30 septembre 2008

Saint Kevin

Glendalough__st_Kevin_2aSaint Kevin, ou Coemhghien (Coemgen)en gaélique, signifie "le bien engendré". Né en 498, on le dit descendant d'une famille régnante de Leinster. Il étudia, enfant, sous la direction de trois hommes, Eoghan, Lochan et Eanna, puis fut instruit par le Gallois saint Pétroc de Bodmin qui résida un temps en Irlande.
Sa légende a survécu grâce à l'Acta Sanctorum, basé sur un ancien manuscrit. L'auteur d'un commentaire sur ce manuscrit, le Père Francis Baert,  explique que " bien que la véracité de plusieurs des légendes rapportées soient douteuses, il a été décidé de les conserver en faveur de l'antiquité du document, ayant été écrit aux alentours du XIIème siècle".













Glendalough__st_Kevin_1aLa naissance et l'enfance de Kevin figurent en bonne place dans les légendes traditionnelles : un ange sachant que l'enfant était sur le point d'être baptisé, vint voir ses parents et leur dit que l'enfant devait être appelé Kevin. Cronan, le prêtre qui  procéda à la cérémonie, déclara : " Ce fut sûrement un ange du Seigneur, et comme il a nommé l'enfant, ainsi doit-il être appelé". Une mystérieuse vache blanche venait chez ses parents chaque matin et chaque soir pour fournir le lait pour le bébé. Sa légende raconte aussi qu’à l’âge de 7 ans, alors qu'il priait les mains  étirées vers le ciel, un merle est venu pondre ses œufs dans le creux de ses mains. Kevin resta immobile pendant que l’oiseau construisait le nid. Il ne bougea pas pour toute la durée du Carême. L’oiseau nourrissait Kevin avec des baies et des noix. À la fin du
Carême, les oisillons se sont envolés et le nid était vide.
Puis vient une longue série de miracles, allant de la guérison des corps à celle de l'âme.





Glendalough_1Kevin vint s'installer dans une grotte au bord du lac supérieur de Glendalough où il passa 7 ans en ermite. Il priait exclusivement dans la nature, au pied d’un arbre, sur le roc ou même dans la rivière. Quand il priait longtemps dans la rivière, une loutre venait lui porter du poisson pour qu’il conserve son énergie. Chaque jour, une vache sortait du troupeau et venait le voir pour lécher sa tunique pendant qu’il priait. Lorsque la vache revenait pour se faire traire, elle produisait d’immense quantité de lait. Le fermier, intrigué par les pouvoirs de Kevin, fut le premier à être converti dans la région. Kevin eut alors des visions lui demandant de construire un monastère sur les bords du Lac. Ce qu'il fit.

Glendalough__st_Kevin_3a

Il devint l'un des plus grands évangélisateurs d'Irlande après saint Patrick, consacrant le reste de sa vie à diriger son monastère où l'on soignait les malades et où l'on transcrivait les évangiles avec de merveilleuses enluminures. Il mourut en 618, à l'âge de 120 ans.

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Les Tuatha De Danann, Dagda, Aengus et Ogmius

L'histoire commence avec la partie mythique, celles des invasions successives de l'île par différents peuples :
-Première invasion : Partholon , création de l’être humain.
-Deuxième invasion : Nemed , la spiritualité , la tradition et la religion.
-Troisième invasion : Fir Bolg , les guerriers.
-Quatrième invasion : les Tuatha Dé Dannan , les dieux et le druidisme.
-Cinquième invasion : les Milésiens, ou celtes, époque actuelle.

Hill_of_Tara_Thuata_de_Dannan_cernunnosDans l'histoire mythique, telle qu'elle nous est rapportée par le Lebor Gabála Érenn (Livres des conquêtes de l'Irlande), les Tuatha, les dieux, ont débarqué et pris possession de l'île, après avoir battu les Fir Bolg lors de la Cath Maighe Tuireadh (Seconde bataille de Mag Tured). Selon les sources littéraires médiévales, la société divine est structurée de la même manière que la société humaine, et l'organisation des Tuatha Dé Danann est hiérarchisée en trois classes fonctionnelles :

-la fonction sacerdotale dont le rôle recouvre le Sacré est assurée par le Dagda
-la fonction guerrière qui se charge notamment de la souveraineté, représentée par Ogme le dieu-guerrier et Nuada le dieu-roi
-la fonction artisanale qui doit produire pour l'ensemble de la communauté, figurée par Goibniu, Credne et Luchta

Hill_of_Tara_Thuata_de_Dannan_dagdaLe Dagda est le dieu-druide par excellence (et par conséquent le dieu des druides), il a en charge le sacré, la science, les contrats. Il règne sur le temps, l'éternité et sur les éléments, ainsi que sur le Sidh (l'Autre Monde celtique) mais lui-même habite le Brug na Boinne, ou "hôtel de la Boyne" que Oengus, son fils, va lui ravir. Sous prétexte d'en avoir la jouissance pendant une nuit et un jour, le Dagda prête sa résidence, mais la durée symbolise l'éternité et Oengus la garde définitivement. Cette résidence, qui n'est autre qu'un Sidh, est assimilée au site mégalithique de Newgrange, au nord de Dublin. Oengus est appelé le "maître du sidh de Brug-Na-Boyne".




ogmios1Il forme un binôme avec son frère Ogme (l'Ogmios des Gaulois), le dieu de la magie guerrière, dont il est le complément. De par sa fonction, c’est un druide parfait, il est omniscient et omnipotent, c’est aussi un guerrier puissant. Il a un côté paternel et nourricier. On le décrit parfois comme un géant hideux et un ogre paillard. Ses accouplements avec les déesses sont nombreux. On lui connaît plusieurs talismans, dont le chaudron d'abondance (symbole de prospérité), la massue qui tue et ressuscite (symbole de sa puissance) et la roue (symbole cosmique).





Hill_of_Tara_Thuata_de_Dannan_dagda_7aOengus (ou Aengus, ou Mac Oc) est le fils naturel du Dagda et de Boand (nom de la rivière Boyne). Dans l’organisation des Tuatha Dé Danann, c’est un dieu qui participe aux trois fonctions (sacerdotale, guerrière et artisanale). Il est comparable à Apollon de la mythologie grecque.






aran_aDun Aengus, une forteresse en demi-cercle qui se trouve au bord d'un falaise sur Inishmore, une des îles d'Aran, qui signifie "Forteresse d' Oengus", fut l'une de mes plus belles rencontres. Le lien avec les sites de Newgrange et de Tara s'est donc fait après plusieurs années...

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Saint Gaudérique

saint_gauderique_bSaint Gaudérique ou Gaudéric est un saint local de Perpignan, fêté le 16 octobre. Il vécut au IXème siècle, et fut enterré à Viéville (aujourd'hui Saint-Gaudéric dans l'Aude). Sa châsse est vénérée à Perpignan. Il est patron du Roussillon, de Perpignan, de Saint-Martin du Canigou, de Mirepoix.
saint_gauderique_a















saint_gauderique_cIl n’existe pas de document ancien sur la vie de ce saint. D’après les pères bénédictins rédacteurs de " La vie des Saints et des Bienheureux " les récits qui sont parvenus jusqu'à nous sont du domaine de la légende. On le représente avec un bâton ou un épi de blé (retable de Louis Généres, 1685, cathédrale de Perpignan qui provient de l'abbaye de Saint-Martin du Canigou), ou encore accompagné de son attelage de bœufs, car il était paysan.

Il exploitait en commun avec ses deux frères la terre reçue en héritage, en indivision. C’était un homme réputé pour sa piété.
« Un jour qu’ils battent le blé sur l’aire, le ciel se couvre. Un orage épouvantable s’approche. Gaudérique se met à  prier. Miracle, les nuages s’écartent en arrivant au dessus de l’aire, qui reste intacte alors que la campagne environnante est ravagée.




saint_gaud_rique_dUne autre fois, connaissant sa piété, le carillonneur veut lui faire une farce : Il sonne l’angélus alors que Saint Gaudérique passe la rivière au gué. Sans hésiter le Saint s’agenouille dans l’eau, et l’eau s’arrête pour qu’il ne se mouille pas. Désormais Saint Gaudérique sera invoqué dans le Roussillon pour agir sur les éléments, il est "le patron des écluses célestes". Chaque fois qu'il le paraît nécessaire, on promène ses reliques en longues processions, pour lui demander d'apporter soit la pluie soit le beau temps.

En 1014 les moines de Saint Martin du Canigou viennent dérober une partie des reliques du saint.
En 1648 l'abbaye du Canigou offre une partie de ces reliques  à Louis XIII qui les confie à l’abbaye du Val de Grace à Paris.
Le restant des reliques qui étaient demeurées au Canigou fut transporté à l'église St Jean de Perpignan en 1783.

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Saint Antoine

Galamus_saint_antoine_le_grand_gaAntoine, né vers 251 en Haute Egypte, avait dix-huit ans lorsque moururent ses parents, chrétiens à la fortune considérable, qui lui laissaient le soin d'élever sa petite sœur. Observant et pratiquant, il fut un jour vivement frappé par cette invitation de Jésus : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel : viens et suis-moi ! » (Mat, XIX 21). Il obéit, mais fit toutefois une réserve des ressources nécessaires à sa sœur. Bientôt il fut impressionné par une autre parole du Sauveur : « Ne vous mettez pas en peine du lendemain. » (Mat, VI 34).










Galamus_saint_antoine_le_grand_aaIl se débarrassa de sa réserve, confia sa sœur à une communauté de vierges, et se retira dans une solitude voisine de Qéman, entre Memphis et Arsinoé ; conduit par un vieil ascète, Antoine partagea son temps entre la prière et le travail. Cette demi-retraite ne lui suffit pas longtemps ; quand sa réputation lui amena trop des visiteurs, il se réfugia dans un des anciens tombeaux égyptiens de la montagne où, de temps à autre, un ami lui apportait des provisions. Là commencèrent ses tribulations : le démon lui livrait de furieuses attaques. Un matin l'ami charitable le trouva étendu inanimé sur le sol ; il le rapporta au village où, le croyant mort, on prépara ses funérailles. Antoine reprit ses sens et demanda à être ramené immédiatement dans sa grotte.









Galamus_saint_antoine_le_grand__jaLes assauts du démon continuèrent. Antoine chercha une retraite encore plus profonde, au delà du Nil. Vingt ans, il vécut enfermé dans un château ruiné, toujours aux prises avec Satan.
Sollicité par les visiteurs qui venaient lui demander ou des miracles ou une règle de vie, il établit en 305 des ermitages où ses disciples, attentifs à ses discours et s'inspirant de ses exemples, pratiquaient un héroïque détachement.













Galamus_saint_antoine_le_grand__laEn 311, Antoine entendit dire que la persécution de Maximin ensanglantait l'Egypte ; il descendit à Alexandrie pour encourager les martyrs et partager leurs souffrances. Il s'attendait à être mis à mort, mais il ne fut pas inquiété. L'année suivante, il reprit le chemin de sa solitude ; animé d'une sainte émulation, il s’y imposa des jeûnes et des veilles plus austères. Il s'enfonça dans le désert de la Haute Egypte pour fixer sa résidence au mont Qualzoum, appelé plus tard Mont Saint Antoine, où il s'installa près d'une source, au milieu d'une palmeraie. Il cultivait lui-même un petit jardin pour aider à sa subsistance.

Galamus_saint_antoine_le_grand__kaLes disciples restés près du Nil construisirent le monastère de Pispir où Antoine les venait visiter à intervalles réguliers. Dans ses dernières années, il permit à deux de ses disciples, Macaire et Amathas, de rester près de lui. De 312 jusqu'à sa mort, Antoine demeura dans son ermitage où il y recevait des visiteurs animés de dispositions fort diverses : les uns lui demandant des miracles ou des enseignements, les autres cherchaient à l'embarrasser, comme ces philosophes grecs ou ces ariens qu'il réduisit au silence. Athanase, son futur biographe, y vint à plusieurs reprises ; l'empereur Constantin lui écrivit pour se recommander à ses prières.










Galamus_saint_antoine_le_grand__iaVers 340, se place la rencontre d'Antoine et de l'ermite Paul dans les circonstances qu'a décrites saint Jérôme, dans la vie du second. Antoine ambitionnait d'imiter plus parfait que lui ; il apprit en songe qu'un anachorète, riche en mérites, vivait depuis longtemps dans une partie du désert qu'il croyait inhabitée. Sans tarder, il se mit à la recherche du saint homme, parvint non sans peine jusqu'à sa cellule, mais la trouva fermée. Paul qui l'avait pressenti, ne veut voir aucun être humain. Enfin, Paul céda aux instances réitérées d'Antoine, et les deux ermites tombèrent dans les bras l'un de l'autre, se saluant mutuellement par leur nom, s'entretenant des choses de Dieu, pendant qu'un corbeau apportait leur nourriture, un pain entier ce jour-là. ( http://www.eglise-armenienne.com/Hagiologie/Saints_universels/Antoine.htm )

Voici leur conversation telle que nous la rapporte le Synaxaire :

Galamus_saint_antoine_le_grand__eaAlors Paul demanda:" " Le monde subsiste-t-il ? " - " Oui. " - " L'injustice existe-t-elle encore sur la terre ? " - " Oui. " - " Les magistrats gouvernent-ils avec l'erreur de Satan dans l'esprit, en tyrannisant les faibles ? "
L'autre répondit: " Il en est ainsi. "
Paul prophétisa ensuite le développement du monachisme, et les divers troubles qui toucheraient l'Eglise. Le corbeau vint leur apporter un pain entier, pour la première fois depuis quatre-vingts ans. Peu après cette visite, Antoine vit l'âme de Paul monter au ciel dans la joie des anges. Il trouva le corps de Paul, l'enveloppa du manteau offert par l'empereur Constantin à saint Athanase, et, aidé par deux lions, il l'ensevelit en ce lieu, où se trouve depuis le IVe siècle le monastère Saint-Paul. Antoine offrit la tunique de Paul, en feuilles de palmier, à Athanase, qui la portait lors des grandes fêtes.

Galamus_saint_antoine_le_grand__daSur la fin de sa vie, Antoine descendit une seconde fois à Alexandrie où il convertit nombre d'hérétiques et d'infidèles. Peu après son retour, il annonça à ses deux disciples sa mort prochaine, leur fit promettre de ne révéler à personne le secret de sa tombe, légua à saint Athanase son manteau de peau et celui sur lequel il dormait. Il expira doucement en 356, un 17 janvier selon la tradition.

Les religieux ayant adopté le mode de vie solitaire de saint Antoine sont appelés anachorètes, s'opposant aux cénobites qui choisissent la vie en communautés monastiques.

La vie de saint Antoine et ses tentations ont inspiré de nombreux artistes, notamment Jérôme Bosch, Pieter Bruegel, Dali, Max Ernst, Matthias Grünewald, Diego Vélasquez. Gustave Flaubert lui a également consacré un récit (La Tentation de saint Antoine).

( explication des détails de la tentation de saint Antoine de Bruegel )


Galamus_saint_antoine_le_grand__baDe nombreuses représentations du saint nous le montrent accompagné d'un cochon portant une clochette. Selon Émile Mâle, qui signale que cette tradition date de la fin du XIVème siècle, le cochon n'a rien à voir avec la vie du saint mais avec un ordre religieux fondé en Dauphiné en 1095 (les Antonins) : les porcs n'avaient pas le droit d'errer librement dans les rues, à l'exception de ceux des Antonins, reconnaissables à leur clochette.







Galamus_saint_antoine_le_grand__caFlaubert écrivit trois versions de ce long poème cosmique où l'anachorète de la Thébaïde dialogue avec des apparitions successives. Antoine, évoquant les souvenirs trop vivaces de son passé, connaît à nouveau les tentations démoniaques : des visions de luxe, les séductions du pouvoir ou de la volupté le sollicitent ; plus troublante encore est l'apparition de son disciple, Hilarion, qui lui présente « tous les dieux, tous les rites, toutes les prières, tous les oracles », soulignant les contradictions des Écritures. Et quand, sous le nom de Sciences, le démon dévoile à Antoine les secrets de l'univers, l'anachorète aspire un moment à se fondre dans la matière dont il aperçoit l'extraordinaire foisonnement.









Extrait de "La Tentation de Saint Antoine" de Gustave Flaubert :

Galamus_saint_antoine_le_grand__fa- ISIS : "Ô Neith, commencement des choses ! Ammon, seigneur de l'éternité, Ptha, démiurge, Thoth son intelligence, dieux de l'Amenthi, triades particulières des Nomes, éperviers dans l'azur, sphinx au bord des temples, ibis debout entre les cornes des boeufs, planètes, constellations, rivages, murmures du vent, reflets de la lumière, apprenez-moi où se trouve Osiris !
Je l'ai cherché par tous les canaux et tous les lacs, -plus loin encore, jusqu'à Byblos la phénicienne. Anubis, les oreilles droites, bondissait autour de moi, jappant, et fouillant de son museau les touffes des tamarins. Merci, bon Cynocéphale, merci !
Elle donne au singe, amicalement, deux ou trois petites claques sur la tête.
Le hideux Typhon au poil roux l'avait tué, mis en pièces ! Nous avons retrouvé tous ses membres. Mais je n'ai pas celui qui me rendait féconde !"
Elle pousse des lamentations aiguës.
- ANTOINE est pris de fureur. Il lui jette des cailloux, en l'injuriant : "Impudique ! va-t'en, va-t'en !"
- HILARION : "Respecte-la ! C'était la religion de tes aïeux ! tu as porté ses amulettes dans ton berceau."

( http://pagesperso-orange.fr/jb.guinot/pages/antoine1.html )

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Saint Aventin

Saint_Aventin_de_BigorreJadis, les habitants du Pays de Luchon étaient païens. Une femme souffrait les douleurs de l'accouchement depuis plusieurs heures, sans pouvoir être délivrée... Une servante raconta que l'eau bénite des chrétiens faisait des miracles. On en envoya chercher, et effectivement, elle fut délivrée instantanément. Le petit Aventin naquit, en 778.

Une fois adulte et devenu ermite, son zèle de prédicateur fut mal vu des Maures qui occupaient la région. Ceux-ci le firent enfermer dans le château de Saint-Blancat, près de Luchon. Mais Aventin sauta sans mal du haut du sommet de la tour... traversa toute la vallée et retomba sans mal de l'autre côté, imprimant l'empreinte de son pied dans une pierre. (Cette pierre est toujours visible, sur le seuil de la chapelle du Miracle édifiée à cet emplacement).






Saint_Aventin_1Un autre épisode met Aventin en lien avec le roi des animaux Pyrénéens. Un ours de la montagne, fou de rage, s'était jeté sur le saint. Celui-ci retira de sa patte une épine, ce qui creva l'abcès. De ce moment, l'ours devint docile et suivit partout son sauveur.

Les Maures finirent par s'impatienter pour de bon, et décapitèrent Aventin en l'an 800. Il prit sa tête coupée entre les mains, descendit la vallée d'Oueil, remonta la vallée du Larboust. Là, il alla s'enterrer lui-même sous la pierre où s'était gravé jadis son pied, lorsqu'il avait sauté de la tour.

Trois siècles passèrent, et nul ne se souvenait de l'emplacement du tombeau d'Aventin. Au XIème siècle, un berger s'aperçut que le taureau de son troupeau ne paissait plus et grattait autour de cette pierre. Les villageois creusèrent, et découvrirent le corps de Saint-Aventin qu'ils tentèrent d'extraire, mais un essaim d'abeilles le protégeait. Le pape autorisa l'exhumation du corps et les insectes disparurent. La dépouille fut alors transportée sur un chariot par des bœufs, qui s'arrêtèrent en un lieu où l'on décida de construire une église, qui porte toujours son nom.

Le jour de sa fête, le 13 juin, le pèlerinage attirait des foules venues en particulier de Bénasque, du moins jusqu'à la Révolution qui mit fin à ces festivités. Selon la tradition, pendant une épidémie de peste qui ravageait leur contrée, les Bénasquais se placèrent sous la protection de saint Aventin et le fléau disparut.

Aventin, saint céphalophore, est invoqué pour obtenir le soulagement des maux de tête. Pendant longtemps, les jeunes gens qui passaient sur la pierre gravée de son pied devaient trouver rapidement l'âme sœur.

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Amon-Rê

Le_Louvre_Egypte_255C'est le dieu le plus important de la mythologie égyptienne. Malgré son nom, sa véritable forme est celle d'Amon. Il prend les titres d'Amon-Rê lorsqu'il est dans toute sa gloire. Son lieu de culte principal est dans la ville antique d'Ouaset, ou Louxor (Thèbes) mais surtout à Karnak, le temple le plus riche du pays. Son nom dépassa vite la ville et le pays l'adora.
Amon le caché apparaît comme un dieu souverain. Certaines légendes racontent que par sa semence, il fertilisa le cosmos. Il avait la peau bleue car sa chair était constituée de lapis-lazuli, pierre magique par excellence. Sous la VIe dynastie, il fut associé à Rê, dieu solaire d'Héliopolis.

Il est Imen achâ renou, (Amon aux noms multiples). Les attributs d'Amon sont : Le disque (Image du soleil), les cornes et le fléau, mais il est surtout représenté ou avec une tête de bélier, ou sous forme humaine, portant des cornes de bélier. Il est l'époux de Mout et le père du Dieu Khonsou avec lesquels il forme une triade.

http://www.louvre.fr/llv/commun/home.jsp

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Hathor

Le_Louvre_Egypte_254Hathor est ici représentée sous 4 formes : la vache, la femme, la lionne, le serpent.
Dans la mythologie égyptienne, Hathor est à l'origine une déesse céleste confondue avec Nout. Son attribut est le collier à contrepoids. Considérée comme l'œil de Rê, c'est elle qui, dans la version de la création d'Hermopolis, châtie les humains.













Le_Louvre_Egypte_253Mais elle est plus connue en tant que déesse des festivités et de l'amour. Dans ce rôle elle était adorée à Denderah et, associée au dieu Horus, dans la ville d'Edfou. Elle était représentée sous les traits d'une vache, ou d'une femme portant le disque solaire entre ses cornes. Elle avait également pour fonction de fournir la nourriture céleste pour les morts dans les enfers.

Le_Louvre_Egypte_294Hathor est certainement une des divinités les plus anciennes de l'Égypte, car sa représentation est marquée sur la palette du roi Narmer. Son nom signifie « Demeure du dieu Horus », ce qui fit d'elle l'épouse du dieu-faucon.

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Isis

 

Le_Louvre_Egypte_Isis_328«Je suis la Nature, mère des choses, maîtresse de tous les éléments, origine et principe des siècles, divinité suprême, reine des Mânes, première entre les habitants du ciel, type uniforme des dieux et des déesses. C’est moi dont la volonté gouverne les voûtes lumineuses du ciel, les souffles salubres de l’océan, le silence lugubre des enfers.














Le_Louvre_Egypte_330aPuissance unique, je suis par l’univers entier adorée sous plusieurs formes, avec des cérémonies diverses, avec mille noms différents.


Le_Louvre_Egypte_334













Le_Louvre_Egypte_336Les phrygiens, premiers nés sur terre, m’appellent la déesse-mère de Pessinonte ; les Athéniens autochtones me nomment Minerve la Cécropienne ; chez les habitants de l’île de Chypre, je suis Vénus de Paphos ; chez les Crétois armés de l’arc, je suis Diane Dictynna ; chez les Siciliens qui parlent trois langues, Proserpine la Strygienne ; chez les habitants d’Eleusis, l’antique Cérès. Les uns m’appellent Junon, d’autres Bellone;ceux-ci Hécate, ceux-là la déesse Ramonte. Mais ceux qui, les premiers, sont éclairés par les rayons du soleil naissant, les peuples d’Ethiopie, de l’Asie et les Egyptiens, puissants par leur antique savoir, ceux-là me rendent mon véritable culte et m’appellent de mon vrai nom : la reine Isis.»

Apulée «Metamorphoses XI»

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Osiris 2

Le_Louvre_Egypte_279Cette statue de bois enduit représente le célèbre dieu Osiris, souverain du monde des morts, assassiné par son frère Seth et ressuscité par sa sœur et épouse Isis. Elle est faite de bois stuqué, encore partiellement doré, et d'éléments rapportés en métal cuivreux, comme les détails de la couronne ou les sceptres. Les yeux, quant à eux, sont incrustés d'albâtre et de verre. Le dieu est représenté selon son iconographie habituelle, debout, le corps enserré dans un linceul, les bras croisés sur la poitrine, tenant le flagellum et le sceptre héqa. Il porte une barbe tressée et recourbée ainsi que la couronne atef, constituée d'une mitre, de deux plumes d'autruche, de deux cornes de bélier et de deux uræus.

Le_Louvre_Egypte_280

















Le_Louvre_Egypte_283Fils de Geb, le dieu-Terre et de Nout, la déesse-Ciel, Osiris épousa sa sœur, Isis, et succéda à son père sur le trône d'Égypte. Une légende tardive, racontée par le Grec Plutarque, relate le meurtre du dieu par son frère, Seth, jaloux de son rayonnement. Les textes égyptiens se contentaient d'allusions pour des lecteurs supposés connaître les faits.














Le_Louvre_Egypte_282Au cours d'un banquet, Seth, après avoir fait fabriquer un coffre richement décoré aux mesures de son frère, promit de l'offrir à celui des convives qui en s'y couchant le remplirait parfaitement. Quand Osiris s'y allongea, les complices de Seth refermèrent et scellèrent le coffre avant de le jeter dans le Nil. Isis, après une longue quête, retrouva le cercueil de son époux. Malheureusement, Seth découvrit le cadavre et le découpa en morceaux qu'il dispersa à travers l'Égypte. Isis aidée de Nephthys reconstitua le corps et, avec Anubis, elles fabriquèrent la première momie. Isis utilisa ensuite sa magie pour concevoir de son époux défunt Horus, leur fils. Ainsi ressuscité et pourvu d'un héritier, Osiris put devenir le souverain des morts.










Le_Louvre_Egypte_284Dieu à la personnalité complexe, lié à la crue du Nil, à la lune et à la royauté, Osiris doit sa grande popularité à son rôle funéraire. Probablement à l'origine dieu de la fertilité et de la végétation, l'extension de son culte dès l'Ancien Empire lui permet d'assimiler des divinités souterraines et d'acquérir un caractère funéraire. Son mythe promet une vie après la mort à chaque individu ayant bénéficié des rites appropriés. Chaque défunt devient un Osiris et accède à l'au-delà, alors que les croyances plus anciennes n'accordaient qu'un devenir vague et collectif lié au roi mort.

http://www.louvre.fr/llv/commun/home.jsp

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Osiris

Le_Louvre_Egypte_Osiris_277Osiris est le nom grec d'un dieu de la mythologie égyptienne. La traduction de ce nom présente des difficultés et plusieurs hypothèses sont proposées. Ainsi « Ousir », ou « Iousiris », selon une ancienne graphie, a été traduit par « Siège de l'Œil » (du soleil ?), « L'œil puissant », « Celui qui fait son trône » (par allusion à son siège), « Le siège de la puissante » (par référence à la couronne), « Celui qu'elle a remis en fonction » (se rapportant à sa résurrection et à sa nouvelle puissance créatrice, grâce à la magie d'Isis).




















Le_Louvre_Egypte_276Son nom égyptien est Ousir ou Asir ; on l'appelait aussi Ounen-Néfer (« L'éternellement beau »), Khenty-Imentyou (« Celui qui est à la tête des Occidentaux », c'est-à-dire des défunts) ou encore Ousir Kem-Our (Le Grand Noir).







Le_Louvre_Egypte_284Il fait partie de la grande Ennéade d'Iounou (Héliopolis). C'est le dieu des morts et le garant de la survie du défunt dans le monde souterrain. Son symbole est le pilier Djed, ses attributs sont la barbe postiche, la crosse Héka, le flagellum Nékhekh et la couronne Atef.

Dans les textes des pyramides, le roi défunt est identifié à Osiris. Au Moyen Empire, l'immortalité n'est plus le privilège du souverain : chaque défunt pouvait accéder à la vie éternelle, devenant lui-même pareil à Osiris.











Le_Louvre_Egypte_251À Abydos, où devait être conservé un reliquaire-fétiche censé renfermer la tête du dieu, la sépulture du roi Djer, pharaon de la Ire dynastie, fut assimilée au tombeau d'Osiris. Séthi Ier y fit construire un cénotaphe qui reprenait l'architecture de ce tombeau et l'accola au temple dédicatoire qu'il construisit sur la route de pèlerinage de la ville sainte. Abydos était la porte reliant le monde souterrain au monde des vivants et le lieu de la « Grande Procession » annuelle.










Le_Louvre_Egypte_Osiris_2_336On a pu identifier d'autres sépultures d'Osiris dont celle de Gizeh, récemment découverte, celle de Philaé, sur une île voisine du grand temple d'Isis, celles de Dendérah et de Karnak. D'autres encore sont attestées par les historiens antiques comme Hérodote, qui en a visité une à Saïs.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Osiris

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