31 août 2008

Le dolmen des Fades de Pépieux dans l'Aude

Dolmen_des_Fades_17Situé au milieu d'un bosquet de pins un peu à l'écart de la route, le dolmen s'élève sur un coteau au lieu-dit "Lo Morrel dos Fados"ou  "Morrèl de las Fadas", ce qui veut dire en Occitan coteau des Fées. Le monument, connu aussi sous le nom de "Palet de Roland", est le plus grand dolmen à couloir large (autrefois appelé allée couverte ) du sud de la France.








Dolmen_des_Fades_2Il fut construit, d'après les archéologues, vers 3 500 avant notre ère (fin du Néolithique) par le peuple de la culture de Véraza : des vestiges de cette culture furent retrouvés sur place d'abord en 1903, après un labourage en profondeur, puis en 1946 après les fouilles plus minutieuses d'Odette et Jean Taffanel qui révélèrent une nécropole du type "Champs d'Urnes". On y a retrouvé entre autres, un poignard à rivets de cuivre, pièce très originale conservé au musée d'Olonzac.






Dolmen_des_Fades_4Au début du XXème siècle, la partie visible du dolmen ne comportait qu'une grosse dalle calcaire inclinée reposant d'un côté sur le sol, de l'autre sur trois piliers de grès.
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Dolmen_des_Fades_11De 1962 a 1965, une action de sauvetage est entreprise sous la direction de Jean Guilaine : fouilles et construction d'un pilier postiche pour soutenir la table de couverture, pesant environ dix tonnes, qui fut vraisemblablement apportée du causse de Siran, le site le plus proche comportant ce matériau.
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Dolmen_des_Fades_6Cette restauration aboutit au classement définitif du dolmen par arrêté ministériel du 5 Mars 1969. En 1972, une consolidation générale du monument est réalisée par la Conservation Régionale des Bâtiments de France.










Dolmen_des_Fades_9Vingt-cinq ans après la dernière action de sauvegarde, une remise en état s'avérait nécessaire afin que la plus grande tombe dolménique de la France méridionale soit présentée au public et aux spécialistes sous une image plus proche de son état initial. Les travaux ont été réalisés sous la conduite de Régis Martin, architecte en chef des monuments historiques, et le contrôle de Jean Guilaine ainsi que de l'archéologue Yann Geay, en ce qui concerne les murets.












Dolmen_des_Fades_7Les piliers orientaux ont été remontés à leur hauteur initiale qui était connue. La teinte, la patine et la forme, ont été reconstituées. La restauration a l'avantage de soustraire à la vue le pilier artificiel supportant la dalle de couverture dont l'effet était disgracieux. Un remblaiement a été effectué pour redonner au tumulus, dégradé par l'érosion, un aspect plus proche de l'origine. Les murets en pierre sèche du couloir d'accès ont été repris. De vieilles pierres, récupérées dans l'environnement du monument, ont été utilisées.





Dolmen_des_Fades_5Avec son axe approximativement sud-ouest nord-est, il est constitué par une galerie mégalithique de 24 m de long incluse dans un tumulus de quelque 35 m de longueur, comprenant trois parties :










Dolmen_des_Fades_8- Un couloir de 11,40m de développement sur 2,10 m de large, marqué par des piliers disposés face à face, alternant avec des murets de pierres sèches dont subsistent quelques témoins d'origine.










Dolmen_des_Fades_14- Une antichambre de 6 m de longueur, ayant conservé son importante table de couverture ( 6,70m de long sur 2,80 m de large) reposant sur des piliers dont deux viennent d'être restaurés.
















Dolmen_des_Fades_10- Une "cella" terminale, barrée par une épaisse dalle de chevet.

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Dolmen_des_Fades_12La transition du couloir à l'antichambre et de celle-ci à la cella est assurée par deux portes réalisées par des dalles jointives sculptées en hublot. Les matériaux qui ont servi à la construction de ce monument sont d'extraction locale. On distingue du grès rouge, dont certains affleurements sont encore visibles auprès de la butte portant le mégalithe, du grès grisâtre, affleurant également à proximité du site, et du calcaire dont l'origine est plus éloignée : une énorme dalle, qui pèse entre vingt et trente tonnes, a été transportée sur près de deux kilomètres.




Dolmen_des_Fades_16Cet endroit est vraiment bien nommé le dolmen des Fées : à l'intérieur de la dernière chambre, celle que l'on appelle la cella, se passent des choses bizarres. Il m'a semblé que c'était une porte ouverte sur un espace-temps différent...








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30 août 2008

Le menhir de la Lèque, à Lussan

Lussan_Menhir_de_la_Pierre_Plant_e_4Appartenant à un espace de plateaux calcaires et de combes particulièrement propices à l'habitat primitif, la région de Lussan est riche au point de vue préhistorique. Si le témoignage le plus spectaculaire de cette richesse est le menhir de la Lèque, dit de Pierre Plantée ou Peyrefiche, nombreuses sont les grottes qui ont servi à l'habitat préhistorique ou aux sépultures de ces temps reculés.
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Lussan_Menhir_de_la_Pierre_Plant_e_3Un certain nombre d'entre elles, à la suite des découvertes qui y ont été faites, figurent en bonne place sur la carte de l'archéologie préhistorique de notre région comme le site de Las Très Tinos ("tinno", cuves, marmites de géant, en patois languedocien), la Grotte des Fées, la grotte sépulcrale du Renard, l'aven du Camelier (à l'origine Camp Milhièr : champ de maïs, francisé en chamelier). Les habitats temporaires nés de la nécessité de se défendre (oppida des Serres, de Saint Martin et de Saint Pierre, de la Lèque et probablement de Prades et de Lussan) vont soit être abandonnés dans les époques les plus sûres, soit devenir l'objet d'un habitat permanent.









Lussan_Menhir_de_la_Pierre_Plant_e_8Dominant le site des Concluses et à 3 km du hameau de Beth, au lieu-dit du bois du Vallat-de-Nerderie, la Pierre Plantée est donc un menhir de grande taille : il mesure 5,60 m de hauteur. Il est le plus haut du sud de la France.
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Lussan_Menhir_de_la_Pierre_Plant_e_17Les archéologues pensent qu'il date de la période Chalcolithique : le chalcolithique désigne la « période où un outillage principalement en pierre peut être complété par des objets en cuivre », ce qui est caractéristique, en archéologie, de certaines cultures ayant existé à la fin du Néolithique ou au début de l'Âge du bronze (vers -2300 à -1800 en Europe occidentale). Quand à moi, je trouve pour date de sa mise en place -11 500, avec réutilisation en - 7 500 et - 2 400.












Lussan_Menhir_de_la_Pierre_Plant_e_13Très isolé dans la garrigue, il est encore très puissant pour ceux qui peuvent mesurer les énergies. Autour de lui, des "paliers" ou "portes énergétiques" sont encore en place.
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Pas très loin du hameau de la Lèque, Le dolmen de la table des Turcs se situe aussi non loin du hameau de la Lèque. A ma prochaine visite, les photos...

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San Clemente, historique

San_Clemente_2San Clemente (Saint-Clément) est située en bordure de l'ancienne route de la vallée comprise entre le Coelius et l'Oppius, qui monte actuellement vers San Giovanni in Laterano (Saint-Jean-de-Latran).











San_Clemente_13La basilique porte le nom du 3ème successeur de Pierre, Clément 1er, martyr victime des persécutions de Domitien, ayant détenu la charge épiscopale de 92 à 101. Selon Origène et saint Jérôme, il aurait été disciple de saint Paul. Il se pourait aussi que San Clemente doive son nom au consul Flavius Clemens, exécuté sur l'ordre de Domitien, le martyre de Clément et les miracles qui l'auraient accompagné étant une légende tardive.

Un miracle de Clément : fresque à l'intérieur de la basilique du IVème siècle.

Le saint avait été jeté dans la Mer d'Azov, en Mer Noire, les pieds attachés à une ancre marine. Les anges fabriquèrent alors une chapelle dans laquelle le corps du saint fut conservé. La chapelle apparaissait une fois par an, sortant des eaux. Un enfant fut pris par la remontée des flots. Sa mère le retrouva l'année suivante, endormi à côté du tombeau.






San_Clemente_17Un miracle de Clément : la conversion du préfet  Sissinus


















San_Clemente_3En 1857, Joseph Mullooly, prieur de San Clemente, commença des fouilles qui mirent à jour sous l'église du XIIème siècle, la basilique du IVème siècle, mais aussi, à un niveau encore inférieur, les restes d'une construction du 1er siècle, avec un mithraeum. En 1912, Louis Nolan, voulant installer une conduite d'eau permettant d'évacuer le lac souterrain qui menaçait ce niveau, en trouva un 4ème : celui des maisons détruites par l'incendie de Rome en 64, connu sous le nom d'incendie de Néron ( Je ne peux m'empêcher d'avoir des doutes quand au véritable incendiaire...). Le niveau de la vallée à cette époque était inférieur de 20 mètres au niveau actuel.



San_Clemente_18Il apparait donc, suite à ces découvertes, que l'endroit fut avant 64 une "insula" (maison à plusieurs étages conçue pour loger de nombreuses familles sur de petites superficies) comblée après l'incendie pour devenir les fondations de deux édifices, séparés par une étroite ruelle. L'un devint un hôtel de la monnaie, l'autre une maison privée, dont certaines pièces accueillirent un sanctuaire du dieu Mithra. Cet ensemble devait appartenir au consul Titus Flavius Clemens. Au début du IIème siècle, il semble que l'une des salles devint un titulus, sous le nom de Titulus Clementis. A cause de l'identité des noms, on a imaginé que le titulus Clementis était la maison du pape Clement 1er.









Qu'est un titulus ? Tout au long des premiers siècles, à cause des persécutions, la célébration de l'eucharistie et la catéchèse ont eu lieu dans des maisons privées, chez des familles chrétiennes, celles qui normalement avaient le plus de ressources et, de ce fait, de grandes demeures qu'elles mettaient au service de l'Église. Ce furent les premières églises domestiques. À Rome elles sont titulaires. Le titulus était une tablette en bois que l'on affichait à l'entrée des villas romaines, avec le nom de famille du propriétaire. Sa demeure portait aussi le nom de la gens, de sa lignée. Avec le temps, beaucoup d'églises domestiques furent léguées à l'Église et dès que la liberté fut recouvrée, ces lieux vénérables, dont l'histoire remontait à l'époque apostolique pour certains, et qui étaient rattachés à des martyrs chrétiens célèbres pour d'autres, furent le siège de temples chrétiens. À partir du IVème siècle, ces églises domestiques primitives furent toutes dédicacées à un saint. Souvent, ce fut le saint, ancien propriétaire de l'immeuble, qui avait livré non seulement sa maison, mais aussi sa vie pour la foi. (http://www.josemariaescriva.info/opus_dei/baptistere.pdf)


 

San_Clemente_20Au IVème siècle ce niveau fut comblé à son tour, afin de servir aux fondations de la première basilique chrétienne, à l'époque du pape Sirice (384-399). La dédicace se trouve encore à gauche de l'entrée. En même temps, côte à côte avec l'église, mais désormais à un niveau inférieur, le culte de Mithra fut maintenu jusqu'en 395, date à laquelle il fut déclaré illégal. Le clergé fit l'acquisition de ce qu'il restait du terrain, ce qui lui permit de compléter l'église rectangulaire par l'adjonction d'une abside ronde avançant au-dessus du vestibule du temple de Mithra, d'un narthex et d'un atrium, et par la création d'une nef et deux allées par l'ajout de deux colonnades. Le reste fut comblé. Aux VIème, VIIIème et IXème siècles, la basilique fut restaurée, avec l'ajout de fresques à chaque restauration.








San_Clemente_21La basilique survécut ainsi jusqu'en 1084, date à laquelle les normands de Robert Guiscard, appelés à la rescousse par le pape Grégoire VII à la suite de ses déboires avec l'empereur Henri IV, pillèrent Rome et l'incendièrent. La basilique fut gravement endommagée. A l'instigation d'Anastase, cardinal titulaire de San Clemente, le pape Pascal II la fit reconstruire. La basilique du IVème siècle fut à son tour comblée et une nouvelle église vit le jour. Les étages inférieurs tombèrent dans l'oubli pendant plus de 700 ans. En 1677, San Clemente fut donnée aux dominicains irlandais, qui desservent encore de nos jours la basilique. C'est l'un d'eux, Joseph Mullooly, qui en  1857 fit remonter l'histoire de ce haut-lieu.










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San Clemente, la basilique du XIIème siècle

San_Clemente_cLe dernier niveau de San Clemente, celui auquel on accède directement par la piazza San Clemente, date du XIIème siècle. On y pénètre par un prothyron, comme à Santa Maria in Cosmedin, qui donne accès à une cour entouré sur trois côtés par un portique à colonnes ioniennes, située exactement au-dessus de celle du IVème siècle.















San_Clemente_36Cette cour est l'unique atrium médiéval connu à Rome, et possède une fontaine de purification.
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San_Clemente_bLes parties supérieures et le toit, plus tardifs, ont été érigés par Carlo Fontana, dans le style baroque. On doit également à l'artiste la façade, sur la via San Giovanni in Laterano, dont le pignon à volute supporte le clocher également baroque. C'est au niveau de cette église qu'aurait accouché la légendaire papesse Jeanne.















San_Clemente_7La basilique suit le plan de l'église inférieure et se compose d'une nef centrale et de deux bas-côtés.
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San_Clemente_43Le mur, près de la sacristie, incorpore les arcs de l'ancienne nef.













San_Clemente_27Plusieurs chapelles, dont celle de sainte Catherine, ont été construites sur les bas-côtés. Des fresques attribuées à Masolino da Panicale (1384-1447) et à son élève Masacciore présentent le martyr de Catherine, ainsi qu'un saint Christophe émouvant.
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San_Clemente_1Un beau candélabre du XIIème siècle se dresse au niveau du choeur, et un autel sur la gauche contient les reliques de saint Servulus (VIème siècle).
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San_Clemente_38La disposition typique d'une église paléochrétienne est reconnaissable : l'autel sous le tegurium, la cathèdre de l'évêque sur un podium au fond de l'abside, l'ambon pour la lecture des écritures, l'autel formant un tout avec la tombe d'un martyr, et la schola cantorum.
Sous le maître-autel se trouve la confession, ou tombeau du martyr, contenant un reliquaire des restes de saint Clément et de saint Ignace d'Antioche.




















San_Clemente_40Le tegurium (petit édifice à plan carré qui, depuis le temps de Constantin, s’élève au-dessus de l’autel) a probablement appartenu à l'autel édifié par Jean II (514-523 : anciennement nommé Mercurius, il changea son nom à consonance païenne en celui de Jean) dans l'église du IVème siècle, même si les colonnes sont du XVème. Plusieurs éléments en ont été retrouvés, encastrés dans les fondations de la schola. Deux des anciens piliers encadrent la tombe du cardinal Venerio (XVème siècle).






San_Clemente_44La schola cantorum fut transférée de la basilique de 1100. Il semblerait que son pavage, ainsi que le candélabre torsadé, soit l'oeuvre de la famille Cosma. (voir Santa Maria in Cosmedin)
Don du pape Jean II, les panneaux de marbre blanc qui séparaient l'autel du reste de l'église portent encore son monogramme.









San_Clemente_49Sur ces panneaux, la symbolique est importante : nous retrouvons les colonnes carrées les entourant avec la représentation d'une tige portant des fleurs, aux nombres significatifs (voir piliers de l'église d'Avenas).
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San_Clemente_48L'abside est surmontée d'une fresque du XIIème siècle représentant les apôtres, elle même surmontée par une mosaïque exceptionnelle.















San_Clemente_75Elle est décorée dans la tradition du IVème siècle, ce qui fait dire qu'elle est inspirée de l'ancienne mosaïque de la basilique inférieure.












San_Clemente_74Un bel arbre de vie à la base se termine par croix plantée sur la colline du paradis d'où jaillit le fleuve qui se sépare en 4 bras : Phison, Gehon, Tigris et Euphrates. Nous retrouvons aussi un bestiaire connu et très symbolique, avec les colombes, les cerfs, les paons, l'agneau et le phénix.










San_Clemente_76Le seul élément n'ayant pas un caractère typiquement protochrétien reste la crucifixion. La vigne tient une place importante. Instrument d'initiation ?

















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San Clemente, la basilique du IVème siècle

San_Clemente_53Juste avant le narthex de la basilique du IVème siècle, en bas de la première volée d'escalier construite en 1866, se trouve la reconstitution, avec les fragments retrouvés, de l'inscription dédicatoire de l'ancienne basilique par le pape Sirice.















San_Clemente_28Puis vient le narthex, du IVème siècle, qui servait aux catéchumènes et aux pénitents afin qu'ils puissent entendre la messe. L'ancienne cour, sous l'atrium actuel, reste inexplorée.
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San_Clemente_8Les premières découvertes de Mullhooly se sont passées dans la nef latérale nord en 1857.
Sur toute la longueur de la nef s'étend l'épais mur de blocage qui fut construit en 1100 pour relier les colonnes entre elles afin d'offrir une fondation solide au mur nord de la basilique supérieure.
Des fresques fragmentaires sont encore visibles. La plus belle à mon goût reste celle dite de "la Vierge à l'enfant". Il se pourrait que ce soit un portrait de l'impératrice Théodora, épouse de Justinien, fait par un artiste contemporain au VIème siècle et transformé 300 ans plus tard : l'artiste a rajouté un trône afin de l'asseoir, puis a rajouté l'enfant sur ses genoux et rallongé le bras gauche qui devait l'entourer.
















San_Clemente_14Plusieurs sarcophages païens furent aussi retrouvés, certainement réutilisés pour des inhumations chrétiennes. L'un d'eux représente la légende d'Hippolyte et de Phèdre.
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San_Clemente_30La nef centrale fut réduite en hauteur par la basilique supérieure et de lourds piliers furent posés entre 1862 et 1870 afin de remplacer les tonnes de décombres enlevées qui servaient de fondations.
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San_Clemente_15Là aussi, plusieurs fresques du IXème siècle,(comme la translation des reliques de Clément et une descente aux limbes) ainsi que dans la nef latérale sud, où se trouve le lieu présumé de la tombe de saint Cyrille.

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San_Clemente_67Là, d'anciens fonts baptismaux furent mis à jour en 1967 : ils dateraient du VIème siècle. Polygonaux et décorés de vagues stylisées, ils ont un intérieur rond recouvert de marbre et font 2 mètres de diamètre. Une rigole semble les traverser.

 

La basiliquSan_Clemente_62e primitive était rectangulaire. Elle reposait sur les murs de l'insula.

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San Clemente, le mithraeum

Le mithriacisme est une religion de la crypte et le temple de Mithra est appelé « la tanière ». Il s’agira donc d’une grotte naturelle ou reconstituée (symbole du cosmos) qui servira de lieu de réunion et de salle à manger aux initiés.
Traditionnellement, un mithraeum est une salle de culte, allongée, d’orientation variable, que l’on atteint en descendant quelques marches depuis un vestibule d’entrée (un vestiaire, un coin cuisine et une sacristie).
C’est aussi là que les candidats à l’initiation étaient informés, interrogés, puis soumis à diverses épreuves destinées à s’assurer de leur résistance à la chaleur, au froid, à la douleur et à la solitude dans l’obscurité.
La salle de culte est exigue. Elle est semi-enterrée, parfois souterraine, dépourvue de fenêtres. Son plafond voûté évoque le Ciel avec ses étoiles peintes. Deux longues banquettes, inclinées vers le mur, sont prêtent à recevoir les initiés, qui s’y allongent pieds vers le mur et visage tourné vers le mur du fond. L’icône de Mithra occupe le centre de ce mur du fond, au dessus d’un podium. Au milieu du large couloir séparant les banquettes, se dressent des autels, des statues de dieux divers, des braséros où brûle l’encens. L’éclairage est fourni par des lampes à huile. (http://lamainrouge.wordpress.com/2008/08/14/un-culte-a-mithra-a-chardonchamp-86/)

San_Clemente_9Aux pieds des marches montant à la basilique du IVème siècle se trouve le "pronaos", ou vestibule du temple de Mithra, qui possède un plafond décoré de motifs géométriques et floraux et des sièges destinés aux initiés. Deux piliers en marbre surmontés de chapiteaux corinthiens soutiennent les 3 arcs de l'entrée, qui furent construits lorsque les chambres déjà existantes furent aménagées en vue du culte vers la fin du IIème siècle. Selon toute probabilité, c'est ici qu'était placé l'autel, déplacé dans la salle de reception de l'autre côté du vestibule, ce qui confirmerait, au niveau des points énergétiques, la présence des autels des églises chrétiennes au dessus et sensiblement au même endroit.
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San_Clemente_72La salle suivante, ou triclinum, fut bâtie au centre d'une petite cour faisant partie de l'ancienne insula du 1er siècle. C'est ici qu'avait lieu le repas cultuel. Dans cette grotte artificielle voûtée en berceau, nous retrouvons les étoiles, 11 ouvertures (4 plus grandes pour les saisons, 7 plus petites pour les constellations), les bancs de pierre de chaque côté de la pièce (triclinia).








San_Clemente_71Et l'autel sculpté, avec sur l'une de ses faces Mithra, puis Cautes, Cautopates et le serpent sur les autres, avec Helios, le dieu-soleil, et Séléné, la déesse-lune, le tout surmonté d'une inscription qui fait allusion au Pater qui le fit installer : "Cn(aius) Arrius Claudianus Pater posuit".
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Plus loin, une salle réservée sans doute à l'instruction des catéchumènes, la schola. Cette chambre contient 7 niches chargées de graffiti et de dessins qui servaient à expliquer les 7 étapes de l'initiation, avant que l'adepte ne soit admis aux mystères secrets du pronaos et du triclinium.









Rome_292C'est à cet endroit que l'on commence à entendre un bruit étonnant de cascade. En suivant à l'oreille, effectivement, sous une grille, encore au moins 5 mètres en dessous du niveau, une rivière souterraine coule abondament. En réalité, avant les fouilles, il y avait un véritable lac sous San Clemente, alimenté par une source que certains pensent être l'ancienne source sacrée de l'endroit. Le P. Nolan perfora un tunnel de 650 mètres de long, remontant de la cloaca maxima au Colisée jusqu'à San Clemente. Il passe donc par le 4ème niveau de la vallée, et a permis d'assainir le mithraeum.





San_Clemente_60Plus loin, la ruelle sépare la partie cultuelle de l'ancienne habitation, zone publique dont Clement était propriétaire, l'ancien Titulus Clementis.

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San_Clemente_63Mithra est un dieu d'origine indo-iranienne. Son nom - mitra en védique, langue religieuse ancienne de l'Inde - signifie "ami", "contrat". C'est un dieu bienveillant, qui protège la justice et veille à l'ordre du monde ; c'est aussi le dieu du serment, de l'alliance. Le premier texte connu qui mentionne cette divinité est un traité conclu entre des rois orientaux - dans des régions qui correspondent à l'Asie Mineure et à la Mésopotamie - vers 1380 av. J. -C.
San_Clemente_64Ce que nous savons sur le mithriacisme est fondé sur l'iconographie, sur des peintures et surtout des sculptures, car quasiment aucun texte sacré n'est parvenu jusqu'à nous. Cette religion se présente comme un livre d'images sans commentaires et sans explications qui permettent d'en décrypter la doctrine.

San_Clemente_65Dans l'interprétation qu'en donnent les Romains, le mithriacisme repose sur une conception mythique de l'histoire de l'univers. A l'origine, un dieu, Saturne, sort du chaos. Puis il désigne un successeur, Jupiter, à qui il remet l'insigne du pouvoir absolu : la foudre. Pour combattre le mal, présenté sous la forme d'une sécheresse qui détruit la vie, nait Mithra, qui surgit d'un rocher tenant une torche et un glaive. C'est à lui de veiller sur l'ordre du monde, d'assurer sa survie en luttant contre les esprits mauvais, en le sauvant de la sécheresse, de la soif, de la mort des troupeaux ; il va en effet procurer l'eau en faisant miraculeusement jaillir une source d'une paroi rocheuse.
San_Clemente_66Mithra est souvent accompagné, dans l'iconographie, par le Soleil et la Lune, placés de part et d'autre du dieu. Deux personnages sont également présents : Cautès, placé à gauche, sous le Soleil, porte une torche levée, et Cautopatès, à droite, sous la Lune, baisse la sienne vers le sol. L'un est le soleil levant, l'autre le soleil couchant, Mithra occupe la place intermédiaire : il tient symboliquement une position médiane. Ces figures renvoient au déroulement du temps et rappellent l'importance des astres, et, par delà, de l'astrologie dans la religion mithriaque, où ils jouent une rôle positif.

Le culte de Mithra, en passant de l'Orient à l'Occident, est devenu, à l'instar d'autres cultes grecs, une religion à mystères. Lors de son initiation, le futur adepte (le néophyte), passant de l'obscurité à la lumière, meurt symboliquement, puis renaît à une vie autre.
Les initiés s'élèvent graduellement dans la hiérarchie, selon une "échelle" codifiée de sept grades, qui les conduit à remplir différentes fonctions : Corax, Cryphius, Miles, Leo, Perses, Héliodromus, Pater. (http://musagora.education.fr/religion/religionfr/mithra.htm)

Voir pour plus de précisions :

http://musagora.education.fr/religion/religionfr/mithra.htm
http://www.cosmovisions.com/$Mithra.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Culte_de_Mithra

De plus, Mithra a les caractéristiques suivantes en commun avec le Christ:

mithraMithra est né dans la pauvreté dans une grotte, d’une vierge, un 25 décembre. Sa naissance était accompagnée par des mages ou des anges.
Appelé “le bon berger”, il était considéré comme un grand sage et un maître qui voyageait beaucoup. Il était “la voie, la vérité et la lumière”. Il était encore appelé “le rédempteur”, “le sauveur”, “le Messie”.
Son jour sacré était le dimanche et il était particulièrement célébré autour de la période de l’année qui deviendra les fêtes de Pâques.
Il avait 12 compagnons ou disciples, et accomplissait des miracles.
Mort pour l'humanité, Il fut enterré dans un tombeau pendant 3 jours. Il a ressuscité d'entre les morts. Mithra était commémoré par des repas eucharistiques, de pain et d'eau, ou de pain et de vin, symboles du corps et du sang du taureau sacré.

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27 août 2008

Santa Maria in Cosmedin, historique

Santa_Maria_in_Cosmedin_19L'église Santa maria in Cosmedin (Sainte-Marie en Cosmedin) est située sur la Piazza Bocca della Verità, berceau de l'antique cité de Rome, près du Tibre où s'était installé le premier port de Rome, le Portus. A l'est de la place se situait le marais où, selon la légende, la louve recueillit les enfants Rémus et Romulus, neveux du roi Alba qui les avait fait jeter dans le Tibre.
A cet endroit, situé à 100 mètres du Circus Maximus, s'implanta le Forum Boarium, le marché aux bovins, formé par la petite plaine qui relie les trois collines sur lesquelles naquit Rome : le Palatin, l'Aventin et le Capitolin. C'était un lieu de transbordement des marchandises remontées en bateau d'Ostie jusqu'au port. Un temple consacré à Hercule (qui avait récupéré les boeufs volés par le géant Cacus), l'Ara Maxima Erculis Invicti, ainsi qu'un temple dédié à Cérès, furent érigés à cet endroit, destiné à devenir le siège du praefectus annonae, responsable de l'approvisionnement en céréales de la ville de Rome.
Au VIème siècle, une "diaconie", organisme composé de laïcs et de religieux qui se substituèrent à ceux de l’Empire, et dont la fonction consistait à fixer le cours du blé et à le distribuer, souvent aux plus démunis, s'installa dans les bâtiments en ruine. Le bâtiment était pourvu d’un oratoire qui prit place parmi les pièces réservées aux magasins.





Santa_Maria_in_Cosmedin_7Au VIIIème siècle, en 782, après son agrandissement demandé par le pape Adrien 1er, le bâtiment fut donné à la communauté chrétienne grecque, fuyant Byzance et les persécutions iconoclastes promues par les chrétiens qui croyaient que représenter des images de Dieu, de la vierge ou des saints était un péché. Ceux-ci comme les autres colonies étrangères de Rome, se groupèrent en schola (école) : l'édifice fut alors transformé et prit le nom de Santa Maria de Schola Græca. L'église fut agrandie, selon l'architecture byzantine, par l'ajout d'une abside dans le prolongement de chacune des trois nefs.



Santa_Maria_in_Cosmedin_40Elle reçut à ce moment là le nom de Cosmedin, dont l'origine n'est pas certaine : du grec "kosmelikos", relatif à la parure, à l'ornement ou aux cosmétiques, renvoyant ainsi à la richesse de la décoration et à la lumière,  ou du nom du monastère "Kosmidion" de Constantinople.

L'église fut partiellement détruite lors du sac de Rome par les Normands en 1084. Elle fut restaurée entre 1118 et 1124 par les papes Gélase II et Callixte II, qui rajoutèrent le porche, le campanile roman en briques rouges et les très belles décorations de style cosmatesque à l'intérieur.

L'église fut donnée en 1432 par le Pape Eugène IV aux bénédictins du Monte Cassino. Tombée en ruines, elle fut restaurée dans le style rococo par Giuseppe Sardi en 1718. Au XIXème siècle, entre 1894 et 1899, heureusement, une dernière restauration effaça tout ces ajouts inutiles et l'on peut donc admirer l'aspect que devait certainement avoir l'église entre le VIIIème et le XIIIème siècle.

Son actuel recteur est  Mgr Mtanios Haddad, archimandrite de l'Eglise catholique grecque melkite.

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Santa Maria in Cosmedin, l'extérieur

Santa_Maria_in_Cosmedin_12La façade en brique rouge datant d'Adrien 1er possède un avant-porche, le prothyron, soutenu par quatre piliers de granit rouge, et un atrium à 7 arcades surmontées de 7 fenêtres. Sur la droite s'élève le clocher de style roman, érigé par Gélase II : haut de 34,20 mètres, il comporte 7 étages, dans lesquels s'ouvrent des rangées de fenêtres à 2 puis 3 arcs, ce qui donne 58.














Santa_Maria_in_Cosmedin_13Sous l'atrium se trouve le monument funéraire du prélat Alfanus qui s'occupa des restaurations de l'église au XIIème siècle. C’est sous l’atrium aussi que se trouve la  Bocca della Verità, la bouche de la vérité.











Santa_Maria_in_Cosmedin_5C'est à cause d'elle, ou grâce à elle, suivant les différents points de vue, que des files incessantes de touristes se font débarquer des cars afin de prendre la photo géniale de leurs connaissances mettant la main à l'intérieur de sa bouche. La légende rapporte que celui qui ment se fait mordre. Je n'ai jamais vu personne sortant sa main en criant, et pourtant les menteurs sont légion...














Santa_Maria_in_Cosmedin_6Basta. C'est un beau disque de marbre antique, de 1,66 mètre de diamètre, sur lequel est sculpté le visage d'une divinité, Neptune ou un des Tritons, fils de Neptune et d'Amphithrite. C'est sans doute une bouche d'égoût de l'ancien Cloaca Maxima, ou bien le dessus d'un puits.

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Santa Maria in Cosmedin, l'intérieur

Santa_Maria_in_Cosmedin_20Malheureusement, la plupart des touristes venus place de la Bocca de la Vérità ne rentrent pas à l'intérieur de cette merveille d'église. Pourtant, c'est l'une des seules, avec San Clemente et Santa Maria in Aracoeli, qui vibrent encore de l'énergie puissante accordée aux hauts-lieux.
















Santa_Maria_in_Cosmedin_18Conservée dans sa simplicité primitive du VIIIème siècle, elle présente un plan basilical à trois nefs.

1- Façade
2- Portique
3- Nef centrale
4- Sacristie
5- Chapelle du chœur
6- Schola cantorum
7- Entrée de la crypte
8- Autel majeur
9- Abside
10-11 Absidioles
12- Chapelle de la confession
13- Chapelle de Saint Jean de Rossi
14- Baptistère





Santa_Maria_in_Cosmedin_21On y retrouve les éléments essentiels du décor des églises primitives : le presbytérium, réservé aux prêtres, ainsi que la Schola Cantorum, espace réservé aux chanteurs, séparé des fidèles par une balustrade derrière laquelle s'élève un autel surmonté d'un baldaquin de style gothique florentin, œuvre de Déodat Cosma, troisième fils de Cosma le jeune (1294).















Santa_Maria_in_Cosmedin_31Sous ce dais gothique de la fin du XIIIème siècle, une baignoire de porphyre orange sombre sert d'autel depuis 1123. On peut imaginer qu'un riche citoyen byzantin, ou un citoyen de la Rome impériale, ait pris des bains parfumés dans ce futur autel chrétien.
Derrière l'autel, la cathèdre ou trône épiscopal, surélevée de trois marches, est une oeuvre d'Alfano, du XIIIème siècle. Les accoudoirs du siège représentent deux lions, le dossier en marbre est surmonté d'un disque en porphyre rouge.
















Santa_Maria_in_Cosmedin_4A droite de la Schola s'élève le cierge de Pâques, ainsi que le pavement aux décors géométriques, les deux travaillés par les Cosma, nom générique donné aux marbriers, sculpteurs, ornementistes romains du XII et XIIIème siècles.
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Santa_Maria_in_Cosmedin_22La nef centrale, la plus large, est séparée des deux nefs collatérales par des colonnes de marbre. Un plafond plat en bois, typique des basiliques byzantines, la couvre. Les peintures situées juste sous le plafond sont du XIIème siècle.

Dans la nef de gauche, près de la porte et dans la sacristie, les grandes colonnes à chapiteaux corinthiens prises dans les murs sont  encore dans leur position d'origine, appartenant au siège du praefectus annonae qui s’étendait transversalement sur la moitié de l’église actuelle.
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Santa_Maria_in_Cosmedin_21Du VIIIème siècle, époque du pape Adrien Ier, il reste le chœur à 3 absides parallèles, dérivé du plan des églises orientales.
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Santa_Maria_in_Cosmedin_39L'accès à la sacristie se fait par le couloir de droite. Dans la sacristie se trouve une mosaïque du VIIIème provenant de l'oratoire de l’originelle basilique Saint Pierre. Elle fut comanditée par Jean VII en 706 et représente l'Epiphanie, avec Marie tenant l'enfant sur ses genoux, et un des mages offrant son présent. Les autres pièces de la mosaïque sont conservées au Vatican et un fragment à l'Uffizi de Florence.













Santa_Maria_in_Cosmedin_41Dans la chapelle du Choeur ou de la madone, construite en hiver 1686, est conservée  une image de Theotokos, la mère de Dieu, du XIVème siècle. Elle était posée avant dans l'abside, et on lui attribue plusieurs miracles.

















Santa_Maria_in_Cosmedin_28Santa Maria in Cosmedin abrite aussi les reliques d'un certain... Saint Valentin, martyr romain.  La fête de la Saint Valentin fut instituée pour contrer la Lupercalia, fête païenne donné le jour de la fertilité et dédiée à Lupercus, dieu des troupeaux et des bergers, et Junon, protectrice des femmes et du mariage romain. Tiens, pas loin du dieu des bovins et de Cérès on dirait.
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http://www.rome-passion.com/santa-maria-in-cosmedin.html
http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-3710_Rome___Sainte_Marie_in_Cosmedin.html
http://www.italie1.com/santa-maria-in-cosmedin-rome-6327.html

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Santa Maria in Cosmedin, la crypte d'Adrien

Santa_Maria_in_Cosmedin_32Le sens du mot Krypte, dérivé du grec qui signifie "cacher, occulter", prend ici toute son ampleur. Il a fallu que je me faufile, en prenant garde que personne ne me voie, afin d'y accéder. Point de gardiens en vue, sauf peut-être de ceux qui ne sont pas humains. 
















Santa_Maria_in_Cosmedin_33La crypte est composée, à l'image de l'église du dessus, de trois nefs séparées par 6 colonnes, avec des chapelles latérales. La base des colonnes est enchâssée profondément dans le sol. Un petit autel dans la nef centrale est creusé dans une colonne romaine, fragment de l'Ara Maxima Herculis, et contient les reliques de sainte Cirille. Il est surmonté d'une mosaïque du VIIIème siècle.








Santa_Maria_in_Cosmedin_34La crypte est connue sous le nom de crypte d'Adrien, en l'honneur du pape qui demanda sa restauration. Elle date du IIIème siècle, époque des persécutions de Dioclétien, quand les premiers chrétiens décidèrent de profiter des fondations du temple païen de Cérès qui se trouvait ici, pour y édifier une petite église secrète. Des bouts de pierre, qui ressortent sur le revêtement du mur sont les restes du temple.

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