30 mai 2007

L'église Saint-Nicolas de Beaujeu

BeaujeuLorsque les premiers sires vinrent s'établir sur le rocher de Pierre-Aigüe, au fond du vallon qu'occupe Beaujeu, s'étendait, si l'on en croit une tradition très vraisemblable, un petit lac. Le chemin venant de Belleville prenait de l'altitude en côtoyant les flancs de la montagne de Gonty pour arriver à la forteresse des sires. C'est là, sous les murs protecteurs du château, que Beaujeu commence à naître. La construction de l'Eglise de St-Nicolas, vers 1130, créa un nouveau point d'attraction pour les nombreux artisans qu'amenait à Beaujeu sa situation sur la grande route de la Saône à la Loire. En, 1260, la ville obtint de Guichard IV des privilèges semblables à ceux de Villefranche. Dès lors elle prit un rapide développement.



L'église Saint-Nicolas de Beaujeu

Beaujeu__3_aC'est une des plus importantes églises romanes du Beaujolais. C'est le 12 février 1132 que l'église fut consacrée par le pape Innocent II, venu en France chercher un soutien contre son compétiteur, l'Antipape Anicet II (Pierre de Léon). Passant par Beaujeu, il consacra l'église et la dédia à Saint-Nicolas, qui était le patron du monastère dont il avait été l'Abbé.








Beaujeu__4_aL'église avait été fondée par le puissant Seigneur de Beaujeu, Guichard III. La légende raconte que le lieu où est implanté cette église était un étang, que le fils du prince Guichard III, revenant de chasse, y voulu faire boire son cheval et tomba dedans et ne parut plus; la nouvelle de cet accident, si inopiné, étant portée à sa mère, elle voua de faire bâtir une église au lieu où son fils paraîtrait, ce vœu ne fut pas plutôt énoncé de la bouche de cette princesse, qu'on vit le prince fils, remonter du fond de l'étang au dessus, ce qui fit que Guichard III fit bâtir l'église au lieu où elle est encore présente.
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Le Clocher

Beaujeu__5_aImposant par son antiquité, c'est le monument le plus ancien de la ville. C'est le clocher clunisien en forme de lanterne, se terminant par une croix surmontée d'un coq. Ce genre était en honneur au XIIème Siècle.
C'est un lourd clocher carré à trois étages: l'étage supérieur est percé sur chaque face de deux fenêtres à plein cintre dont la retombée intérieure des archivoltes vient reposer sur un massif de trois colonnettes disposées en demi-quinconces; la retombée extérieure des archivoltes se fait sur des pieds-droits cantonnés chacune d'une colonnette. Les deux groupes de fenêtres géminées sont séparés par une colonne engagée qui, reposant sur le cordon d'où s'élève l'étage, va soutenir la corniche de la flèche. Les arêtes verticales du clocher sont cantonnées elles-mêmes, chacune des deux colonnettes. L'étage médian n'a qu'une fenêtre amortie en plein cintre sur des pieds-droits cantonnés de colonnettes. L'étage inférieur, très bas, est aveugle.




La Nef

Beaujeu__7_aUne longue nef, sans colonne ni pilier, est éclairée par sept fenêtres: trois sur le portail et quatre dans la nef, celle-ci est séparée du transept par un grand mur sur lequel deux puissants contre forts à ressauts contrebutent les piliers du clocher; ce mur est percé d'un grand arc triomphant en ogive doublée, surhaussée, et latéralement de deux étroits passages haut voûtés en arc brisé. Les travées du chœur sont voûtées, la centrale, en berceau brisé, les extérieures en compartiments d'arêtes. La dimension de la nef est de 30 mètres du portail au choeur, et de 12 mètres de largeur. Deux petites absides ou absidioles, voûtées comme la principale, flanquent celle-ci, éclairées chacune par une fenêtre en plein cintre.


Beaujeu__9_aLe carré du transept, qui communique avec la travée de chœur par une arcade en ogive doublée, est circonscrit par quatre forts piliers carrés, cantonnés de colonnes engagées et supportant une coupole octogonale sur trompes. Les bras de la croisée, voûtés en berceau par une fenêtre, ils sont séparés du chœur par des arcs simples et du carré du transept par des arcs doublés; tous sont en cintre brisé.
Au centre de la croisée des transepts, une dalle de couleur grise fait en sorte de séparer l'âme du corps. Pratique utile quand on pose le cercueil du défunt dessus.
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Les Pilastres de l'Abside

Beaujeu__17_aBeaujeu__19_aL'abside, en cul-de-four, est entouré - ce qui est rare - d'une arcature à cinq baies en plein cintre; les deux extérieurs sont aveugles, les trois autres, refaites, ébrasées en sens contraire. Les retombées des arcs s'atténuent sur des pilastres.
Ces pilastres, qui, dans l'abside, encadrent les vitraux, sont au nombre de quatre, avec des chapiteaux composés de motifs différents. Ces sculptures représentant des guirlandes, des spirales savantes, des décorations faites d'entrelacs compliqués.

Ils semblent reprendre la symbolique des piliers d'Avenas, en moins complets. Nous retrouvons les 7 chakras avec la fleur correspondant aux organes qu'ils gouvernent, puis une kundalini partant de la bouche d'un homme. Des feuilles d'acanthes et des roses de Jéricho complètent la décoration.
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La chapelle sainte-Anne   
         

Beaujeu__27_aCette chapelle fut édifiée à la période du beau style gothique flamboyant, c'est-à-dire vers le début du XVème siècle.
La voûte est garni de nervures savantes, qui viennent se résoudre aux quatre angles en des corbeaux finement sculptés qui révéleraient plus de détails s’ils n’étaient recouverts de peinture. La clé de voûte est dentelée.
La chapelle est éclairée par une remarquable ouverture partagée par un meneau central, qui s'entrelace avec ceux de étale avec beaucoup de grâce les figurines contournées dans l’ogive. Il est dommage que le temps n'ait pas respecté le vitrail qui garnissait cette ouverture, une simple fenêtre le remplace.
L'autel de la chapelle est en bois. Dans une niche creusée au dessus du tabernacle, on voit une grande statue de Sainte Anne debout. À sa gauche, on trouve la Sainte Vierge Marie encore fillette, tenant un livre ouvert et lisant les Saintes Écritures sous la surveillance de sa mère.
Au pied des statues, un petit tonnelet sur lequel on lit : « Confrérie de Sainte Anne. 1866. » indique que Sainte Anne est la patronne des vignerons. N'est-elle pas la grand'mère de Jésus, dont le premier miracle a été de changer l'eau en vin aux noces de Cana ?

L'enfeu de la chapelle

Beaujeu__26_aL'enfeu est cet enfoncement dans le mur de séparation de la nef avec la chapelle, enfoncement dont la paroi est ajourée par de superbes ouvertures taillées dans la pierre. Sa dimension est de 2,20 m de base, de 0,60 m de profondeur. Le mot « enfeu » vient de enfouiret désigne une sorte de caveau funéraire pratiqué dans un mur, comme on en voit dans les catacombes.
On prétend qu'à la mort d'un Sire de Beaujeu, son corps était exposé dans cet enfeu avant l'inhumation. La forme, la grandeur et surtout l'étymologie du mot enfeu, enfouir, caveau, semble être vraisemblable.

http://www.beaujeu.com/histoire.html

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14 mai 2007

Notre-Dame de Pena de Cases-de-Pène

 

Cases_de_P_ne_vierge_noire__3_La découverte d’une statue de la vierge dans la grotte située au-dessus de l’ermitage a été à l’origine de la construction de la chapelle de l’ermitage. Voici le récit de la découverte :

 









Cases_de_P_ne_vierge_noire« Malgré l’aridité des rochers, quelques bœufs d’Espira de l’Agly étaient venus y paître. Tandis qu’ils cherchaient leur nourriture, l’un d’eux se détachant, allait fréquemment vers la grotte, comme attiré, et il y découvrit l’image de Marie. Le berger intrigué monta à la hâte vers l’animal et aperçut à son tour l’image. Sa joie fut grande ainsi que celle de toute la contrée, à qui il communiqua la nouvelle, de telle sorte qu’on décida l’érection de la chapelle sur le rocher d’en face. »

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Cases_de_P_ne_vierge_noire__4_Le père Camos donne une description de la statue : « Elle est d’un bois très ancien, faite comme en demi-relief, assise sur un trône dont le dossier remonte à la hauteur de la tête. Elle est peinte d’une couleur très ancienne. Sa dimension est d’un peu moins de trois palmes. L’enfant est assis sur le genou gauche de la vierge, soutenu par sa main. Il bénit de sa main droite et tient de la gauche un livre. »

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Notre-Dame de Vinça


Vin_a_vierge_noire_1La vierge noire de Vinça est une vierge en majesté aux grandes mains, du XIVème siècle, qui a la particularité d'avoir les pieds posés sur deux dragons. Il n'en existe qu'une autre celle de Valfleury dans la Loire.


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Vin_a_2_vierge_noire_aNous nous trouvons donc en présence d'une Mère maîtrisant la vouivre. Comme d'habitude, la vierge n'était pas sur place, mais en rénovation. Bizarre, non ? Toutes les vierges noires du coin, volées ou parties ?

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L'église Saint-Nicolas de Murat

Murat__11_Murat le riche a été un fief réputé depuis plus de mille ans. Bordé par deux rivières, l'Aumance et le Murat, ce bourg historique montre fièrement les vestiges de son château du XIème siècle, ancien poste fortifié romain, puis domaine des Bourbons.









MuratL'église Saint-Nicolas fut construite aux XIème et XIIème siècles en grès rouge. Le clocher fut ajouté au XVIIIème siècle.

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Eglise Saint-Pierre et Saint-Paul de Souvigny

Souvigny__2_C'est Aimard, ancêtre des Bourbons, qui, en 915 ou en 920, donna à l'abbaye de Cluny (elle même fondée en 910) quelques biens qu'il possédait à Souvigny ainsi qu'une église dédiée à Saint Pierre.










Souvigny__5_Le modèste monastère, établi vers 960, connaitra très rapidement un essor providentiel. Saint Mayeul et Saint Odilon, abbés clunisiens, y décédèrent successivement en 994 et 1049.
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Souvigny__24_Souvigny devint alors l'un des centres de pélerinage les plus fréquentés de l'occident chrétien. Jusqu'au milieu du XIIème siècle, alors que la puissance temporellle s'affirmait, le prieuré fut source d'un très grand rayonnement spirituel.
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Souvigny__22_Cette expansion est indissociable de l'ascension de la famille des Bourbons, fondateurs et protecteurs du monastère. Bien vite cependant, des frictions se manifestèrent  entre les deux pouvoirs, et c'est très certainement l'une des raisons qui conduisirent les sires de Bourbon, au début du XIIIème siècle, à délaisser leur résidence de Souvigny pour s'installer à Moulins.

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Souvigny__10_Le XVème siècle, avec les prieurs Eudes de la Ferrière qui réinstaura la rigueur monastique, et Geoffroy Chollet qui remit de l’ordre dans les finances et releva les bâtiments, le retour des Bourbons qui y établissent leur sépulture et comblent de leurs largesses le prieuré, relève Souvigny.









Souvigny__12_Souvigny, qui avait été la première capitale du Bourbonnais, en demeura l'une des principales villes jusqu'au XVIIIème siècle. A l’époque de la Révolution, Il ne reste que quinze moines. Les bâtiments conventuels sont vendus comme Biens Nationaux. L’église prieurale devient paroisse. En 1991, l’église retrouve sa vocation prieurale avec l’installation à Souvigny des frères de la congrégation Saint-Jean.

L'immense église de pélerinage pouvait accueillir dix à douze mille fidèles a été maintes fois remaniée au cours des siècles. Elle a gardé une nef en grande partie romane, comme son chevet.










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La colonne du zodiaque

Souvigny_001aLe musée de la colonne du zodiaque présente la pièce la plus singulière du patrimoine de l'abbaye, le fameux "calendrier" roman. Aussi connu sous le nom de pilier, d'octogone, ou de colonne du zodiaque, ce qui traduit bien la perplexité des spécialistes à son sujet, ce vestige est un fort pilier octogonal de 840kg, d'une hauteur de 1,80 m, qui est manifestement tronqué de la moitié.
Une face sur deux est sculptée : la première face de la colonne représente les travaux des mois, la seconde, les signes du zodiaque, la troisième et la quatrième, les peuples et les monstres les plus singuliers de l'Asie et de l'Afrique.
Entre ces faces à thèmes se développent des ornements abondants, grecques perlées, rinceaux, bandeaux d'entrelacs et palmettes, ce qui fait dater la colonne de la fin du XIIème siècle.

A quoi était destiné ce fabuleux pilier ? On a imaginé qu'il servait de socle d'une lanterne funéraire, de gnomon pour un cadran solaire...















souvigny22Voici d'abord les peuples les plus étranges de la terre ; une seule figure personnifie chacun d'eux. Trois de ces personnages fantastiques se suivent sur la colonne : le satyre, le sciapode, l’hyppopode. Le satyre a deux cornes sur le front et des pieds de chèvre. Le sciapode n'a qu'une jambe, mais cette jambe unique lui permet de courir avec une merveilleuse vitesse ; parfois, il s'étend sur le dos et se sert de son pied comme d'un parasol. À Souvigny, le sciapode est debout. L’hyppopode, que l'on rencontre dans les déserts de Scythie, est un homme qui à deux sabots de cheval. Au-dessus de l’hyppopode, la colonne nous montre un être singulier, que n'accompagne aucune inscription, une sorte de chien qui a des pieds humains. C'est, suivant toutes vraisemblances, un cynocéphale, un de ces êtres qui ressemblent plus à une bête qu'a un homme. Vient ensuite un Éthiopien qui offre cette bizarrerie d'avoir quatre yeux. Si nous consultons le Polyhistor de Solin, nous trouvons le texte qui explique cette singulière : "Les Ethiopiens, qui habitent au bord de la mer passent pour avoir quatre yeux".


souvigny23Après ce tableau, des peuples étranges, dont nous n'avons qu'une partie car la colonne de Souvigny est à moitié brisée, nous rencontrons, sur une autre face, les monstres qui vivent aux extrémités de la terre. L'artiste s'inspire, ici, des chapitres qu'Honorius d'Autun a consacrés aux merveilles de l'Inde, car tous les monstres, dont le nom est inscrit sur la colonne, se retrouvent dans ce chapitre. Voici la mantichore de Ctésias, ce monstre à face humaine qui court plus vite que l'oiseau ne vole et qui siffle comme le serpent. Voici le griffon, à la fois aigle et lion, qui garde les trésors. Voici la licorne, avec sa corne sur le front : fidèle à une vieille tradition de l'art oriental, le sculpteur a représenté cette corne rejetée en arrière. Voici le plus célèbre des animaux de l'Inde, l'éléphant ; et voici enfin la sirène, moitié femme et moitié poisson.






souvigny17Ainsi la colonne de Souvigny était à la fois un calendrier et un tableau des merveilles du monde. Jadis elle s'élevait peut-être au milieu du cloître, portant à son sommet le gnomon d'un cadran solaire. Le moine méditatif y voyait une image de l'espace et du temps. Ce double tableau zoologique et ethnographique devint un des thèmes des artistes clunisiens.

http://www.ville-souvigny.com/SouvignyII/Souvigny/Tourisme/Musee/Zodiaque.html
http://www.art-roman.net/souvigny/souvigny2.htm

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13 mai 2007

Notre-Dame d'Espira de Conflent

Espira_de_Conflent__11_aLe seul élément roman qui subsiste à l'intérieur de l'église est une Vierge reliquaire à l'Enfant, en bois délicatement travaillé.
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Espira_de_Conflent_vierge_noireSon visage est serein, une  fine tresse retombant avec grâce sur les plis du vêtement. Sa construction iconographique originale englobe, dans le plissé de la robe, l'ensemble du siège qui n'apparait pas. Elle n'a pas de dos, étant entièrement creuse, de manière à pouvoir y déposer les reliques sacrées.















Espira_de_Conflent__15_aUne vierge noire étonnante. Bon, encore une fois, la statue n'était pas dans l'église. Elle n'est pas volée, comme beaucoup d'autres, mais simplement en dépot à Perpignan pendant les travaux de restauration entrepris dans l'église.

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12 mai 2007

Notre-Dame de Corneilla

Corneilla_de_Conflent_vierge_noireL'église de Corneilla de Conflent, malheureusement fermée à mon arrivée, abrite plusieurs vierges : Notre Dame de Corneilla (la Mare de Déu de Cornellà, XIIème  siècle, la vierge noire),

















Corneilla_de_Conflent__vierge_romaneune vierge romane, Notre Dame de la Crêche (la Mare de Déu del Pessebre, XIVème  siècle), venant de l'abbaye  St Michel de Cuxa, et une Vierge romane (XIIIème  siècle), de Barcelone.
Corneilla_de_Conflent__vierge_romane_2














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La vierge de la Victoire de Thuir

Thuir_vierge_noireCette statue haute de 50 cm datant de la fin du XIIème siècle, est en étain et en plomb moulé. Celle de Châteauneuf-les-Bains, dans le Puy-de-Dôme, sort du même moule.
















vierge"Bien que le revêtement métallique soit d'un poids modeste, on peut supposer que nombre d'entre elles ont été fondues. Notre-dame de Châteauneuf peut être comparée aux Vierges de Thuir (Pyrénées-Orientales), Saint-Georges-de-Batailles (Loire) et de Barcelone (Espagne).
Une légende rapporte qu'elle aurait été ramenée d'Orient par un seigneur de Montmorin St Héreme qui avait participé aux Croisades. Cachée durant la Révolution par Mme Foussat, du Got, cette vierge fut exposée en l'église St-Valentin avant d'échouer à la cure, où l'abbé Rance l'a prise pour l'installer en bonne place dans l'église.
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Thuir__vierge_noire__9_aCelle-là porte une couronne ornée de crochets et de perles, surmontée d'une sorte de boule, ce qui semble une allusion à son appellation de "Notre-Dame de la Victoire" et à une légende qui nous ramène au temps de Charlemagne.















Thuir__13_"Charlemagne, prêt à marcher contre les Sarrasins, se trouvait dans la plaine de Thuir, et il avait placé la statue de la Vierge au milieu de son armée (on remarquera l'anachronisme fréquent dans ce type de légende). L'ennemi se trouve sur les hauteurs de Passa ; il contemple les Francs épuisés par la chaleur et par la soif, désespérés, laissant l'un après l'autre tomber leurs armes. Semblable à Moïse, l'empereur est sur le point d'être abandonné par ses troupes lorsqu'il se décide à invoquer la Vierge et à plonger son épée dans le sable d'un torrent desséché : aussitôt jaillit une source abondante qui redonne des forces aux soldats francs. Une fois désaltérés, ces derniers n'auront aucun mal à chasser l'ennemi au-delà des montagnes. Aussitôt après la bataille, Charles décide de fonder sur le lieu du miracle un monastère qu'on appellera plus tard le Monestir del Camp.









Thuir__24_aPar la suite, les Sarrasins ayant de nouveau envahi les terres chrétiennes, la statue sera cachée jusqu'à ce qu'un berger à la recherche d'une bête égarée la découvre dans un bois épais, sur l'emplacement de l'actuelle ville de Thuir qui n'existait pas encore. En hommage à cette Vierge miraculeuse, on bâtit une chapelle au milieu du bois, et peu à peu les habitants de l'ancien village de Thuir viendront bâtir leurs maisons auprès de la chapelle, sous la protection de la Vierge."



La Vierge de Thuir était l'objet d'un culte très important, et lors des cérémonies on ne manquait pas de la recouvrir de vêtements et de pierreries: un prêtre élu chaque année avait même pour mission de l'habiller et de la déshabiller. On peut penser que l'ancien manteau de soie de provenance orientale, dont l'église de Thuir a conservé quelques fragments, lui était destiné.


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11 mai 2007

Notre-Dame-de-Vie

Notre-Dame-de-Vie

Am_lie_les_Bains__5_aLa vierge romane d'Amélie-les-Bains, dans les Pyrénées Orientales, Notre-Dame-de-Vie, est une vierge de majesté du XIIIème siècle qui provient de l'ancienne église. L'enfant est assis sur l'avant bras gauche replié de la vierge, ses pieds reposant sur ses cuisses.
















Am_lie_les_Bains__7_aSa polychromie est traditionnelle, rouge et verte. Ses mains sont démesurées, elle est assise sur une cathèdre, l'enfant parait plus agé. Nul doute, c'est bien une vierge noire.

Il existe d'autres chapelle sur le territoire : la chapelle Saint-Joseph, celle de Saint-Félix (XIème siècle), et un oratoire, celui de la source de la Madone.

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