincent qui se dénommait "Dagninus") là où se trouve actuellement la table d'orientation.










Saint_Laurent_d_Agny__092aEn contrebas, après avoir passé la porte de vie composée d'un menhir (masculin) et d'un dolmen (féminin), nous nous retrouverions dans la partie "térapeuthique" du lieu. L'église en fait partie, ainsi que les pierres à cupules.










Saint_Laurent_d_Agny_077aL'une d'entre-elles profite des énergies telluriques (croisement de plusieurs réseaux) et soulage les pelerins fatigués. Radical pour le mal de dos. D'ailleurs, les arbres répondent aux courants.

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Saint Laurent d'Agny, les mégalithes

Derriere la chapelle, en contrebas, on se retrouve au milieu d'un champ de pierres, dont certaines présentent des cupules. On trouve aussi une belle porte de vie, entre les rochers.2003_1120nana0026

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La basilique saint Martin d'Ainay, Lyon


Sur son emplacement fut construit le premier sanctuaire chrétien de Gaule. Une première chapelle fut édifiée en cet endroit au II ème siècle, sur un temple très ancien.saint_martin_d_ainay_001


Le confluent, entre Rhône et Saône, était une zone marécageuse parsemée d'iles. Après la période romaine, les premiers chrétiens construisirent vraisemblablement un monastère qui fut détruit plusieurs fois : par les Huns, les Vandales, les crues du fleuve, les Arabes....

Sabin, compagnon de Romain, aurait été abbé d'Ainay au début du V ème siècle. Salonius aurait restauré les bâtiments du monastère et lui aurait donné le vocable de Saint Martin. Anselme, abbé au VI ème siècle, aurait construit l'église saint Pierre pour remplacer saint Martin détruite.

L'abbaye est mentionnée à l'époque d'aurélien au milieu du IX ème siècle.

Enfin, la nouvelle abbaye fut construite et consacrée par le pape Pascal II, le 27 Janvier 1107. Amblard commence sa restauration au début du XII ème. Gauceran en achève la construction. Le pape Innocent IV réunit à Lyon sous le reigne de Saint Louis le concile qui excommunie l’empereur Frédéric II. Après six ans passé à Ainay, il reconnaît à l’abbaye 71 églises, abbayes et prieurés dispersés de la Bourgogne à la Provence, ce qui aida son essor.saint_martin_d_ainay_025(Une des photos représente la dédicace du pape, retrouvée sous le choeur en 1852)

A la renaissance, le monastère possède un port sur le fleuve, son abbé habite un palais, les moines disposent d’importants bâtiments conventuels, de deux cloîtres, d’un jardin, d’une vigne. En 1562, les troupes réformées du baron des Adrets détruisent de nombreux bâtiments. En 1600, Henry IV y séjourne à l’occasion de son mariage avec Catherine de Médicis. Louis XIII y passe quatre fois avec son ministre Richelieu, puis Louis XIV quelques années plus tard. La Révolution lui est fatale : palais des abbés rasé, bâtiments et terres vendues, église transformée en grenier.

Les clochers.

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Ses deux clochers sont caractéristiques de l’art roman. Le plus haut, au dessus de la façade, contient les cloches.Il se détachait en avant de l'église au XI ème siècle. J'ai mis plusieurs années avant de me rendre compte qu'un acrobate s'accrochait sur l'un de ses angles...

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L'acrobate représente le retournement, comme celui que l'on trouve par exemple avant de pénétrer dans l'église de Thuret.
"Il est le reflet de nous même, il nous permet d'acceder à notre propre image intérieure."
Il nous indique le chemin, et quand les énergies basculent, c'est à nous de trouver un nouvel état de conscience pour que "de simple pélerin nous puissions grandir en force, en sagesse et en gloire". saint_martin_d_ainay_087

L’autre est un clocher lanterne qui éclaire la croisée du transept; typique de la région Lyonnaise.saint_martin_d_ainay_004

Entre les fenêtres des 2e et 3e étages de la facade, la surface de la pierre est occupée par une croix de briques qui semble suspendue à un collier d’émail rouge et blanc. Sous ce collier, on distingue une frise comportant une quinzaine de sujets taillés en méplat et représentant des animaux symboliques, comme le lion, le griffon ou le cerf repris à l'intérieur.(Cernunnos).

Deux gardiens de chaque côté du porche d'entrée...

saint_martin_d_ainay_006saint_martin_d_ainay_007

Le volume intérieur de la nef est ample (34 m de long sur 17 m de large, bas-côtés compris). Remaniée de nombreuses fois au cours des siècles, la charpente primitive de la nef a été remplacée au XIXe siècle par une voûte. A cette même époque, les murs latéraux ont été percés d’arcs ouvrant sur des chapelles.

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Les colonnades de la nef rappellent les églises de 4e siècle. On devine pourquoi : Lyon avait été une capitale antique dont les ruines étaient loin d’avoir disparu. Pour construire une nef, il était tout simple de réutiliser les colonnes romaines qu’on avait sous la main. C’est ce qui explique l’originalité de cette église, peut-être unique en France.

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Les quatre monolithes qui supporte le clocher lanterne à la croisée du transept proviennent des restes du sanctuaire des Trois-Gaules dont l’autel était encadré par deux colonnes gigantesques que les gallo-romains avaient jadis fait venir d’Egypte. Ces deux colonnes furent sciées en deux, embarquées sur la Saône et hissées sur le chantier de Saint-Martin d’Ainay. saint_martin_d_ainay_043

Dans l'abside, des frises horizontales présentent des médaillons carrés ou circulaires, encadrés par des rinceaux. (1120-1135). Nous retrouvons ici notre ami le cerf, ainsi que le pélican, l'homme dont la bouche est le départ de ramures (voir symbolique dans Thuret).




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La basilique est en cours de restauration, c'est pourquoi je ne peux vous proposer les vues de la façade est...

Lyon_015aBon cette fois la restauration est faite, je vous propose quelques photos. Je dois dire qu'ils ont fait un travail extraordinaire, c'est magnifique...


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Chapelle Sainte Blandine d'Ainay

Au Sud-Est de la basilique, des passages ouverts au XIXe siècle donnent accès à la chapelle sainte Blandinesaint_martin_d_ainay_026

Un petit chœur domine une nef dont la voûte en berceau plein-cintre repose sur de solides piliers adossés aux murs latéraux. Le chœur, surélevé au-dessus d’une crypte de quelques mètres carrés,(VII ème siècle) est couvert d’une demi-coupole pourvue de deux trompes et décorée de colonnettes et de chapiteaux à entrelacs.(X ème siècle). saint_martin_d_ainay_027

Dans la crypte, le petit carré central, voûté d'arêtes, est agrandi de deux caveaux latéraux.

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La crypte était censée renfermer les reliques de Sainte Blandine contenues dans une caisse, ainsi que les ossements de saint Pothin et de ses compagnons.saint_martin_d_ainay_029

La mosaïque date de 1854, mais reste dans la tradition et nous rappelle que les énergies sont ici bien présentes.

Pour Georges Prat, c'est dans cette crypte que les énergies sont les plus fortes, et que se trouve une étoile énergétique  saint_martin_d_ainay_097

Etude symbolique de la basilique saint Martin d'Ainay

Pourquoi Ainay ?

Certains parlent d'athanacum, d'autres d'Ainacum ou d'Ageniacum. Il y a même une thèse rapprochant Ainay d'Athéna, déesse de la sagesse. Il semble que l'origine la plus probable soit celle d'Athanatos ou Athanoï au pluriel," l'immortel "en grec. Une autre explication fait dériver Ainay de es nao, vers le temple.

Belle entrée pour l'étude d'un lieu sacré...

Je me fie à  Georges Prat dans son livre "résonnances du sacré" pour l'étude géobiologique:

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Il y a présence d'un courant d'eau souterrain important dans l'axe de la nef principale, plus un courant d'eau parallèle sous chacun des bas-côtés, un dans l'axe de la chapelle sainte Blandine (comme nous l'avons vu précédemment) et l'autre dans l'axe de la chapelle Saint Joseph. Des courants d'eau secondaires, perpendiculaires aux premiers, se croisent sous les autels. Deux séries de failles viennent conforter le système. Présence de trois cheminées cosmo-telluriques.





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Tout au long de la visite, des chapiteaux nous rappellent la présence de ces énergies.








Les vitraux, bien que de facture récente, nous proposent  une bien belle vision de l'oeuvre...saint_martin_d_ainay_059saint_martin_d_ainay_060saint_martin_d_ainay_058 Nous allons retrouver le cheminement alchimique et toute sa symbolique.saint_martin_d_ainay_061

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Si Blandine fait office de Déesse-Mère, dans sa crypte souterraine, alors il nous faut trouver son parèdre, Saint Michel. Et bien nous n'avons pas loin à chercher...saint_martin_d_ainay_018 La chapelle Saint Michel se trouve à l'emplacement d'une ancienne chapelle dédiée à la vierge en 1107. Sa consécration date de 1690, mais il est là, flamboyant...saint_martin_d_ainay_084

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Eglise Notre-Dame d'Avenas

Extrait des "Archives historiques et statistiques du département du Rhône", Publié 1825 par J.M.Barret, copie de l'exemplaire de l'Université de Harvard par Google-books :

Avenas_120a"Avenas est situé à une lieue de Beaujeu : la route de Lyon à Autun passait, du temps des romains, par Avenas. Quelques traces de cette route subsistent encore près de Saint-Jean-d'Ardière. Au haut de la montagne, il existe des ruines d'un ancien monastère dont l'origine remontait au berceau du christianisme. La tradition rapporte que, dans la suite, les moines de Cluny ayant introduit la réforme dans l'ordre de Saint Benoit, plusieurs monastères l'adoptèrent, entre autres celui d'Avenas. On remarque dans l'église qui est sous le vocable de l'assomption de Notre-Dame, et qui dépendait du diocèse de Mâcon, l'épitaphe suivante : Hic jacet dominus Joannes Minet P. curatus hujus ecclesioe, qui obiit anno Domini MCCXCII (1292).

Avenas_123aSévert, dans son histoire, prétend que Louis , traversant nos provinces gouvernées alors par Balmundus, environ l'an 824, résolut de raser entièrement le château de Ganelon, bâti sur le sommet de la montagne de Torvéon, dans la paroisse de Chenelette, et que Charlemagne avait déjà fait détruire en partie.
Ce fut, suivant le même auteur, pour rendre grâces à Dieu de la victoire remporté sur Ganelon, que l'empereur fit bâtir l'église d'Avenas, dont il confia le service à des religieux de l'ordre de Saint-Benoit qui résidaient alors dans le même territoire, près de Foux ou Fouteau d'Avenas. Le bas-relief était destiné à conserver la mémoire de cet évenement dont Sévert place la date au 12 de juillet.
Le cardinal de Tournon, au nom du roi, vendit, par acte du 21 novembre 1537, à Guillaume Barjot, écuyer, la prévôté et justice de Varennes et de la terre d'Avenas.
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Avenas_006aLe village, habité par les Avenaudis, est donc situé sur une ancienne voie romaine allant de Lyon a Autun, non loin de la forêt voisine du col du Fût d’Avenas (760 m). Cette voie est connue sous le nom de Chemin Ferré ou Chemin des Romains. On sait par les Romains que la région était habitée à l'époque de l'invasion de la Gaule mais il n'existe que tres peu de vestiges de ce passé.

 

Avenas_117aLe village fut marqué par les légendes, dont celle de la " Source des Fées ", aux vertus curatives pour guérir le paludisme. La source existe toujours, sous un hangar situé au-dessus de l'église. Elle vibre encore de nos jours.








Avenas_011aAu début du Moyen-Age, entre 880 et 910, des moines cisterciens fondèrent un monastère et construisirent une église de style roman entre 1088 et 1150. Le village se nommait alors Avenacum.


Avenas_012aUne légende parle des origines de la construction de l'église : "Il fut décidé de reconstruire une église sur les ruines de l'ancien monastère du Pélage, détruit par les barbares. Le chantier commença, mais tous les matins, les outils des ouvriers se retrouvaient dispersés... Le maitre d'ouvrage, pensant que Dieu ne voulait pas de cet emplacement, eut une idée : il lancerait son marteau, et là où il retomberait, sera le futur chantier. Il retomba à 1200 mètres, dans un buisson d'aubépine, près de la fontaine sacrée d'Avenas..."






Avenas_108aL'aubépine est plante sacrée des druides, près de laquelle plusieurs vierges noires ont été trouvées. Cette plante est aussi appelée l'arbre aux fées... L'église n'est-elle pas dédiée à Notre-Dame, représentant l'ancienne Déesse-Mère ? Et le marteau n'est-il pas attribut de Thor ? Le monachisme bénédictin transporte bien l'ancien savoir des druides.
A l'avènement du Christianisme, nombreux furent les pèlerins participant à l'Assomption le 15 août. Réminiscence du culte à l'ancienne déesse...




Avenas_022aL'église, modeste par sa taille, a suscité plusieurs hypothèses pour son origine, entre l'époque carolingienne et l'intervention protectrice du roi Louis VII qui contrôle le Mâconnais. Le remarquable autel sculpté et classé, avec son Christ en majesté entouré des douze apôtres et la représentation de la fondation de l'église par le roi Louis, en fait une des merveilles de l'art roman clunisien finissant du XIIème siècle.




Avenas_037aL'église a été restaurée au 20ème siècle : la tourelle à 8 faces et la sacristie datent de cette époque.

L'intérieur, très simple, a une nef de 15 par 5,50 mètres environ, couverte en charpente, avec transept saillant, coupole sur trompes à la croisée et abside en cul-de-four décorée de pilastres.

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Avenas_020Les fonds baptismaux, simple cuve en pierre, ont un couvercle en bois sur lequel est inserré une croix que l'on peut comparer avec la croix templière du "gratte-cul de Chartres", servant de maitre-étalon à l'édifice.

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Saint-Jean, la manécanterie



Lyon_124aIl s'agit vraisemblablement de l'ancien réfectoire canonial des chanoines de Saint-Jean, qui devint le logement des chantres au XIVème siècle, d'où son nom :"mane cantare" qui veut dire "chanter de bon matin". Elle est le seul édifice civil d'époque romane à Lyon.







Lyon_125aSa façade du XIème siècle est romane et comporte un étage d'arcatures richement décoré, notamment une figure debout pointant l'index vers une étoile à 8 branches (astronomie?), un musicien, un géomètre et une femme dans l'attitude de la vierge à l'enfant entourée de 4 personnages dont un homme d'armes.

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Belleville

Belleville__2_aBelleville, petite cité du Beaujolais, a une très longue histoire, ainsi que l'attestent des outils de silex découverts sur place. A l’époque romaine, on retrouve le toponyme de Luna. Luna, Séléné chez les grecs, supplantée plus tard par Artémis/Diane, le lieu était peut-être déjà dédié au culte de la déesse.












Belleville__13_aCette ville romaine de Luna s’étendait du nord au midi le long de la voie romaine qui la traversait, reliant Lyon à Autun par Avenas et Cluny. Ville forte, elle fut ravagée au Vème siècle par les troupes d’Attila puis anéantie en 732 par les musulmans d’Espagne. Reconstruite, elle prit le nom de Bellavilla à la fin du XI ème siècle.










Belleville__119a_ Entourée de hautes murailles doublées de larges fossés remplis d’eau courante que fournissait la rivière d'Ardière, elle fut la seconde prévôté du Beaujolais.
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Belleville_armoiries2Les drapeaux portaient une salamandre dans le feu sur fond vert parsemé de fleurs de lys avec le mot "Durabo" (je durerai). Les armes actuelles de Belleville : « d’azur à la salamandre d’argent, sur un feu de gueule, la tête retournée » sont incontestablement les héritières de ces drapeaux et la devise est restée.







P1060538A l'époque des Croisades, Humbert III, Sire de Beaujeu, régnait sur le Beaujolais. Engagé dans la milice du Temple, il partit pour la Palestine. Il fut rappelé par son proche parent, Pierre le Vénérable, abbé de Cluny, qui obtint du pape le retour du baron et l'annulation de ses vœux, sur la demande de son épouse en proie aux convoitises des seigneurs voisins.








Belleville__5_aContraint de déporter du vœu qu'il avait fait à l'ordre des templiers, et afin d'expier cette faute qu’il considérait comme une apostasie, il choisit Belleville pour recevoir le gage de sa soumission et de sa générosité. Il y fonda une commanderie, puis en 1158, un prieuré de l'ordre de Saint-Augustin, élevé en 1164 au rang d'abbaye par Dreux, archevêque de Lyon, qui y installa comme premier prieur Étienne, prieur de Saint Irénée.







Belleville__179a_En 1168, Landric, troisième abbé, bénit la première pierre, posée sur une pièce d'or. Onze années suffirent à élever cet imposant monument, consacré à la Vierge en 1179. Il devint même avant son achèvement le tombeau de son jeune fils Guichard. A sa suite, les princes de Beaujeu furent inhumés en ces lieux. A cette époque, 30 chanoines vivaient dans l'enceinte de l'abbaye, qui couvrait le septième de la ville intra-muros. L’abbaye renfermait dans son enceinte une première église disparue sous la révolution, un cloître, une salle capitulaire, un cellier, un cimetière.







Belleville__56b_Ravagé par les Huguenots en 1567, l'église fut pillée et mutilée, l'abbaye fut livrée aux flammes. Le malheur des temps ne permit que de modestes réparations, et la mauvaise administration des abbés qui se succédèrent acheva la ruine de cet établissement. Le chapitre se dépeupla au cours des siècles, et fut finalement réuni en 1768 à la Congrégation de France.

L'église Notre-Dame de Belleville constitue le seul vestige de l’abbaye.

L'église Notre-Dame de Belleville

Belleville_planConsacrée à la vierge Marie, l’église offre un heureux assemblage du style roman finissant et du style gothique. Ses dimensions sont imposantes : 63.33 m de long sur 17.45m de large et 28.65m au transept.
















Belleville__4b_La façade, de pur style roman, forme un tout régulier et simple, qu'embellit le portail principal, coiffé de quatre voussures encadrées de colonnettes. La remarquable rosace qui le domine est l'une des premières réalisées et date de 1175.

Les portails jumeaux du flanc sud marquaient le passage vers le cloître.
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Belleville__15_aLe clocher comporte deux étages, l’un ouvert sur chaque face de deux baies en plein-cintre, l’autre, de deux baies géminées reposant des colonnettes ornées de chapiteaux.
Sur le clocher, des éclatoirs nombreux sont le signe d'une énergie puissante se dégageant de l'édifice.

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Belleville__30b_Le dallage refait conserve une dénivellation de 1cm par mètre, ce qui semblerait traduire l'effort à fournir pour approcher le Sancta Sanctorum.

















Belleville__78_aA la base du chœur, les baies de pur style roman ont été condamnées au XIVème siècle lors de l'élévation de l'abside en style ogival. Dieu le père en représentation sur la clé de voûte domine.
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Belleville__58b_La nef s’élève sur deux étages. Elle se partage en neuf travées voûtées sous croisées d’ogives et bordées de bas-côtés couverts de voûtes d’arêtes. 18 lucarnes flanquées au dehors et au-dedans de colonnettes engagées l’éclairent.











Belleville__41_aDe 1850 à 1870, les voûtes reçurent leur badigeon bleu de Prusse et les murs leurs tracés géométriques. Les chapiteaux et les clés de voûte comportent des peintures paraissant plus anciennes, peut être certaines sont-elles d’origine.










Belleville_aAu centre du transept, on remarque 3 ouvertures au sommet des voûtes. Elles sont destinées au passage des cordes des cloches, laissant supposer qu'initialement 3 clochers étaient prévus. Seul celui du sud fut achevé au XIII ème siècle, haut de plus de 30 mètres. Celui du nord fut en partie brûlé par les huguenots, celui du centre ne fut jamais construit.














Belleville__177_Les piliers de plan cruciforme sont ornés à mi-hauteur de consoles sculptées. La sculpture était, à l'époque, le moyen de communication pour une population en majorité illettrée, et bien pratique pour faire passer le message ésotérique qui se devait d’être caché aux yeux de l'inquisition.
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La vierge de Belleville

Belleville__106_aL'église de Belleville est consacrée à Notre-Dame. Une représentation de la vierge, sous forme de vierge noire, se trouve dans la chapelle de l'absidiole sud.
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Malheureusement, la statue n'est pas d'époque. Nulle part trace d'une vierge noire en ce lieu, et pourtant tout est réuni pour son implantation. La statue fait quand même son effet, même si elle ne véhicule pas les énergies dues à son rang.
















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Analyse symbolique de l'église Notre-Dame de Belleville

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Le parvis de l’église nous accueille déjà, avec un carré magique de 9 cases bien positionné.












P1060501aLe nombre 8+1, cher aux templiers, que nous retrouverons à l’intérieur, sur le dallage de l’absidiole nord, où une croix templière est gravée. Le sire de Beaujeu, Humbert III, y est surement pour quelque chose.












Belleville_croixMais les templiers eux-mêmes suivirent la symbolique plus ancienne de nos druides. Une croix celtique se trouve en haut de la façade ouest. Nous retrouverons leur influence à l’intérieur, avec les feuilles de chêne et les glands, tout au long des piliers.



Les portes sud


Belleville__16_aBelleville__19_aLes deux portes se trouvaient à l'époque à l'intérieur du cloître.


















Belleville__21_La première que nous trouvons nous montre, sur le chapiteau du pilier de droite, une sirène bifide. Elle est androgyne, moitié mâle, moitié femelle, ce qui nous fait comprendre qu'il faut arriver à la maitrise des côtés antagonistes afin de bien profiter des bienfaits énergétiques du lieu.









Belleville__20_aBifide, elle indique la présence de deux courants d'eau se croisant sous le bâtiment. Sa queue ne touche pas le sol, elle remonte vers le ciel, et la sirène la tient dans ses mains : retournement, maitrise, rapprochement du divin, permis par les énergies présentes.








Belleville__17_La deuxième, au pied du clocher sud, nous montre un singe sculpté sur le chapiteau de gauche. De sa bouche sortent des rinceaux, symbole du verbe.












Belleville__18_aLe singe représente habituellement la partie animale de l'homme, celle qu'il faut maitriser. Le verbe, c'est la création. L'homme, en tant qu'animal, serait-il aussi créateur ? Les pèlerins de Compostelle passaient par cette porte, se déchargeant sur la pierre de seuil qui est une pierre d’abaissement. Ils allaient ensuite se remplir des énergies de l’église.









Les piliers et leurs chapiteaux


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Les piliers de l’église nous montrent une progression des énergies, d’ouest en est. En commençant par les chevaliers, faisant face aux musiciens.
















Belleville__153_aUn monstre avale un personnage. Si tu fais le mal, tu iras en enfer. Mais non, je rigole. En fait, comme d’habitude, l’initié sort de la gueule du monstre pour renaitre. La partie animale, matérielle, l’a bien compris, elle qui ouvre ses oreilles. L’initié a les bras tournés vers le chœur, vers l’est.








Belleville__158_aEn face, un loup tient dans sa gueule des végétaux, sur fond vert. C’est le loup vert (l’ouvert), celui qui montre le départ du chemin intérieur.

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Belleville__49_aUn homme est entièrement empêtré dans la matière. Ses jambes et ses bras, tordus, sont accrochés à la terre… Il va lui falloir se retourner.
















Belleville__45_aPuis deux aigles, les ailes repliées, regardent le sol. L’aigle, représentation tétramorphique de saint Jean (la voie ésotérique), se trouve souvent comme gardien de l’entrée de la partie haute du sanctuaire. Il montre le chemin, lui qui peut voler vers le soleil. Ici, les aigles sont prêts pour l’envol.









Belleville__149_aEn face, le serpent, symbolisant les énergies telluriques, est maintenu dans la bouche d’un homme. Les énergies sont maitrisées physiquement. La femme, tête penchée, comme pour mieux l’écouter, ou pour mieux regarder le ciel, tient dans ses mains un bâton, semblant guider l’animal. Elle est la mère des énergies tellurique, liaison entre ciel et terre.   








Belleville__159_aEnsuite vient le pilier des Atlantes, symbolisant la prise de conscience de l’homme qui va faire son « retournement ». Il a les bras tournés vers le ciel, se tenant à l’arbre de vie. Les initiés ont les jambes tournées vers le ciel, ce qui n’est pas encore le cas. Les accomplis se tiennent debout, les pieds posés à terre, les bras au ciel.













Belleville__62_aUn homme se perce la langue avec un couteau. Dans les explications données habituellement, il s'agit du mensonge. Oui, certes. Mais la langue tirée est aussi symbole de la parole, donc du verbe, comme dans le célèbre Baphomet des Templiers. Mais là, ne sommes-nous pas en face de la devise de silence est d’or, or que nous retrouvons sur le côté droit, et sur les oreilles, pour signifier que l’écoute est importante ? 










Belleville__162_aEn face, deux oiseaux buvant au même calice. Une patte a quitté le sol, les ailes sont déployées. On se rapproche.










Belleville__66_aLe sonneur de trompe, qui tient l’instrument avec deux et trois doigts. La tradition chrétienne retient le rythme ternaire comme la perfection, le binaire comme imparfait. La musique est une harmonie des nombres, un moyen d’arriver à la plénitude par la vibration. Et toujours les oreilles pour écouter.









Belleville__157_aLes pommes de pin, symbole de fécondité, des cycles de vie et d’éternel retour, d’immortalité.














Belleville__67_aPlus loin, le musicien tient son instrument avec Huit doigts (symbolique du 8), quatre dessus et quatre dessous, les énergies sont mieux maitrisées. Neuf trous sont visibles : le 8 des Templiers, plus le point central.










Belleville__63_aEn face, la tête de taureau, symbole tétramorphique de saint Luc, des forces telluriques maitrisées, souvenir de Mithra. Les bœufs ont remplacé le taureau dans le christianisme, chassant l’ancien dieu concurrent. Mais c’est lui qui découvre la vierge noire, il est le parèdre d’Hathor, et donc symbole lunaire en même temps que solaire.













Belleville__164_bLes deux piliers suivants montrent des porcs couronnés la gueule ouverte, d'où sortent les énergies : les telluriques, descendantes, et les cosmiques, montantes. La pomme de pin est aussi présente, rappel des cycles de fécondité. Le porc, ou le sanglier, est l’emblème des druides, du pouvoir sacerdotal, de la sagesse et de la maîtrise, qui pourrait être traduite par la lance posée entre eux.













Belleville__141_aC'est là où nous retrouvons les éclatoirs importants, avec une ligne brisée sous eux. L'énergie est puissante. C'est la première fois que je vois ainsi représentée l'énergie suivant le pilier pour arriver dans l'éclatoir où elle est dispersée, maintenant l'édifice dans un équilibre énergétique qui, s'il n'était pas respecté, ferait s'écrouler le bâtiment.








Belleville__175_aLes têtes de lions, l'une plus "humaine" que l'autre. Le lion, emblème tétramorphique de saint Marc, symbole solaire, peut représenter le courage et la force, mais aussi être associé au lion obscur de l’apocalypse. Deux natures s’affrontent. Que celui qui a des oreilles entende. D’ailleurs, les lions sont bien à l’écoute avec leurs grandes oreilles. Le gardien se trouve à ce niveau.







Belleville__53_aUn personnage dont la chevelure ressemble à un canal passant au dessus de sa tête : les cheveux sont symboles de la force physique (voir Samson) mais aussi spirituelle. Ils captent les énergies.











Belleville__44_aLa chèvre, symbole de puissance et de fécondité, comme Amalthée qui nourrit Zeus et dont la peau servit à fabriquer l’égide, dont les cornes nous ramènent à l’abondance, elle qui guida l’homme vers Delphes, nous montre comment poser les sabots sur terre et cornes au ciel.















Les piliers du chœur


Belleville__81_aBelleville__82_aBelleville__83_aBelleville__84_aBelleville__85_aBelleville__86_areprennent la symbolique des piliers du chœur d'Avenas.

















Belleville__51_aD'autres chapiteaux parlants

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L'église Saint-Nicolas de Beaujeu

BeaujeuLorsque les premiers sires vinrent s'établir sur le rocher de Pierre-Aigüe, au fond du vallon qu'occupe Beaujeu, s'étendait, si l'on en croit une tradition très vraisemblable, un petit lac. Le chemin venant de Belleville prenait de l'altitude en côtoyant les flancs de la montagne de Gonty pour arriver à la forteresse des sires. C'est là, sous les murs protecteurs du château, que Beaujeu commence à naître. La construction de l'Eglise de St-Nicolas, vers 1130, créa un nouveau point d'attraction pour les nombreux artisans qu'amenait à Beaujeu sa situation sur la grande route de la Saône à la Loire. En, 1260, la ville obtint de Guichard IV des privilèges semblables à ceux de Villefranche. Dès lors elle prit un rapide développement.



L'église Saint-Nicolas de Beaujeu

Beaujeu__3_aC'est une des plus importantes églises romanes du Beaujolais. C'est le 12 février 1132 que l'église fut consacrée par le pape Innocent II, venu en France chercher un soutien contre son compétiteur, l'Antipape Anicet II (Pierre de Léon). Passant par Beaujeu, il consacra l'église et la dédia à Saint-Nicolas, qui était le patron du monastère dont il avait été l'Abbé.








Beaujeu__4_aL'église avait été fondée par le puissant Seigneur de Beaujeu, Guichard III. La légende raconte que le lieu où est implanté cette église était un étang, que le fils du prince Guichard III, revenant de chasse, y voulu faire boire son cheval et tomba dedans et ne parut plus; la nouvelle de cet accident, si inopiné, étant portée à sa mère, elle voua de faire bâtir une église au lieu où son fils paraîtrait, ce vœu ne fut pas plutôt énoncé de la bouche de cette princesse, qu'on vit le prince fils, remonter du fond de l'étang au dessus, ce qui fit que Guichard III fit bâtir l'église au lieu où elle est encore présente.
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Le Clocher

Beaujeu__5_aImposant par son antiquité, c'est le monument le plus ancien de la ville. C'est le clocher clunisien en forme de lanterne, se terminant par une croix surmontée d'un coq. Ce genre était en honneur au XIIème Siècle.
C'est un lourd clocher carré à trois étages: l'étage supérieur est percé sur chaque face de deux fenêtres à plein cintre dont la retombée intérieure des archivoltes vient reposer sur un massif de trois colonnettes disposées en demi-quinconces; la retombée extérieure des archivoltes se fait sur des pieds-droits cantonnés chacune d'une colonnette. Les deux groupes de fenêtres géminées sont séparés par une colonne engagée qui, reposant sur le cordon d'où s'élève l'étage, va soutenir la corniche de la flèche. Les arêtes verticales du clocher sont cantonnées elles-mêmes, chacune des deux colonnettes. L'étage médian n'a qu'une fenêtre amortie en plein cintre sur des pieds-droits cantonnés de colonnettes. L'étage inférieur, très bas, est aveugle.




La Nef

Beaujeu__7_aUne longue nef, sans colonne ni pilier, est éclairée par sept fenêtres: trois sur le portail et quatre dans la nef, celle-ci est séparée du transept par un grand mur sur lequel deux puissants contre forts à ressauts contrebutent les piliers du clocher; ce mur est percé d'un grand arc triomphant en ogive doublée, surhaussée, et latéralement de deux étroits passages haut voûtés en arc brisé. Les travées du chœur sont voûtées, la centrale, en berceau brisé, les extérieures en compartiments d'arêtes. La dimension de la nef est de 30 mètres du portail au choeur, et de 12 mètres de largeur. Deux petites absides ou absidioles, voûtées comme la principale, flanquent celle-ci, éclairées chacune par une fenêtre en plein cintre.


Beaujeu__9_aLe carré du transept, qui communique avec la travée de chœur par une arcade en ogive doublée, est circonscrit par quatre forts piliers carrés, cantonnés de colonnes engagées et supportant une coupole octogonale sur trompes. Les bras de la croisée, voûtés en berceau par une fenêtre, ils sont séparés du chœur par des arcs simples et du carré du transept par des arcs doublés; tous sont en cintre brisé.
Au centre de la croisée des transepts, une dalle de couleur grise fait en sorte de séparer l'âme du corps. Pratique utile quand on pose le cercueil du défunt dessus.
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Les Pilastres de l'Abside

Beaujeu__17_aBeaujeu__19_aL'abside, en cul-de-four, est entouré - ce qui est rare - d'une arcature à cinq baies en plein cintre; les deux extérieurs sont aveugles, les trois autres, refaites, ébrasées en sens contraire. Les retombées des arcs s'atténuent sur des pilastres.
Ces pilastres, qui, dans l'abside, encadrent les vitraux, sont au nombre de quatre, avec des chapiteaux composés de motifs différents. Ces sculptures représentant des guirlandes, des spirales savantes, des décorations faites d'entrelacs compliqués.

Ils semblent reprendre la symbolique des piliers d'Avenas, en moins complets. Nous retrouvons les 7 chakras avec la fleur correspondant aux organes qu'ils gouvernent, puis une kundalini partant de la bouche d'un homme. Des feuilles d'acanthes et des roses de Jéricho complètent la décoration.
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La chapelle sainte-Anne   
         

Beaujeu__27_aCette chapelle fut édifiée à la période du beau style gothique flamboyant, c'est-à-dire vers le début du XVème siècle.
La voûte est garni de nervures savantes, qui viennent se résoudre aux quatre angles en des corbeaux finement sculptés qui révéleraient plus de détails s’ils n’étaient recouverts de peinture. La clé de voûte est dentelée.
La chapelle est éclairée par une remarquable ouverture partagée par un meneau central, qui s'entrelace avec ceux de étale avec beaucoup de grâce les figurines contournées dans l’ogive. Il est dommage que le temps n'ait pas respecté le vitrail qui garnissait cette ouverture, une simple fenêtre le remplace.
L'autel de la chapelle est en bois. Dans une niche creusée au dessus du tabernacle, on voit une grande statue de Sainte Anne debout. À sa gauche, on trouve la Sainte Vierge Marie encore fillette, tenant un livre ouvert et lisant les Saintes Écritures sous la surveillance de sa mère.
Au pied des statues, un petit tonnelet sur lequel on lit : « Confrérie de Sainte Anne. 1866. » indique que Sainte Anne est la patronne des vignerons. N'est-elle pas la grand'mère de Jésus, dont le premier miracle a été de changer l'eau en vin aux noces de Cana ?

L'enfeu de la chapelle

Beaujeu__26_aL'enfeu est cet enfoncement dans le mur de séparation de la nef avec la chapelle, enfoncement dont la paroi est ajourée par de superbes ouvertures taillées dans la pierre. Sa dimension est de 2,20 m de base, de 0,60 m de profondeur. Le mot « enfeu » vient de enfouiret désigne une sorte de caveau funéraire pratiqué dans un mur, comme on en voit dans les catacombes.
On prétend qu'à la mort d'un Sire de Beaujeu, son corps était exposé dans cet enfeu avant l'inhumation. La forme, la grandeur et surtout l'étymologie du mot enfeu, enfouir, caveau, semble être vraisemblable.

http://www.beaujeu.com/histoire.html

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L'église Saint-Paul de Lyon

Saint_Paul__17_aL'église Saint-Paul, située sur la rive droite de la Saône, au pied de la colline de Fourvière, est l'une des trois plus anciennes églises de Lyon actuellement conservées.
Le quartier, tout proche de la cathédrale, fut longtemps un centre commercial et financier très important. Lorsqu'on la découvre, elle aparait juste en dessous de la basilique de Fourvière. Sept de ses autels ont été dédiés à la vierge.












Saint_Paul_LyonUne tradition attribue à Saint Sacerdos, évêque de Lyon de 549 à 552, la fondation d'un monastère d'hommes en ce lieu où s'élevait auparavant un autre édifice religieux. C'était sous le règne de Childebert et de sa femme Ultrogothe (j'adore...) qui avaient établi non loin de là un hôpital sous le vocable de Notre-Dame de la saulnerie, le premier hôtel-Dieu, appelé ensuite Saint-Eloi.














Saint_Paul__48_aAu VIIIème siècle, le monastère, en cette époque difficile et troublée, eut beaucoup à souffrir, en particulier au passage des armées. Heureusement, Leidrade, archevêque de Lyon de 798 à 814, "remit en état la maison de Saint Paul" selon ses propres termes. C'est le temps de la renaissance carolingienne qui effaça les traces des dévastations des siècles précédents.











Saint_Paul_aPour assurer la restauration spirituelle et morale, ainsi quue l'évangélisation, il remplaça les moines par un chapitre d'une vingtaine de chanoines. Plus tard, au XIème siècle, quand les paroisses furent organisées, elle devint église paroissiale.

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Saint_Paul__77_aAu temps de la réforme grégorienne, Hugues 1er, archevêque de Lyon de 1081 à 1106, demanda que l'église collégiale fut reconstruite, car elle était à nouveau en très mauvais état. Pour permettre l'entreprise, il fit des dons importants, et la générosité des paroissiens compléta le patrimoine foncier qui assura la continuité des travaux.

Nous ne savons pas ce qui reste des églises primitives, tout en remarquant que la présence d'arases de briques dans les façades Nord et Sud du transept rappellent les constructions carolingiennes. Le choeur avec sa coupole, la croisée du transept, la nef datent du XIIème siècle, en style romano-byzantin.
Les voûtes d'ogives furent posées au XIIIème siècle. Le cloître qui bordait l'église fut démoli plus tard pour permettre la construction de chapelles sur les bas-côtés.





Saint_Paul__6_aLe clocher date de 1440. ( La flèche fut remplacée en 1875, sa couverture refaite en 1982.). Le portail roman fut remplacé en 1648 par un portail d'ordre dorique (puis en 1877 dans un style néo-classique).
De nombreux travaux furent faits en 1653. Mais vers 1780, l'aspect de l'église fut complètement changé. L'abside centrale fut allongée. L'église fut restaurée tout au long du XIXème siècle.

A l'emplacement de l'actuelle place Gerson existait l'église Saint-Laurent, qui fut reconstruite en 1250, puis de nouveau en 1635, entièrement détruite par un incendie en 1793.









Saint_Paul__3_aDe forme basilicale, l'église mesure 45m de long par 16m de large. La coupole du XIIème siècle comprend deux dômes octogonaux superposés. Le lanterneau a été posé en 1833.











Saint_Paul__20_De la place Gerson, on entre par la porte Saint Laurent, du XIIème siècle, qui donnait accès à un passage couvert conduisant à l'église du même nom. L'arcivolte en plein cintre, d'époque romane, est formé de trois voussures décorées. Au tympan a été placé au en 1987 le moulage d'un bas-relief en marbre actuellement au musée Gadagne. Il provient du cloître de l'église et était près du tombeau d'un certain Richard. On retrouve des pierres romaines de réemploi à caractères très lisibles.
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Saint_Paul__16_aLes corniches des toits sont soutenues par des modillons à la décoration variée. Il me semble y voir les différentes phases du grand-oeuvre.
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Saint_Paul__56_aLa nef comporte quatre travées délimitées par quatre piliers avec chapiteaux sculptés de feuillage ou de têtes humaines. Une frise court au-dessus des arcs. La voûte est soutenue par des croisées d'ogives ornées de fleurs dorées et par des arcs doubleaux.
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Saint_Paul__64_aSaint_Paul__65_aLes chapelles latérales datent du XVème siècle. La seconde à droite est originale : sur la voussure de l'arc ogival sont sculptés huit médaillons. Les deux du bas, de chaque côté, portent les armoiries des donateurs. Ensuite, en partant de la gauche, on trouve des anges chantant et jouant d'un instrument : de la cornemuse, de l'orgue, de la harpe, du théâtre, du luth, de la trompette.
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Saint_Paul__70_aDans la chapelle suivante, les ogives de la voûte sont curieusement ornés de têtes d'anges.







Saint_Paul__80_aLa croisée du transept est dominée par une coupole sur trompes dont les arcs se rejoignent en faisceau à la clef de voûte curieusement ornée d'une colombe dorée pendante. Sous la voûte sont des fenêtres séparées par une série d'arcades romanes ornées de chapiteaux sculptés.
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Saint_Paul__37_aLe choeur se termine par une abside en cul de four. Restauré en 1899, ses pilastres cannelés ont été remplacés par des peintures.

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Saint_Paul__40_aLa chapelle Sainte-Marguerite fut fondée en 1400 par jean de Precieu. C'est en cet endroit que je me suis sentie le mieux. Peut-être parce qu'avant se trouvait là le cloître des bons moines...








Saint_Paul__25_aLa chapelle des fonds baptismaux date du XVème siècle. L'écusson au plafond est celle du maitre d'oeuvre, Jean Palmier...

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Saint_Paul__55_aCe qui était la chapelle de Notre-Dame et des trois rois fut très réduite à cause de l'élargissement de la rue. Elle est devenue la chapelle de Jean Gerson.
















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