30 janvier 2008

Tara, historique

Avant tout, une ballade Irlandaise. Vous êtes tout de suite dans l'ambiance du site, avec une voix envoûtante charmant vos oreilles... ici

Hill_of_tara_702Il existe un grand nombre de monuments et de structures en terre sur la colline de Tara. Les premiers datent du Néolithique, et le Mont des Otages a été construit vers 2500 avant notre ère.

Puis vint l'Irlande gaélique : elle se présentait sous la forme d'une nuée de petits royaumes, de tribus (tuath) comprenant chacune un roi, une assemblée d'hommes libres et un sénat. La royauté n'était pas héréditaire mais éléctive, au sein de l'aristocratie, et plus souvent de la famille du roi.

Hill_of_tara_MeathHill_of_tara_MunsterCes petits royaumes se  fédérèrent vers le début de l'ère chrétienne en 5 royaumes puissants (ou provinces) gouvernés par des rois : l’Ulster (Ulaidh, en irlandais), le Connaught (Connachta), le Leinster (Laighin) et le Munster (Mumhain) auxquelles s’ajoute celle de Meath (Midhe) qui est constituée d’une partie des autres. La rivalité entre ces royaumes dura pendant tout le moyen-âge.


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Hill_of_tara_UlsterHill_of_tara_Connaught

Dans la mythologie celtique irlandaise, Tara est la capitale de l’Irlande, située dans la cinquième province de Meath, au centre. En irlandais, c'est "Teamhair na Rí", la colline des rois, les "Ard ri Érenn" (hauts-rois), conseillés par les druides.

Hill_of_tara_carte_12_me_si_cleLe récit Suidigud Tellach Temra (Fondation du domaine de Tara) expose la suprématie de la ville sur le reste de l’île. Elle est le lieu de toutes les assemblées religieuses, politiques et judiciaires ainsi que de l’intronisation du roi qui est l’occasion du fameux "Festin de Tara".
Le nom même de Tara, ou Teamhair, découlerait d'ailleurs de Tea Mhur, "la tombe de Tea". Tea serait la fille du premier grand roi Milesien, Eremon.







Hill_of_Tara_8aSelon la tradition, le roi irlandais Conn surveillait quotidiennement, depuis les murailles de Tara, les gens de Sid et les Fomoire, peuple légendaire, ennemi par excellence des Irlandais. La "Grande fête de Tara" était célébrée pendant la période de Samaïn (novembre), premier mois du calendrier celtique. La dernière soirée de l'année (veille du premier novembre) était la plus propice au triomphe des forces maléfiques, et c'est pourquoi le roi et ses vassaux devaient confirmer leur pouvoir sur le royaume d'Irlande. Cette nuit-là (la nuit de Halloween), les quatre rois vassaux et leurs chevaliers s'asseyaient autour du roi d'Irlande pour protéger la structure cosmique de l'état et l'ordre de la société, tandis que régnait le chaos hors des murs de la ville.


Hill_of_Tara_16aLa division de l'Irlande en quatre royaumes plus la région centrale se rattachait aux traditions les plus anciennes, notamment chinoise et indienne où les quatre Maîtres présidaient aux quatre points cardinaux. L'île d'Irlande fut pour cette raison appelée “l'île des quatre Maîtres” ou encore “l'île verte” (Erin). Or, ces appellations faisaient traditionnellement référence à une autre terre beaucoup plus septentrionale et inconnue, siège de l'un des principaux centres spirituels, voire du Centre suprême, dans les temps anciens.
Cette division du territoire irlandais doit en conséquence être davantage prise dans un sens symbolique que géographique ou historique. Les quatre provinces sont décrites par les quatre branches de la croix, la cinquième par leur intersection et le contour de l'île par le cercle.

 

Hill_of_Tara_1aC’est à Tara qu’a lieu la confrontation entre saint Patrick et Laoghaire en 433 de notre ère. On raconte qu'après avoir cherché en vain à entrer en contact avec ce dernier et ne pouvant accéder au site sacré de Tara, Saint-Patrick conçu le plan ingénieux de se rendre sur la colline qui lui faisait face, la Hill of Slane. De là, il alluma un grand feu le jour de la Saint Pascal et la lueur de ce dernier parvint jusqu'à Tara où siégeait le Roi.




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Ce geste n'était pas anodin : un feu équivalent rayonnait sur la colline sacrée de Tara. Oser allumer un feu sur une colline voisine était donc un signe de rébellion, de sacrilège. Aussi, le roi, ulcéré qu'on ose ainsi le narguer, fit arrêter et amener Saint-Patrick devant lui. Laoghaire l'accueillit, entouré de ses conseillers et de ses druides, "sages parmi les sages".


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Hill_of_Tara_28aSaint-Patrick exposa alors au roi sa mission devant des druides médusés et sûrs de leur pouvoir et de leur supériorité. Visiblement, le sourire narquois qui, à chaque phrase, accueillait ses propos, commençait à lui faire perdre patience. Soudain, Saint Patrick se courba et, tout aussi vivement se releva. Il se tourna alors vers les druides et, leur montrant le trèfle à trois feuilles qu'il venait de ramasser aux pieds du roi, les invectiva pour avoir osé fouler, eux les si sages, ces preuves même de l'existence de Dieu, le symbole de la Trinité, du Père, du Fils et du Saint-Esprit. C'est ainsi que le trèfle devint l'un des symboles Irlandais et que Saint-Patrick évangélisa l'Irlande.

Tara conserva son titre de site royal Jusqu'en 560 après J.C.

Tara en Atlantide ?

Hill_of_Tara_atlantideUne nouvelle théorie suggère que Tara est l'ancienne capitale du royaume perdu d'Atlantis, la terre mythique d'Atlantis étant l'Irlande. Comme l'on sait que la géologie de l'île et la tectonique des plaques la plaçait bien plus au sud il y a quelques milliers d'années, ce peut être une explication :

"Il y a environ 600 millions d'années, à la fin du précambrien, la masse géologique constituant l'actuel Irlande était coupée en deux, une partie à l’ouest de l’océan Lapetus et l’autre à l’est, ces deux parties se trouvant à une latitude d'environ 80° sud, à proche de ce qui deviendra le nord ouest de l'Afrique.


Hill_of_Tara_atlantide_2Pendant les 45 millions d’années suivantes, ces deux parties se sont rapprochées l'une de l'autre, et se sont réunies il y a environ 440 millions d'années. Les montagnes du nord ouest de l’Irlande se sont formées lors de cette collision ainsi que le granite trouvé dans différents endroits du Donegal et des Wicklow. La masse géologique de l’Irlande se trouvait alors émergée et à la latitude de l'équateur. L’ère du carbonifère s’est terminée par de grands mouvements de plaques tectoniques qui ont vu l’Irlande dériver vers le nord. Il y a environ 250 millions d’années, l’Irlande se trouvait à une latitude proche de l'actuelle Égypte et connaissait un climat désertique. Il y a environ 150 millions d'années, l'Irlande a été submergée, sur de grandes parties. Il y a environ 65 millions d'années une activité volcanique a débuté."
Voir la théorie de Wegener. Pour lui, l'Irlande, au même titre que l'Ecosse, ne faisaient pas partie du continent Européen, mais s'y sont rattaché plus tard.


http://www.top-assistante.com/eire/lieux/tara.htm
http://en.wikipedia.org/wiki/Hill_of_Tara
http://bol-d-eire.over-blog.com/article-4008025.html
http://keltic.johnny.free.fr/histoire/le_cycle_mythologique_celte.htm
http://www.megalithicireland.com/
http://www.arbre-celtique.com/

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Tara

Hill_of_Tara_gLe site se situe à environ quarante kilomètres au nord de Dublin et son installation remonte au néolithique. Il se compose de 5 enclos circulaires sur un rayon de 2 km dont deux se nomment Rath Lugh (Lug) et Rath Maeve (Medb Maeve, la déesse mère). Il y a environ 30 monuments visibles dont la construction s’étale du IVème millénaire avant notre ère au Vème siècle.
Ils sont mieux détectés par photographie aérienne. Par exemple,  un immense temple mesurant 170 mètres constitué de plus de 300 poteaux de bois, a été découvert récemment à Tara. (carte Johnny Le Saulnier)

Seuls deux monuments ont été fouillés Tara : le Mont des Otages dans les années 1950, et la forteresse des Synodes au tournant des XIXème et XXème siècles. Il est intéressant de noter que la grande salle de Tara est orientée nord/sud.

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Monuments les plus importants

 

Hill_of_Tara_26-Le Rath na Ríogh (le fort des rois) serait l’œuvre de Cormac Mac Airt, c’est un enclos fortifié (rempart et fossé) d’une superficie de près de 6 hectares.






Hill_of_Tara_5a-Dans le Rath na Ríogh, se trouve le Mount of the Hostage (le mont des otages), qui est une tombe mégalithique à couloir, du IVème millénaire. On y a trouvé la trace d'une quarantaine d'incinérations, et d'une inhumation qui présente une riche bijouterie d'origine méditerranéenne. Elle doit son nom à cette coutume qui voulait que les rois d'Irlande, par précaution, retiennent en otages des personnages importants de leurs royaumes vassaux afin de s'assurer de leur soumission. L'un des rois les plus célèbres pour ce type de fait est le légendaire Niall of the Nine Hostages qui détenait pas moins de 8 otages originaires de toutes les provinces d'Irlande et d'Angleterre.




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Le couloir du mont des otages n'est pas très long, mais il est quand même aligné pour capter la lumière du soleil et de la lune les 8 novembre et 4 février, les jours de Samhain et Imbolc. A l'entrée, sur la gauche, se trouve une pierre gravée, ressemblant à celles de Newgrange.





 

-À proximité se trouve la Lia Fail (Pierre du Destin) et un enclos nommé Tech Cormac : la résidence du roi Cormac Mac Airt, dont il est souvent question dans les textes.

Hill_of_Tara_43-Le Rath of Synods (la forteresse des Synodes) appartient aux derniers siècles du Ier millénaire av. J.-C. et révèle de vastes constructions circulaires (de 15 à 30 mètres de diamètres) à poteaux dont la vocation est probablement destinée aux rites druidiques. Des fouilles partielles montrent que, selon les époques, des monuments ont été utilisés à des fins funéraires ou d’habitation.

-Le Míodhchuarta (Salle des banquets) est un espace qui se situe un peu au nord du Rath of Synods. Deux levées de terre parallèles distantes de 30 mètres courent sur une distance de 180 mètres. On ignore sa destination exacte, mais il ne peut s’agir que d’une « cour » d’apparat, ou d’un nemeton, espace sacré réservé aux cérémonies druidiques.

-Un autre enclos est nommé Rath Laoghaire, du nom de Laegaire Mac Néill, le roi qui selon la légende s’oppose à Saint Patrick, lors de la christianisation de l’île.

-Rath Grainne et Claoin-Fhearta sont des tertres funéraires, ce dernier est associé à une légende selon laquelle Dunlaing, roi du Leinster, aurait assassiné 30 princesses et 300 personnes de leurs suites.

Hill_of_Tara_3aDans le cimetière, à Tara, il ya deux menhirs, nommés Blucc et Blaigné, restes d'une époque où la colline portait de nombreuses pierres. La plus grande des deux pierres serait dotée d'une figure du dieu celte de la fertilité, Cernunnos. La légende raconte qu'en cet endroit se dressait un monument appelé "La Croix de Adamnan", commémorant un saint du VIIème siècle. Il aurait promulgué des lois dans la nouvelle église chrétienne donnant plus de droits aux femmes. Juste à côté, la statue de Saint Patrick.

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La Pierre du Destin, Lia Fail.

Hill_of_Tara_12aC'est à Tara qu'étaient désignés les futurs rois d'Irlande. Dans la mythologie celte, Lia Fail aurait été amené en Irlande par les Tuatha De Danann (le peuple de la déesse Dana). Ils voyagèrent dans les îles du Nord où ils apprirent l'habileté et la magie dans les 4 villes que sont Failias, Gorias, Murias et Finias. Ensuite ils continuèrent leur chemin vers le nord de l'Ecosse où ils passèrent 7 ans à Dobhar et à Lardobhar apportant avec eux un trésor de chaque ville, dont la fameuse pierre du destin (provenant de la ville Failias d'où le nom Lia Fail).




 

Hill_of_Tara_11aCette pierre serait magique : quand le roi "légitime" d'Irlande posait son pied sur cette pierre, on dit qu'elle se mettait à crier. D'ailleurs, tous les rois d'Irlande furent couronnés à cet endroit. Un jour, le fameux Cuchulainn fissura cette pierre avec son épée car elle n'avait pas crié lorsque son protégé Lugaid Riab nDerg posa le pied dessus. Depuis ce jour la pierre aurait cesser de gronder. On attribue aussi à cette pierre le pouvoir de rajeunir le souverain et de le doter d’un long règne, ainsi que de protéger l’Irlande pour qu’elle ne soit pas engloutie par les vagues.







Hill_of_Tara_13aLia Fail était placée, à l'origine, c'est à dire dans les temps néolithiques, à l'entrée du Mont des Otages. Ce n'est qu'en 1798 que la pierre fut transportée à son emplacement actuel pour marquer la tombe massive de 400 insurgés tombés lors de la Rébellion du 26 mai 1798. Une légende affirme que ce n'est que l'une des quatre pierres placées aux 4 points cardinaux sur Tara.

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Le puits sacré

Hill_of_Tara_32aSur le versant est de la colline de Tara se trouve l'un des 6 puits sacrés du site qui ont été répertoriés d'après les anciens documents : au nord, Tobar Finn, Adlaic et Diadlaic, sur le versant sud, Neammach (la nacre), à l'ouest Laeg (le puits du veau), et celui de la pente est, connu sous le nom de puits de st patrick. Celui-ci porta de nombreux noms durant les siècles : l'oeil sombre, le guérisseur, source de la vache blanche et enfin Caprach Cormac.



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Il est décrit dans le "Dindshenshas de Tara ", un livre sur l'ancienne tradition écrit autour du Xème siècle.
Coulant tranquillement l'écart depuis des siècles, il peut effectivement avoir été utilisé pour des baptêmes, à l'époque de saint Patrick.
Le grand antiquaire George Petrie en 1839 parle de Neammach et de Caprach Cormac dans son "Histoire et antiquités de Tara Hill" et fait état de "sources d'eau qui coulent dans la vallée".
En 1949, le père du célèbre Oscar Wilde, R. Wilde Willain le décrit dans son livre "Les beautés de la Boyne": "Une belle source anciennement ombragé par un magnifique frêne, dont les racines s'accrochent toujours au dessus d'elle".



Hill_of_Tara_33aMascaliser a écrit dans son "Tara, un sanctuaire païen de l'ancienne Irlande", publié en 1931: "Sur l'identification des Caprach il n'y a aucun doute. C'est une belle source de l'eau claire qui est la source d'approvisionnement pour les habitants du petit hameau moderne se trouvant à proximité, sur la frontière orientale de la colline. La source s'appelle maintenant source de saint Patrick. Le puits était anciennement ombragé par un magnifique frêne, le descendant possible d'un ancien arbre sacré, sans doute planté à côté du puits sacré".




Hill_of_Tara_34aLe puits a toujours été une source qui coule pour le peuple de Tara. Jusque dans les années 1970, les habitants devaient transporter l'eau dans un seau. Mais, en 1971, un comité local composé du père Cooncy PP Bill Donnelly,  de William Kennedy, Eugene Devine, Cormac Murray et Dessis maguire proposait de creuser un nouveau puits près de l'ancien, afin d'ammener un système de canalisation dans le village de Tara.
Un membre de ce comité, Dessie maguire, a marqué son respect pour l'ancienne tradition dans sa dédicace au nouveau puits le  21 mars 2002:  "L'eau est un don de Dieu qui coule librement dans le sous-sol et, éventuellement, apparaît pour nettoyer, étancher la soif de l'homme et des animaux, sans oublier l'humidité qu'elle ammène pour la croissance du monde. La source de saint-Patrick coule sur la colline de Tara depuis des siècles. Les hauts-rois, saint Patrick lui-même, et les milliers d'utilisateurs qui ont suivi, tous ont eu besoin de son eau».

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Les Tuatha De Danann

L'histoire commence avec la partie mythique, celles des invasions successives de l'île par différents peuples :
-Première invasion : Partholon , création de l’être humain.
-Deuxième invasion : Nemed , la spiritualité , la tradition et la religion.
-Troisième invasion : Fir Bolg , les guerriers.
-Quatrième invasion : les Tuatha Dé Dannan , les dieux et le druidisme.
-Cinquième invasion : les Milésiens, ou celtes, époque actuelle.

Hill_of_Tara_Thuata_de_Dannan_cernunnosDans l'histoire mythique, telle qu'elle nous est rapportée par le Lebor Gabála Érenn (Livres des conquêtes de l'Irlande), les Tuatha, les dieux, ont débarqué et pris possession de l'île, après avoir battu les Fir Bolg lors de la Cath Maighe Tuireadh (Seconde bataille de Mag Tured). Selon les sources littéraires médiévales, la société divine est structurée de la même manière que la société humaine, et l'organisation des Tuatha Dé Danann est hiérarchisée en trois classes fonctionnelles :

-la fonction sacerdotale dont le rôle recouvre le Sacré est assurée par le Dagda
-la fonction guerrière qui se charge notamment de la souveraineté, représentée par Ogme le dieu-guerrier et Nuada le dieu-roi
-la fonction artisanale qui doit produire pour l'ensemble de la communauté, figurée par Goibniu, Credne et Luchta

Hill_of_Tara_Thuata_de_Dannan_dagdaLe Dagda est le dieu-druide par excellence (et par conséquent le dieu des druides), il a en charge le sacré, la science, les contrats. Il règne sur le temps, l'éternité et sur les éléments, ainsi que sur le Sidh (l'Autre Monde celtique) mais lui-même habite le Brug na Boinne, ou "hôtel de la Boyne" que Oengus, son fils, va lui ravir. Sous prétexte d'en avoir la jouissance pendant une nuit et un jour, le Dagda prête sa résidence, mais la durée symbolise l'éternité et Oengus la garde définitivement. Cette résidence, qui n'est autre qu'un Sidh, est assimilée au site mégalithique de Newgrange, au nord de Dublin. Oengus est appelé le "maître du sidh de Brug-Na-Boyne".




ogmios1Il forme un binôme avec son frère Ogme (l'Ogmios des Gaulois), le dieu de la magie guerrière, dont il est le complément. De par sa fonction, c’est un druide parfait, il est omniscient et omnipotent, c’est aussi un guerrier puissant. Il a un côté paternel et nourricier. On le décrit parfois comme un géant hideux et un ogre paillard. Ses accouplements avec les déesses sont nombreux. On lui connaît plusieurs talismans, dont le chaudron d'abondance (symbole de prospérité), la massue qui tue et ressuscite (symbole de sa puissance) et la roue (symbole cosmique).





Hill_of_Tara_Thuata_de_Dannan_dagda_7aOengus (ou Aengus, ou Mac Oc) est le fils naturel du Dagda et de Boand (nom de la rivière Boyne). Dans l’organisation des Tuatha Dé Danann, c’est un dieu qui participe aux trois fonctions (sacerdotale, guerrière et artisanale). Il est comparable à Apollon de la mythologie grecque.






aran_aDun Aengus, une forteresse en demi-cercle qui se trouve au bord d'un falaise sur Inishmore, une des îles d'Aran, qui signifie "Forteresse d' Oengus", fut l'une de mes plus belles rencontres. Le lien avec les sites de Newgrange et de Tara s'est donc fait après plusieurs années...

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Le cycle mythologique celte irlandais

"Le Livre des invasions raconte comment les premiers habitants de l'Irlande, le peuple de Cesair, périrent dans le déluge biblique, sauf un personnage nommé Fintan. Il y eut alors six grandes invasions de l'Irlande. Les cinq premières par des dieux et des êtres surnaturels, la sixième par des hommes qui évincèrent les anciens dieux.

Les premiers à arriver en Irlande après le déluge furent les Fomore (ou Fomhoiré). Leur nom signifie «géants de la mer». Les Fomore n'étaient qu'à demi humains; on les dépeint comme des démons hideux possédant des pouvoirs surnaturels, n'ayant qu’une jambe, qu'une main, qu'un oeil au milieu du front et trois rangées de dents semblables à des couteaux. Ces envahisseurs « originels » résistèrent sans relâche aux invasions successives. C'est une des caractéristiques des contes mythologiques et héroïques que les ennemis soient dépeints comme des monstres, ce qui ajoute encore à la gloire de ceux qui les ont combattus et maîtrisés.

L'invasion suivante eut lieu, avec une précision biblique, 268 ans plus tard, le 1er mai (qui deviendra la fête celtique de Beltaine), quand un groupe de vingt-quatre hommes et vingt-quatre femmes, venus d'Espagne, débarquèrent. Ces courageux aventuriers étaient conduits par Partholon, un descendant du Japhet de la Bible. Les Partholoniens, comme ils se dénommaient, affrontèrent aussitôt les Fomore et, après des combats acharnés, les chassèrent vers les Hébrides et l'île de Man, ou ils attendirent le moment propice pour retourner en Irlande.

Débarrassés momentanément des démoniaques habitants de l'île, les Partholoniens s'installèrent et commencèrent à cultiver la terre. À leur arrivée, il y avait trois lacs, neuf rivières et une seule plaine sans arbre ni herbe. Les hommes de Partholon se mirent au travail et défrichèrent quatre autres plaines, ils créèrent sept nouveaux lacs, ils brassèrent de la bière et élevèrent du bétail ‑ c'étaient des mineurs qui extrayaient l'or et des artisans; ils firent des chaudrons de métal, qu'ils préféraient aux pots d'argile , ils introduisirent des lois et des rituels dans leur société, et eurent beaucoup d'enfants. En trois cents ans, Partholon eut cinq mille descendants ‑ ce qui fit de lui le dieu de la fertilité dans la mythologie ‑, jusqu'à ce qu'un fléau vienne exterminer tous les Partholoniens sauf un.

Trente ans plus tard eut lieu la troisième invasion, conduite par Nemed mac Agnoman avec juste un petit groupe de huit personnes. Les Némédiens ne rencontrèrent d'abord aucune résistance, puisqu'il n'y avait plus personne sur l'île. Ils défrichèrent de nouvelles plaines et créèrent d'autres lacs.

Mais Nemed mourut et le fléau revint, ainsi que les Fomore. Les Némédiens qui avaient survécu à la seconde catastrophe durent payer un tribut aux Fomore. Le 1er novembre de chaque année (fête de Samhain), les Némédiens étaient contraints de leur donner les deux tiers de leurs enfants nés dans l'année et les deux tiers de leur production de blé, et de vin ou de lait. En dépit des tentatives courageuses de résistance et d'attaque de la forteresse fomorienne, les derniers Némédiens survivants furent contraints de fuir. Certains se rendirent dans le sud de l'Espagne et en Grèce, et d'autres allèrent vers le nord. Ils avaient fui, mais pas oublié , c'étaient des gens tenaces, qui gardèrent vivace le souvenir du pays qu'ils avaient dû quitter, et les descendants des deux groupes retournèrent envahir l'Irlande : le groupe du sud revint sous le nom de Fir Bolg, le groupe du nord sous celui de Tuatha dé Danann.

Les Tuatha Dé Danann ou « gens de la déesse Dana » arrivèrent, une fois encore, symboliquement, le 1er mai. Conduits par leur roi, Nuada, ils vainquirent les Fir Bolg à la Première Bataille de Mag Tuiredh. Eochaid fut tué, et les Fir Bolg survivants durent fuir dans le Connacht. Les Tuatha construisirent une nouvelle capitale à Tara et tentèrent de négocier un accord de paix avec les Fomore, qui avaient profité de la confusion générale pour se réinstaller dans un coin d'Irlande. Une alliance put enfin être conclue grâce à l'élection d'un nouveau roi des Tuatha. En effet, Nuada avait perdu sa main droite dans la Première Bataille de Mag Tuiredh et son handicap physique l'avait contraint à abdiquer. Son successeur fut Bress, dont le père était un Fomore et la mère une Tuatha. Pour sceller son alliance, Bress épousa Brigid, la fille d'un des chefs des Tuatha, appelé le Dagda .

Bress ne tint pas ses promesses, ce qui le rendit rapidement impopulaire. Il imposa de lourdes taxes ; son visage se couvrit de furoncles car il était devenu un objet de risée , et il vola la harpe magique du Dagda. Il dut abdiquer et la trêve entre les Tuatha et les Fomore se trouva brusquement rompue. Le Dagda se rendit chez les Fomore pour tenter de récupérer sa harpe par des moyens diplomatiques, mais ceux-ci, hypocritement, lui servirent un énorme repas et lui offrirent une jeune Fomorienne pour la nuit, afin qu'il perde ses moyens pour la bataille. Le Dagda cependant supporta très bien l'excès de nourriture et combla tant la jeune fille qu'elle lui promit de l'aider au cours du combat qui allait suivre.

Les Tuatha battirent les Fomore à la Seconde Bataille de Mag Tuiredh. La pierre lancée par la fronde d'un autre chef, appelé Lug, frappa l'énorme oeil du Fomore, Balor, avec une telle violence que sa tête explosa : terrorisés, les Fomore prirent la fuite. La harpe volée fut récupérée, et les saisons, symboliquement, retrouvèrent leur cycle normal, chaque épisode de la mythologie celte ayant son équivalent dans le monde réel.

Au cours de la Seconde Bataille de Mag Tuiredh, tous les dieux de Tuatha s'étaient joints au combat pour débarrasser l'Irlande des Fomore, et, dans les légendes, chaque dieu est représenté selon ses compétences particulières : le forgeron qui peut forger des armes infaillibles; le guérisseur qui peut guérir tous les guerriers blessés au combat; le dieu qui fournit des rivets pour les lances, des poignées pour les épées... ; quant au Dagda, il promit « que les os des Fomore sous les coups de sa massue seraient pareils à des grêlons sous les pattes d'une bande de chevaux ».

Les derniers envahisseurs furent les Milesiens, les premiers guerriers vraiment humains, qui destituèrent les dieux celtes des Tuatha. Leur nom complet était « Les Fils de Mile d'Espagne », car c'est de ce pays qu'ils venaient. Cependant, ils débarquèrent aussi en Irlande le jour de la fête de Beltaine, le 1er mai, conduits par Amairgin ou Amorgen Glungel, le poète, et, après deux nouvelles batailles, vainquirent les Tuatha Dé Danann Refusant d'être exilés, les dieux des Tuatha acceptèrent de se retirer dans l'Autre Monde des tertres funéraires (ou sidh) préhistoriques, où ils devinrent les dieux celtes résidents de la période pré chrétienne.
"

http://keltic.johnny.free.fr/histoire/le_cycle_mythologique_celte.htm

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28 janvier 2008

Castelruddery

Castelruddery__13_aCe site fait partie des rares monuments cérémoniaux d'Irlande. Il est connu localement comme un "cercle de pierres", mais il appartient plus à un type de monument appelé enclos endigué ou henge. Les sites de ce type datent d'environ 2500 avant notre ère (d'après les archéologues), à la fin du néolithique et au début de la période du bronze.
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Castelruddery__15_aCes monuments en Grande Bretagne et en Irlande semblent avoir été alignés sur des événements astronomiques ou sur des caractéristiques du paysage qui avaient une importance rituelle.
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Castelruddery__4_aLe site présente un talus de terre, d'environ 30 mètres de diamètre, bordé à l'intérieur de 29 pierres levées. L'entrée, au sud-est de l'enceinte, formée par deux énormes blocs de quartz blanc, reste énigmatique. Le quartz a toujours eu une importance dans les sites sacrés. Il reflète la lumière sans l'absorber, très différent du granit qui l'absorbe et la modifie suivant la position du soleil.
Un certain nombre de pierres couchées laissent penser qu'elles furent posées en duo.
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Castelruddery__17_aL'enceinte est entourée par un fossé extérieur d'environ 60 mètres de diamètre, soit exactement le double de la première enceinte (elle est maintenant uniquement visible par voie aérienne). Ceci est inhabituel. On peut penser que des cercles de pierres avaient une fonction purement cérémonielle, on peut penser également que les talus avec fossés extérieurs étaient purement défensifs. Pourtant, nous avons ici les deux ensemble, et leurs dimensions, l'une de moitié de l'autre, montrent qu'elles ont été construites à la même période.





castelruddery__22_aÀ gauche de l'entrée est posée une grande pierre couchée, qui possède sept petites cupules.










Castelruddery__1_aLa première approche m'a semblée rude. Je ne me sentais pas très bien. Puis, je me suis aperçue que de gros fils électriques passaient juste au dessus du cercle, reliés à une importante ligne haute-tension passant à proximité...





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A proximité se trouve un château avec motte de terrassement qui a été construit par les anglo-normands à la fin du XIIème siècle, en surplomb de la rivière. Mais le site est interdit aux visiteurs.

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23 janvier 2008

Glendalough, historique

Glendalough_9Glendalough tire son nom de l'Irlandais Gleann Dá Locha qui se traduit par "la vallée des deux lacs". Ces lacs ont pris naissance après la période glaciaire, quand de grands dépôts de terre et de pierres ont été éparpillés à travers la vallée, bloquant les rivières Pollanass et Glenealo. C'était un lieu sauvage et isolé.

Ce fut déjà un lieu tenu pour sacré aux temps des Celtes, où, traditionnellement, les agriculteurs menaient leur bétail dans l'eau pendant la fête de Beltaine pour le garder en bonne santé le restant de l'année.









Glendalough__134_aMais l'histoire la plus connue de la vallée boisée remonte au VIème siècle, à l'aube du christianisme en Irlande, quand Kevin décida de venir s'installer dans cet endroit idéal pour un moine cherchant à vivre en ermite. La légende dit qu'il cherchait un lieu situé au confluent de deux rivières : ce furent Glenealo et Glendasan.








Glendalough__120_aLa légende rapporte aussi qu'une créature serpentiforme vivait près des lacs et mangeait les malheureux qui s'aventuraient dans son voisinage. Ces créatures, symbolisant certainement les énergies de la terre, autrement dit  "vouivres", furent toujours chassées par les premiers chrétiens. Mais Kevin lui a assuré qu'il le laisserait en paix...








Glendalough__132_aUn peu plus tard, il construisit un monastère sur les bords du lac qui devint un important centre ecclésiastique. Le monastère fut attaqué, pillé et incendié par les Danois, basés dans la forteresse de Dublin. Puis, en dépit des dommages causés par un incendie en 1163, il a prospéré jusqu'au début du XIIIème siècle. L'arrivée des Normands en Irlande scella le sort de Glendalough.







Irlande_632aEn 1214, le monastère fut détruit par les envahisseurs et le diocèse de Glendalough et de Dublin furent réunifiés. L'aura culturelle et spirituelle du monastère déclina. En 1398, la destruction de la colonie par les Anglais ne laissa que ruines, mais le site conserva un rôle d'église locale et par la suite, Glendalough, avec ses sept églises, devint l'un des principaux pèlerinages d'Irlande.
Les vestiges actuellement visibles ne racontent qu'une infime partie de son histoire. A son âge d'or, le monastère aurait comporté des ateliers, des salles d'écriture et de copies de manuscrits, des appartements pour les invités, un hôpital, des fermes ainsi que des logements pour les moines et une vaste population laïque. Les édifices qui ont survécu à l'épreuve du temps sont datés du Xème et du XIIème siècle.

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Saint Kevin

Glendalough__st_Kevin_2aSaint Kevin, ou Coemhghien (Coemgen)en gaélique, signifie "le bien engendré". Né en 498, on le dit descendant d'une famille régnante de Leinster. Il étudia, enfant, sous la direction de trois hommes, Eoghan, Lochan et Eanna, puis fut instruit par le Gallois saint Pétroc de Bodmin qui résida un temps en Irlande.
Sa légende a survécu grâce à l'Acta Sanctorum, basé sur un ancien manuscrit. L'auteur d'un commentaire sur ce manuscrit, le Père Francis Baert,  explique que " bien que la véracité de plusieurs des légendes rapportées soient douteuses, il a été décidé de les conserver en faveur de l'antiquité du document, ayant été écrit aux alentours du XIIème siècle".













Glendalough__st_Kevin_1aLa naissance et l'enfance de Kevin figurent en bonne place dans les légendes traditionnelles : un ange sachant que l'enfant était sur le point d'être baptisé, vint voir ses parents et leur dit que l'enfant devait être appelé Kevin. Cronan, le prêtre qui  procéda à la cérémonie, déclara : " Ce fut sûrement un ange du Seigneur, et comme il a nommé l'enfant, ainsi doit-il être appelé". Une mystérieuse vache blanche venait chez ses parents chaque matin et chaque soir pour fournir le lait pour le bébé. Sa légende raconte aussi qu’à l’âge de 7 ans, alors qu'il priait les mains  étirées vers le ciel, un merle est venu pondre ses œufs dans le creux de ses mains. Kevin resta immobile pendant que l’oiseau construisait le nid. Il ne bougea pas pour toute la durée du Carême. L’oiseau nourrissait Kevin avec des baies et des noix. À la fin du
Carême, les oisillons se sont envolés et le nid était vide.
Puis vient une longue série de miracles, allant de la guérison des corps à celle de l'âme.





Glendalough_1Kevin vint s'installer dans une grotte au bord du lac supérieur de Glendalough où il passa 7 ans en ermite. Il priait exclusivement dans la nature, au pied d’un arbre, sur le roc ou même dans la rivière. Quand il priait longtemps dans la rivière, une loutre venait lui porter du poisson pour qu’il conserve son énergie. Chaque jour, une vache sortait du troupeau et venait le voir pour lécher sa tunique pendant qu’il priait. Lorsque la vache revenait pour se faire traire, elle produisait d’immense quantité de lait. Le fermier, intrigué par les pouvoirs de Kevin, fut le premier à être converti dans la région. Kevin eut alors des visions lui demandant de construire un monastère sur les bords du Lac. Ce qu'il fit.

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Il devint l'un des plus grands évangélisateurs d'Irlande après saint Patrick, consacrant le reste de sa vie à diriger son monastère où l'on soignait les malades et où l'on transcrivait les évangiles avec de merveilleuses enluminures. Il mourut en 618, à l'âge de 120 ans.

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La pierre de Hollywood et le chemin de saint Kevin

Glendalough__la_pierre_de_HolllywoodElle porte ce nom depuis sa découverte près du village de Hollywood, le "bois sacré", dans le comté de Wicklow en 1908. Elle était couchée face vers le bas sur un sentier. Le bloc, mesurant environ 1,2 m de haut, 0,9 m de largeur par 0,8 m d'épaisseur, représente un labyrinthe.
Il semblerait que la pierre a un lien avec le Pèlerinage de Glendalough. Il peut avoir été utilisé comme marque, tout comme les différentes croix médiévales retrouvées sur le chemin de saint Kevin.
Les labyrinthes sont souvent associés aux pèlerinages chrétiens. On sait que parcourir celui de Chartres équivalait à faire le pélerinage de Jérusalem. Or, dans la tradition, il est dit que faire 7 fois le chemin de Glendalough équivaut à aller jusqu'à Jérusalem... Ou bien, ceux qui s'y rendaient sept fois en pèlerinage gagnaient autant d'indulgences que s'ils faisaient le pèlerinage des sept basiliques romaines.

Glendalough_6Cet ancien chemin, dit "la route de saint Kevin", menait les pèlerins au travers des monts Wicklow jusqu'à Glendalough. Une grande partie du pavage s'est effondré, mais on retrouve parfois encore intactes de petites pierres recouvertes de dalles de granit plus grosses.
La légende rapporte que Kevin, ayant besoin d'un nouveau lieu de retraite après la fondation du monastère, partit à sa recherche avec quelques compagnons en montant vers le nord. Ils se trouvèrent bloqués par des arbres tombés sur le passage.
Glendalough_5


















Glendalough_10Ses compagnons s'arretèrent, mais Kevin leur demanda de continuer. Les arbres s'écartèrent pour les laisser passer. Kevin les bénit, et formula une malédiction contre ceux qui oseraient dès lors les couper. C'est pourquoi ce lieu fut appelé "Holy wood", le bois sacré. Ceci est peut-être la réminiscence d'un ancien bois sacré druidique : la colline s'appelle 'Dragoon hill' (bon, c'est le nom d'un dragon militraire, mais sait-on jamais...) et est couronnée par un cercle de pierre, Piper's stone. Le chemin est parsemé d'anciennes pierres gravées, qui ont été christianisées. Nos anciens connaissaient bien les énergies...Comme Kevin, qui trouvit sa grotte-retraite.

En 2001, un chemin de 29 km a été rétabli, en suivant d'aussi près que possible l'ancienne route.

Glendalough__144_aDans le parc du centre des visiteurs, dessiné dans l'herbe, nous retrouvons un labyrinthe classique à 7 voies, construit par Kevin O 'Kelly. décidément, le 7 est bien présent : 7 ans pour le premier miracle, 7 années d'érémitisme, 7 églises, 7 étages à la tour, 7 tours autour des pierres, 7 cupules pour les 7 fonds...

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