29 décembre 2008

Sainte-Paule

Sainte_Paule_14Sainte-Paule est un petit village du Beaujolais très accueillant. J'ai eu la chance de rencontrer son ancien maire, qui venait fermer l'église. Non seulement il nous a laissé entrer, mais il est retourné chez lui afin de rapporter les clés de la sacristie pour pouvoir allumer et nous permettre de prendre de meilleures photos. Merci à lui. Rares sont les villages ayant encore leur église ouverte, rarement sont ouverts le cœur de leurs habitants.

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Sainte_Paule_10Sainte-Paule, seule commune en France à porter ce nom (il existe une autre Sainte-Paule, mais au Canada), fait partie du pays des pierres dorées, appelé ainsi à cause des pierres calcaires jaunes ocres qui caractérisent l'architecture locale. 

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Sainte_Paule_0L'origine de ce patronyme vient de sainte Paule. " Cette grande dame romaine avait épousé à dix-sept ans un mari qui la rendit heureuse et dont elle eut cinq enfants. Elle souffrit beaucoup quand elle le perdit. Alors elle décida de rejoindre saint Jérôme en Palestine puisqu'elle l'avait connu à Rome. Elle distribua son héritage à ses enfants et partit en 385 en pèlerinage avec l'une de ses filles, sainte Eustochium, dans l'un des monastères fondés par saint Jérôme à Bethléem où elle mourut en 404.
Elle assura à saint Jérôme deux biens précieux : une grande part de sa fortune pour continuer les travaux du monastère, une grande patience pour calmer ses colères. On dit que son corps repose depuis le IXème siècle siècle dans la cathédrale de Sens."







Sainte_Paule_32La première église de Sainte-Paule fut construite au XIème siècle et fut à l'origine du village. En 1078, elle fut donnée à l'abbaye de Savigny, abbaye bénédictine fondée à l’époque carolingienne, aujourd’hui disparue (les textes anciens attestent qu'elle existait en l'an 817). Cette abbaye, haut lieu de la chrétienté, prospéra autour de l’an mil.










Sainte_Paule_31Elle possédait de nombreuses propriétés, non seulement dans le département du Rhône, mais aussi dans les diocèses de Mâcon, Genève, Lausanne, Saintes et Die (paroisse de Comps ). Sa richesse attirant les convoitises, elle se protégea en faisant édifier des châteaux et des maisons fortes dans les communes alentours ( Bibost, Sain-Bel, L'Arbresle,  Montrottier, forteresses de Chessy et de Saint-Romain de Popey, etc..). Sainte-Paule dépendait du prieuré de Saint-Laurent d'Oingt.
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Sainte_Paule_27En 1562, Sainte-Paule fut victime des ravages du baron des Adrets et connut une terrible épidémie de peste. En 1763, les habitants se révoltèrent pour protester contre les corvées et les charges. La Révolution lui enleva son nom, trop religieux aux yeux du gouvernement révolutionnaire. Elle devint la commune de Roche-Guillon. En 1808, elle fut érigée en paroisse.








Sainte_Paule_30L'église d'origine romane, construite aux XIème et XIIème siècles, a connu plusieurs transformations au cours du temps, jusqu'à sa restauration en 1979. Il en subsiste les ouvertures en plein cintre qui sont inscrites à l'inventaire des monuments historiques.

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Sainte_Paule_12Le clocher de l'église fut érigé au XIVème siècle, et malheureusement il ne fut pas restauré aussi bien qu'il l'aurait mérité.

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Sainte_paule_33La chapelle saint Joseph, la dernière travée de la nef et la façade furent construites en 1867. C'est pour cette raison qu'un décalage se retrouve à l'extérieur, où l'on voit très bien la position de l'ancienne façade.

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Sainte_Paule_6Le bas-côté droit, dit chapelle de la sainte Vierge, de style gothique, est soutenu par des culots d'angles, curieux culs-de-lampe : un chantre à bésicles, un prophète portant phylactère.

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Sainte_Paule_20Une piéta en marbre du XVème siècle avec un écusson représentant la passion se trouve au dessus de l'autel, ainsi que la statue de sainte Paule, du XVIIème siècle.
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Sainte_Paule_9Le bénitier en pierre datant du XIVème siècle, provient de l'ancienne église. C'est l'un des plus beaux de la région lyonnaise.











Sainte_Paule_4Devant l'autel se trouve le tombeau présumé de 5 personnes de la famille des Vaurion, anciens seigneurs de Chamelet.

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Sainte_Paule_15Sur la place du village se trouve une très belle croix sculptée, datée de 1596. On reconnait le couronnement de la vierge face à l'église, et à l'opposé le christ avec dessous saint Jacques bénissant un pèlerin.

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Sainte_Paule_8http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte-Paule_(Rh%C3%B4ne)

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22 décembre 2008

Kaysersberg, l'église de la Sainte-Croix

Kaysersberg_1Kaysersberg (la montagne de l'empereur) est située sur une ancienne voie romaine qui reliait la plaine d'Alsace au versant lorrain des Vosges. Au XIIIème siècle, on construisit le château, un rempart urbain et l'église paroissiale sous l'impulsion des Hohenstaufen.






















Kaysersberg_13A côté de l'histoire vient naturellement s'insérer la légende : "L'empereur Barberousse passe pour avoir construit le château de Kaysersberg. Il commença aussi la construction de l'église de la ville. Au milieu des travaux, l'argent lui manqua. Il voulut mettre en gage la couronne de son épouse. Le ciel fut touché de cette pieuse résolution et deux anges vinrent, chacun avec une bourse pleine. Ils enlevèrent la couronne de l'impératrice de la maison de vente où elle était exposée et la rapportèrent à l'empereur. La construction fut achevée la même année."











Kaysersberg_2L'église dédiée à la Sainte-Croix fut commencée en 1227. Il est probable qu'elle détenait déjà une relique de la croix. Une statue de l'impératrice Hélène, moderne, dans une niche du fronton de l'église et celle de l'empereur Constantin, du XVIème siècle, sur la belle fontaine devant le sanctuaire rappellent la tradition suivant laquelle l'impératrice Hélène aurait découvert la vraie croix en 327 à Jérusalem.













Kaysersberg_3A la suite d'importantes transformations effectuées au XVème siècle, il ne subsiste de l'église romane primitive que quelques éléments à l'intérieur et à l'extérieur le remarquable portail avec son tympan historié.
















Kaysersberg_4Le portail à ressauts présente une tendance archaïsante. Édifié vers 1235, il est orné de voussures en plein cintre séparées par des boudins. Les impostes et les chapiteaux portent des aigles (dont les pattes reposent sur les boudins, ils doivent encore se séparer de la matière), des sirènes bifides (montrant le nombre de courants d'eau souterrains) et des palmettes.
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Kaysersberg_9L'artiste, ou l'architecte, est représenté sur le tympan, tenant un livre portant son nom : Conradus.

Le style est celui d'un sculpteur local, de tradition romane, qui copie une œuvre gothique importante et novatrice. Cette œuvre est inspirée des tympans du portail sud de la cathédrale de Strasbourg. On trouve aussi des similitudes avec le tympan de Sigolsheim.












Kaysersberg_7Le tympan fut réalisé vers 1235 et représente le couronnement de la vierge, assise à gauche du Christ. Les archanges Michel et Gabriel les encadrent.











Kaysersberg_15La nef, aux piliers massifs, assez lourde, laisse place au gothique primitif.

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Kaysersberg_30L'église est longue de 29 m et sa hauteur à la clef de voûte est de 12,35 m. Le transept et le chœur surélevé abritent une crypte hexagonale dont les nervures de la voûte sont interceptées par une colonne centrale. malheureusement, cette crypte sert plus à un entrepôt qu'aux fidèles.









Kaysersberg_17L'abside triangulaire et la travée du chœur remontent au XVème siècle. A cette époque, le sanctuaire étant devenu trop exigu, les travaux d'élargissement des bas-côtés commencèrent le 20 juillet 1448, en la fête de Sainte Marguerite. Une inscription sur la façade sud indique le jour, de l'ouverture des travaux.
Les nefs latérales montrent de belles voûtes, gothiques dont les clefs de voûte sont ornées d'écussons.
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Kaysersberg_36Sérieusement endommagée pendant la dernière guerre mondiale (hiver 1944-1945), l'église fut restaurée.
Au-dessus de l'intersection de la nef s'élève sur des piliers massifs un beffroi haut de 41 m. Sa forme actuelle remonte à 1827 où les Kaysersbergeois voulaient avoir une sonnerie de 5 cloches. A ce moment le clocher fut transformé et rehaussé, sa flèche primitive remplacée par une calotte aplatie.












Kaysersberg_26La nef centrale est dominée par un calvaire monumental. Cette œuvre nommée "Christ Colossal" date de la fin du XVème siècle et le corps allongé et svelte du Christ en bois de tilleul d'une hauteur de 4,25 m est disproportionné par rapport à celui de la Sainte Mère et du Disciple bien aimé, Saint Jean, qui mesurent quant à eux 2,60 m.













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Au milieu du XVIII siècle (vers 1766), le magistrat en fonction considéra que ce calvaire "masquait et défigurait toute l'église"...
Il le fit donc descendre et le relégua a la chapelle St-Michel située derrière l'église. Et ce n'est qu'en 1905 que cette œuvre fut remise à sa place, place qu'elle occupe encore aujourd'hui.













Kaysersberg_31L'imposant autel de la passion qui domine le chœur est l'œuvre de Jean Bongratz, de Colmar, et a été réalisé en 1518. Autour d'un panneau central qui représente une crucifixion déjà achevée, quatorze reliefs dorés et polychromes relatent la passion du Christ depuis son entrée à Jérusalem jusqu'à sa Résurrection. Le retable est couronné de saint Christophe de l'impératrice Hélène et de sainte Marguerite. Sur le revers du retable, des tableaux de Matthias Wuest de 1622 racontent l'histoire de la découverte et de l'exaltation de la croix.






Kaysersberg_16Dans le bas-côté nord, des fonts baptismaux gothiques de 1448, saint Jean, et, dans le genre des anciennes statues de pèlerinage, Jacques le Majeur. Il fut sculpté en 1523 pour l'église située sur la grande route des pèlerins entre l'Allemagne et Saint-Jacques de Compostelle.
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Kaysersberg_11Le relief de la Déploration, œuvre la plus précieuse de l'église de Kaysersberg, a repris tout son éclat grâce à une excellente rénovation entre 1956-1957. Pour les uns cette œuvre date de 1500 et pour les autres, dont Hans Rott, elle date de 1521 et est l'œuvre du maître Georges Berringer, de Lucerne.














Kaysersberg_18http://www.location-kaysersberg.fr/html/fr/eglise.htm
http://www.visit-alsace.com/kaysersberg/index_fr.html

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La chapelle Saint-Michel et l’ossuaire

Kaysersberg_23Cette chapelle située au nord-est de l'église Sainte-Croix, restaurée en 1974, est le seul vestige qui rappelle l'emplacement de l'ancien cimetière transféré extra muros dès 1511. L'ancien cimetière est transformé en musée lapidaire.

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Kaysersberg_24Kaysersberg_25Construite en 1463, à l'extérieur de l'enceinte primitive du XIIIème siècle, contre le mur d' enceinte du deuxième agrandissement de la ville de la première moitié du XVème siècle, la chapelle est placée sous le patronage de saint Michel qui au jugement dernier vérifiera avec sa balance les bonnes et les mauvaises actions des hommes. C'est dans cette chapelle que fut relégué au milieu du XVIIIème siècle le Christ Colossal qui domine actuellement la nef centrale de l'église Sainte-Croix, réinstallé à l'église aux environs de 1905. Malheureusement, fermée.

Kaysersberg_27Le mur nord est adossé au mur d'enceinte de la ville et comporte encore l'ancien chemin de ronde ménagé dans l'épaisseur du mur, en contrebas du comble, au niveau de l'extrados des voûtes de la chapelle. Il est actuellement accessible par un escalier extérieur et une porte haute à l'extrémité nord du mur ouest. Les murs ouest et sud sont épaulés de contreforts. La charpente a des assemblages en queue d' aronde et en dents de scie. Elle a été coupée au-dessus des voûtes d'ogives, un peu sous l'entrait actuel et comporte une panne faîtière.




Kaysersberg_29Les voûtes de l'ossuaire et de la chapelle sont décorées de peintures du début du XVIème siècle, celles de l'ossuaire portent la date 1514. Une inscription en allemand sur l'ossuaire, aujourd'hui disparue, rappelait qu'il est juste que le maître repose à côté du valet. La partie ouest de l'ossuaire est occupée par des ossements provenant de l'ancien cimetière (déplacé hors les murs en 1511) , la partie est servait aux offices pour les morts.

http://pagesperso-orange.fr/location.gite/html/fr/st_michel.htm
http://www.patrimoine-de-france.org/oeuvres/richesses-2-633-10502-M137887-28694.html

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18 décembre 2008

L'église Saints Pierre et Paul

Sigolsheim_7La toponymie de Sigolsheim provient d'un germain nommé Sigwald ou Sigold qui s'y serait établi, au croisement de deux anciennes routes romaines. Sigolsheim, localité mérovingienne, est reconnue dès le VIIIème siècle pour la qualité de son vignoble.
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Sigolsheim_3De nombreuses abbayes, attirées par la réputation de ses vins, y obtinrent des donations dès l'époque carolingienne. Au IXème siècle, Sigolsheim avait déjà trois chapelles. L'une d'entre elles, première chapelle d'une cour domaniale de l'abbaye d'Etival, fut fondée par Sainte Richarde, épouse de l'empereur Charles le Gros. Elle devint plus tard l'église paroissiale du village, qui fut entièrement détruit pendant la dernière guerre.
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Sigolsheim_27L'église Saint-Pierre, de type rhénan, fut construite sur l'ancienne à l'extrême fin du XIIème siècle, profondément transformée au XVème (la nef fut allongée de 12m), puis restaurée entre 1950 et 1960.
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Sigolsheim_9De l'église primitive, il ne reste que quelques éléments à l'intérieur, et à l'extérieur le portail avec son tympan historié.

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Sigolsheim_30Les jambages à colonnettes et à triple ressauts sont surmontés par des chapiteaux ornés de sirènes, d'oiseaux et de têtes humaines. Un tailloir montre une cigogne capturant un serpent, la frise de l'architrave est décorée de rinceaux de vignes et d'oiseaux .

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Sigolsheim_32Sur le tympan, le Christ en gloire remettant les clés à saint Pierre et le livre à saint Paul, est entouré par les donateurs : un noble et un vigneron présentant leurs offrandes.
Le linteau représente l'agneau pascal entre les symboles des évangélistes. L'ensemble du portail et du style de son décor présente des analogies avec le portail Saint-Gall de la cathédrale de Bâle, achevé en 1191.
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Sigolsheim_13La façade fut reconstruite à l'identique au XIXème siècle, c'est sur elle que se concentre l'essentiel du décor. Les bas-côtés sont ornés par une bande lombarde dont les modillons représentent alternativement des têtes d'hommes et de chats.
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Sigolsheim_26Le clocher, composé de deux étages avec des baies géminées et surmonté d'un toit en bâtière, fut entièrement reconstruit après 1945, en partie avec des éléments anciens retrouvés sur place.


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Sigolsheim_14L'église a un plan basilical à 3 travées au transept non saillant dans l'alignement des bas-côtés, avec une tour à la croisée. Le chœur est composé d'une seule  large abside centrale semi-circulaire.
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Sigolsheim_23La voûte centrale se caractérise par l'emploi simultané de l'arc en plein cintre et de l'arc brisé. Ce choix explique l'apparence coupoliforme du voûtement. les sections de la voûte sont rythmées par les doubleaux prenant appui sur les piles hautes. Les nervures sont toriques dans la nef centrale et rectangulaires sur les bas-côtés.
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Sigolsheim_4Les travaux de restauration menés après 1945 ont permis de retrouver les traces de l'église primitive, notamment l'abside, qui était plus large que le vaisseau central et qui fut découverte sous le chœur néo-roman.

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Sigolsheim_15La nef est composée de trois travées doubles et d'une travée simple. Les piliers carrés supportant les arcs, en alternance de taille forts et faibles, correspondent au voûtement. Les travées doubles sont surmontées par des arcs en plein cintre dans lesquels s'inscrivent les baies de la haute nef.
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Sigolsheim_19L'intérieur est orné de plusieurs statues dont un Christ en croix, le groupe de sainte Anne trinitaire du XIVème siècle, la Vierge de Pitié du XVème.

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http://www.alsace-route-des-vins.com/NewVersion/index.cfm/fuseaction/Villages.ShowVillage/ID/53/Language/Fr.cfm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sigolsheim

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17 décembre 2008

Le Dompeter d'Avolsheim

Dompeter_8L'église Saint-Pierre, le "Dompeter", de son patronyme "Ecclesia ad domnum Petrum", ou "Domus Petri", se situe à proximité d'une ancienne voie romaine allant du Mont Sainte-Odile (Altitona) à Saverne (Trestabernae).















Dompeter_11Elle est considérée comme la plus ancienne église d'Alsace, fondée par Materne.
La légende de Materne fait remonter sa mission apostolique au Ier siècle : saint Pierre l'aurait envoyé évangéliser la plaine rhénane en compagnie de Valère et Euchaire.









Dompeter_7Certains annoncent qu'il fut le fils ressucité de la veuve de Naïm. Après avoir fondé plusieurs villes (Tongres, Huy, Dinant, Ciney, Namur, Waremme et Walcourt), mis en place des lieux de culte (Ehl, Dompeter, église Saint-Pierre-le-Vieux à Strasbourg, Namêche, Leffe, Foy-Notre-Dame, Maastricht, Trèves et Cologne), sculpté la vierge noire de Walcourt et fait de nombreux miracles, il mourut de chagrin de n'avoir pu convertir Starsbourg (Argentoratum).












Dompeter_21Valère et Euchaire l'enterrèrent à Ehl, et partirent à Rome en avertir Pierre. Celui-ci leur donna son bâton et leur ordonna de retourner chercher Materne. Grâce au bâton, Materne ressucita une deuxième fois (chance) et pu continuer sa route, en compagine de Pétronille, la fille spirituelle de Pierre, qui le rejoignit.








Dompeter_3Au XIIème siècle les bénédictins d’Ebersmünster reprirent cette légende en précisant qu’après sa résurrection Materne fonda le Dompeter. Pratique pour assoir une réputation, et assurer la venue de nombreux pèlerins.










Dompeter_1En fait, saint Materne, saint Euchaire et saint Valère vécurent au IVème siècle. Euchaire et Valère, missionnaires, furent évêques de Trèves, et Materne, originaire de Lombardie, évêque de Cologne. Appelé par Constantin, il participa au concile de Rome en 313 et à celui d'Arles en 314. Réputé pour sa sagesse et son savoir, il mourut à Trèves en 344. Mais comme la sagesse le dit, il n'y a jamais de fumée sans feu, et les légendes nous parlent plus surement que les historiens, quand on sait bien lire entre les lignes.





 

Avolsheim_plan_1Avolsheim_4En ce qui concerne l'église, les fouilles de 1914 révélèrent les traces des fondations d'un édifice daté du VIIème siècle, comportant 3 vaisseaux et un chœur semi-circulaire flanqué d'une chambre à reliques et d'une sacristie.






 

 

Dompeter_13Une deuxième église fut construite sur le même plan, mais allongée de 2 travées vers l'ouest. Elle fut consacrée par le pape Léon IX en 1049.
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Dompeter_25De cette époque subsistent le vaisseau central avec ses piliers et grandes-arcades, les linteaux des portes latérales et quelques vestiges d'inscriptions.

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Dompeter_26Vers 1160 les pilastres à l'entrée du chœur furent renouvelés, les accès furent élargis et une tour occidentale fut édifiée, ornée de frises d'arceaux.
Doté d'habitations et de fortifications, le Dompeter devint un lieu de pèlerinage qui pendant tout le Moyen-Age attire de nombreux pèlerins venus guérir leurs maux de tête ou leurs maladies des yeux. A cette même époque se développe le pèlerinage de Compostelle, et Avolsheim fait encore aujourd'hui partie du chemin.












Dompeter_14Le Dompeter devint l'église de la ville de Molsheim selon un document datant de 1337. En 1675, elle sert de quartier général à Turennes pour le siège de Dachstein et en 1745, un incendie provoqué par la foudre détruisit la vieille tour romane. Celle-ci fut reconstruite dans sa forme actuelle en 1767.

En 1828, les murs des bas-côtés, ajourés de fenêtres gothiques, furent reconstruits avec des fenêtres néo-romanes et avec remploi des portes du XIème siècle.










Dompeter_15En 1835, le chœur semi-circulaire roman, probablement partiellement mérovingien, fut remplacé par l'actuel chœur à pans coupés.

Après avoir subi les méfaits de la Révolution, l'édifice se trouva en situation d'abandon total et malgré des réparations épisodiques ne cessa de se dégrader.







Dompeter_19Perdant son statut d'église paroissiale d'Avolsheim au début du XXème siècle, suite à son éloignement de l'agglomération et à la construction de l'église Saint-Materne, le Dompeter fut laissé à l'abandon jusqu'en 1933, date à laquelle les scouts de France, avec l'accord de l'évêché, entreprennent sa restauration avec l'appui des services des Beaux-Arts et la participation de la population d'Avolsheim. Consacré par Mgr Ruch le 1er juillet 1934, c'est depuis un lieu de pèlerinage pour le mouvement scout.





Dompeter_16Une statue de vierge noire fut posée au-dessus de la porte d'entrée en 1946. Elle fut sculptée par les scouts après leur pèlerinage au Puy.







Dompeter_22Sous le porche d'entrée, le gardien des lieux, tranquille, s'est posé dans un coin, et nous regarde passer avec un petit sourire en coin.

 

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Dompeter_6Petit apparté : c'est près l'église Saint-Pierre que l'on découvrit un sarcophage, datant de l'époque romaine, prétendu contenir les restes de Pétronille. Il avait la réputation de guérir de la fièvre ceux qui s'y couchaient. Au XVIIème siècle, lors du décryptage des inscriptions qui y figuraient, les archéologues découvrirent qu'il s'agissait du tombeau de Dame Terentia Augustula, une patricienne romaine et non celui de Pétronille. La réalité ne sut venir à bout de la légende et c'est pour mettre un terme à la pratique qualifiée de superstition que le cardinal de Rohan fit don du sarcophage à l'historien Schoepflin qui le fit transporter à Strasbourg. Il disparut ainsi que toute la collection archéologique de Schoepflin lors du bombardement de la ville en 1870.



Le tilleul

Dompeter_28La légende rapporte que Materne aurait prêché sous un tilleul, celui-là même qui se trouvait encore devant l'entrée du Dompeter en 2006. Ce vieil arbre fut victime de la tempête de 1999, qui lui enleva la moitié de son feuillage, et en 2006, il tomba définitivement. Heureusement, un greffon fut planté en décembre 2000.
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Dompeter_4http://www.cc-molsheim-mutzig.fr/sysmodules/RBS_fichier/admin/download.php?fileid=194
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Materne
http://www.fides.org/aree/news/newsdet.php?idnews=8682&lan=fra
http://syth85.free.fr/Eglises/Eglises%20Molsheim.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dompeter

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15 décembre 2008

Oratoire Sainte Pétronille

Dempeter_Sainte_P_tronille_4Avant d'arriver au Dompeter, il nous faut traverser plusieurs barrières énergétiques, dont l'une en forme de monticule de terre se situant entre la rivière Bruche et la source de sainte Pétronille.










Dempeter_Sainte_P_tronille_2Cette source miraculeuse, aujourd'hui tarie, était autrefois couverte d'une chapelle, et abritait dans une niche la statue de sainte Pétronille. La légende dit que la fille spirituelle de Pierre, Pétronille, rejoignit Materne et ses disciples en un lieu situé au carrefour des voies romaines menant vers Altitona (le mont Sainte Odile), vers Trestabernae (Saverne) et la Germanie et enfin vers les Gaules.

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Dempeter_Sainte_P_tronille_3Cette source était réputée pour avoir des vertus bienfaisantes dans le traitement des fièvres, et pour la stérilité. En déposant un sucre dans l'encadrement de la petite fenêtre, si le sucre disparaissait, le voeu d'enfant était exaucé.

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La chapelle Saint-Ulrich d'Avolsheim

Avolsheim_Saint_Ulrich_7La chapelle Saint-Ulrich de plan en croix grecque (en forme de trèfle à quatre feuilles), qui s’élève au milieu du village, entre l’église Saint-Materne et la Bruche, se signale par son clocher octogonal roman et ses quatre absidioles tronquées. Initialement ces absidioles étaient circulaires. Elles sont orientées selon les points cardinaux.














Avolsheim_Saint_Ulrich_10L'édifice semble avoir été construit à l'extrême fin du Xème siècle ou au tout début du XIème, sur le modèle des chapelles tétraconques des pays slaves (noyau central circulaire, coupole et dôme, absidioles en fer à cheval voûtées en cul-de-four), faisant de ce monument le second témoin d’architecture religieuse rurale de l’époque carolingienne connu en Alsace, après le Dompeter.













Avolsheim_Saint_Ulrich_1Entre 1160 et 1180, le lanternon qui surmontait le tambour de la coupole fut remplacé par le clocher octogonal actuel et l'intérieur de la chapelle fut orné de peintures. (Sur le côté nord une fenêtre géminée, plus petite que les autres et richement ornée, surmonte une porte d’accès au clocher. Une belle flèche couverte de tuiles, accentue encore le plan central de la chapelle.)













Avolsheim_Saint_Ulrich_8En 1774, Saint-Ulrich devint l’église paroissiale du village. On lui ajouta, à l’est, une nef et un chœur, la chapelle faisant alors fonction de porche pour l'église. Pour ouvrir le passage vers la nef, on supprima l’absidiole est. L’entrée ouest, qui est toujours utilisée, fut sobrement ornée d’un fronton triangulaire portant deux pots à feu.
Pour les aligner sur les murs latéraux de la nef on tronqua les absidioles nord et sud, que l’on munit de fenêtres plus grandes.






Avolsheim_Saint_Ulrich_5aC’est à côté de l’église existante, devenue trop petite, que fut édifiée en 1911 une nouvelle église de style néo-roman, Saint-Materne. On démolit un peu plus tard la nef et le chœur de Saint-Ulrich pour ne conserver que la partie ancienne, dont on referma l’absidiole est. Cette absidiole fut munie d’une fenêtre et couronnée d’un fronton semblable à celui de l’entrée. Le sol de la chapelle reçut alors son carrelage de terre battue ou cuite.












Avolsheim_Saint_Ulrich_11Au XIX ème siècle, en raison de son plan circulaire, plusieurs historiens avaient supposé que l’édifice - devenu vestibule d’église - était un ancien baptistère. Un sondage archéologique destiné à vérifier cette hypothèse fut effectué en 1937 ; il fut négatif sur ce point, mais révéla l’existence, sous le carrelage de 1916, des remblais et des sols plus anciens.

Malgré la distance entre la chapelle Saint-Ulrich et le Dompeter, ces deux monuments éloignés de 700 m. l’un de l’autre, pourraient fort bien avoir été à l’époque carolingienne, réunis dans un même domaine, dont ils seraient les seuls bâtiments parvenus jusqu’à nos jours.









Avolsheim_Saint_Ulrich_6De nos jours, où l'endroit est gardé, tel un capitole alsacien, par les oies de la Bruche...













Les fresques

Avolsheim_Saint_Ulrich_2En 1967, le Service des Monuments historiques suscita le dégagement de peintures murales dans la coupole et le tambour, le même service projeta pour la fin de l’année 1981 la restauration de l’ensemble du monument.

Les fresques mises au jour dans la coupole et dans les absidioles, suite à l'intervention des services des Monuments historiques en 1968, sont uniques en Alsace et sont estimées dater du XII ème siècle, puisque apparentées par leur style aux fresques romanes des pays rhénans et du sud de la France.










Avolsheim_Saint_Ulrich_3Trois couleurs, le vert, le rouge et l’ocre y prédominent. Hélas, leur état défectueux rend difficile la lecture de leur signification.
Elles se présentent sur trois niveaux : dans la calotte de la coupole où figure un ciel étoilé avec la Sainte Trinité, sur le tambour où sont représentés les quatre évangélistes, et sur la partie basse, où quatre tableaux sont séparés par quatre fenêtres romanes

(Tiré du document présenté dans la chapelle)

http://www.actuacity.com/avolsheim_67120/
http://syth85.free.fr/Eglises/Eglises%20Molsheim.htm
http://www.art-roman.net/avolsheim/avolsheim1.html
http://www.cc-molsheim-mutzig.fr/sysmodules/RBS_fichier/admin/download.php?fileid=193

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Église Sainte Colombe de Hattstatt

Hattstatt_9Hattstatt fut occupé depuis très longtemps. Des fouilles ont permis de retrouver des haches néolithiques, des poteries, des bracelets de bronze, des vestiges de canalisations romaines (du temps où le village s'appelait Altévic), des sarcophages des VIème et VIIème siècles.









Hattstatt_20Une des plus importantes familles nobles de la région porte de nom de Hattstatt. La première mention du nom de Hattstatt date de 1129, celle de la paroisse de 1286. Les sarcophages trouvés près de l'église font penser à une création de la paroisse au VIème siècle. Vouée au culte de la Raison durant la période révolutionnaire, l'église fut dotée de 3 cloches en 1812.








Hattstatt_22L'église se trouve sur une hauteur, en bordure de la localité, proche du château dont il ne reste que quelques traces.
Les parties basses de la basilique datent du XIème siècle, ce qui en fait l'un des plus anciens édifices religieux de la région.















Hattstatt_21Elle comprend traditionnellement une nef centrale et des bas-côtés. Un toit unique a aujourd'hui remplacé les toitures séparées originelles. Bel encadrement de la porte extérieure sud avec les armes de Henri de Hattstatt (+1500) et de son épouse Catherine de Stauffenberg (+1531)

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Hattstatt_12La première travée de la nef fait rupture avec la partie romane. Celle-ci comporte 4 travées séparées par des piliers alternés, ronds et octogonaux. Les chapiteaux cubiques portent l'écusson à base arrondie typique de cette période en Alsace.










Hattstatt_10La base du clocher du XIème siècle présente une voûte en berceau. Au-dessus se trouve une chapelle. la partie supérieure baroque date de 1772, la flèche de 1882.
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Hattstatt_8L'abside romane a été remplacée par un chœur gothique à croisée d'ogives et contreforts au XIVème siècle.

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Hattstatt_16On y voit une custode armoriée et deux remarquables portes sculptées du XVIIIème siècle.
Le retable à sculptures du XVIIème siècle vient du couvent des dominicaines Unterlinden de Colmar. Cet autel est surmonté de trois statuettes : sainte Colombe entourée des deux Jean. Plus haut se trouve une rare représentation de Dieu le Père.
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Hattstatt_15Sur le mur, au-dessus des fonts baptismaux (cuve monolithe posé sur un pied sculpté dont on aperçoit sur le côté les armes de la famille des Hattstatts et un écu martelé) encore utilisés de nos jours, sont exposés des fragments d'une cuve plus ancienne du XIème siècle.

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Hattstatt_1L'église recèle deux fresques remarquables : la première au-dessus d'un pilier du bas-côté droit, représentant le Christ de la flagellation. Une inscription indique le nom du donateur : Jacob Resch.
















Hattstatt_11La seconde, découverte en 1926 lors de travaux de rénovations de l'église, fut dégagée entre deux arcades sur le côté nord de la nef centrale : l'arbre de Jéssé symbolise la généalogie du Christ. Elle est semble-t-il contemporaine à la construction de l'église romane.














Hattstatt_3Les statues de Marie-madeleine, de Catherine, de l'évêque Blaise et de Sébastien datent du XVIIIème siècle.
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Hattstatt_17La travée ouest du bas côté nord a été remise au niveau de l'église du XIème siècle. Dans cette partie sont exposés des chandeliers de procession et des portes cierges de la confrérie saint Sébastien. Celle-ci avait succédé à la confrérie saint blaise, dont la première mention est signalée dans un document de 1330.
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Hattstatt_5Non loin, un puits en parfait état de conservation date du moyen-âge. L'année à laquelle il a été installé n'est plus lisible. Il est situé dans la rue du Bourgrain et peut être daté du XVIème siècle. Sur le puits on trouve les emblèmes de la famille des Hattstatt comme sur de nombreux édifices du village. Ce puits a certainement été financé par Nicolas de Hattstatt, qui est à l'origine de nombreux bâtiments dans le village.













Hattstatt_7Les maisons autour de l'église nous apportent aussi du beau...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hattstatt
http://www.paroisses-rouffach-nds.org/site/Hattstatt-23.html

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12 décembre 2008

L'autel des druides

Pfaffenheim_Schauenberg_11Les origines de Pfaffenheim sont sans doute liées à la présence des celtes dans la région. L'histoire du lieu peut se comprendre par l'étymologie de son nom : de l'allemand pfaffen, prêtre, et heim, habitat. Ce qui en fait à l'origine la demeure du prêtre, qui pourrait bien être un druide, si l'on se base sur la présence du dolmen situé sur le haut de la montagne surplombant le village, le Schauenberg.







Pfaffenheim_Schauenberg_26Appelé la table des druides, ce dolmen est naturel au départ, puis les hommes ont posé une seconde pierre plate plus petite sur la table originelle, afin de multiplier les énergies du lieu.
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Pfaffenheim_Schauenberg_23En effet, la table des druides fonctionne encore de nos jours. Protégé par une triple enceinte énergétique, que l'on peut deviner par la présence de portes délimitées par des rochers en grès, cet ancien lieu de culte est très puissant.










Pfaffenheim_Schauenberg_22Le sentier d'accès forme un labyrinthe, nécessaire pour la mise en fonction des pierres du dolmen. Il vous fera passer par les différentes portes, à condition de vous en échapper de temps en temps...
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Pfaffenheim_Schauenberg_8Un peu plus haut, une sorte de plateau auquel on accède par des marches succinctes taillées dans la roche. Il semblerait que ce fut là que les druides officiaient.

Il n'est donc pas étonnant que ce site sacré ait été récupéré par la tradition chrétienne.
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Le pélerinage du Schauenberg et la statue miraculeuse

Pfaffenheim_Schauenberg_14Selon une légende, il débuta vers l'an 1400, quand des habitants de Pfaffenheim virent aparaitre sur la montagne une lueur mystérieuse, qui disparut rapidement. Il s'exclamèrent alors "Schau an Berg !", autrement dit, "regardez vers la montagne !". Sur le lieu de cette aparition, un ermite vint s'installer, Uldaricus, qui construisit une petite chapelle et la dédia à son saint patronyme : l'évêque Ulrich d'Augsbourg (890-973), premier saint catholique canonisé par le Pape Jean XV.



















Pfaffenheim_Schauenberg_15Une deuxième légende raconte qu'un chevalier, revenant de terre sainte et passant devant la montagne, entendit une voix mystérieuse lui dire "Schau an Berg". Curieux, il s'y rendit et découvrit une statue de la vierge sortant du sol, entourée de flammes. Il construisit en ce lieu la première chapelle.

Puis vint le miracle. D'après des documents du XVIIIème siècle basés sur des archives antérieures, en 1446, une comtesse de Hesse, malade, eut une vision lui indiquant le Schauenberg comme lieu de guérison. Elle y envoya un émissaire, et lui confia une statue de la vierge qu'elle vénérait. La comtesse fut guérie miraculeusement et la statue fut placée dans la chapelle. La tradition nous apprend qu'il fut impossible de l'en déloger, signe de la volonté de Marie d'être vénérée au Schauenberg.








Pfaffenheim_Schauenberg_4Quoi qu'il en soit, le Schauenberg devint un lieu de pèlerinage, et de nombreux ex-votos témoignent de la persistance de ce haut-lieu de guérison (une personne de Pfaffenheim fut guérie dans la chapelle même en 1823), et de miracles (comme celui qui sauva une jeune fille de Rouffach ayant fait une chute grave du haut d'un rocher et qui ne fut pas blessée).

En 1590, un témoignage de l'évêque de Strasbourg Jean IV de Manderscheidt Blankenheim nous apprend que la première statuette fut volée. Une autre sculpture fut faite et placée par les Franciscains en 1695 sur l'autel principal dans une niche splendidement nickelée. Le 15 mars 1912, elle fut volée à nouveau, mais 2 jours après elle fut retrouvée par les enfants de l'école. C'est celle que nous pouvons contempler de nos jours.
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