30 septembre 2006

La tour Fenestrelle et la cathédrale Saint Théodorit

Uz_s_191Uzès possède des vestiges préhistoriques qui attestent de son ancienneté, autour de la source de l'Eure et dans les grottes de l'Alzon.

Au V ème siècle avant J.C., l'oppidum d'Ucetia fut le centre d'une colonie Grecque, dont il reste un tronçon de mur non loin de la fontaine Saint Théodorit. Puis les Celtes occupèrent le site à partir du III ème siècle.

Uz_s_033Plus tard, les romains s'installèrent et firent construire un aqueduc de 50 km (Le pont du gard en est un témoignage).

En 1090, sur l'emplacement d'un temple romain, un premier édifice de style roman est construit. Il est sous influence de Cluny.

Uz_s_020La cathédrale fut partiellement détruite plusieurs fois au cours des siècles, comme pendant la croisade des albigeois en 1177, puis en 1563 pendant les guerres de religion. Destruction totale en 1621. (merci beaucoup, circulez...)

Uz_s_021Seule la tour Fenestrelle, le campanile, resta debout, mais amputée de deux étages.

Reconstruite de 1642 à 1663, elle a été transformée en 1801 quand elle est passée d'église de l'évéché à église paroissiale.

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Rien de bien passionnant, peu d'énergie, reste la tour qui mérite le dé..tour. Une étude plus poussée de son symbolisme reste à faire.

Uz_s_183Finalement, la place aux herbes et sa fontaine m'a fait meilleure impression...

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25 septembre 2006

L'Ermitage de Collias

Uz_s_084Non loin d'Uzès se trouve le village de Collias, dans la vallée du Gardon. Cette vallée compte un nombre important de grottes préhistoriques, dont la fameuse "grotte de Bayol", qui est malheureusement fermée au public, et qui abrite des peintures classées parmi les plus anciennes du monde.

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Le site de Collias est lui même très ancien: des flèches datant de l'âge du bronze et des stèles votives ont été mises à jour.  Parmi les stèles votives trouvées sous les ruines de l'Ermitage, dans une petite cour qui précède immédiatement la chapelle, l'une d'elles, datant du premier siècle, porte l'inscription "Aramoni Porticum Licina.P.F. Acceptilla Ex voto.D.S.P.F., qui peut se traduire par "Licinia Acceptilla, Fille de Publius, a élevé à ses frais, en ex-voto, cette chapelle à Aramon".

Uz_s_132Cette stèle se trouve au musée de Nîmes. Aramon, que l'on ne trouve qu'à Collias, devait être le nom d'une divinité topique puisque n'ayant rien à voir avec les dieux de Rome ou d'Athènes.(ou bien c'est Amon-Râ ? Dans ce cas, manque Ptah... La trinité, plus la déesse-mère: beau programme!)

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En grec KOLIAS est l'un des surnoms d'Aphrodite, déesse de l'Amour mais qui, pour les romains, est aussi, souvent la déesse des sources. Il se pourrait donc que ce soit la source de l'Ermitage qui soit à l'origine même du nom du village.


Uz_s_086Et non loin de Collias... l'Ermitage donc. Il n'a pas été facile de le localiser, les panneaux indicateurs inexistants ou presque... Une charmante Allemande a essayé de me renseigner. Dommage, je ne garde de mes quatre années de la langue de Goethe que peu de souvenirs...

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Bref, le sentier menant au sanctuaire fut localisé. Le chemin suit un cours d'eau venant se jeter dans le Gardon, et serpente au milieu des chênes verts. Plusieurs portes de vie durant le parcours indiquent que l'endroit doit être approché en connaissance de cause. Les lieux furent habités depuis la nuit des temps, et je ne serai pas étonnée que des gardiens aient été laissés sur place.




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Passé le pont romain, puis les escaliers en pierre sèche, nous arrivons sur les lieux. La première chose que l'on voit est un autel en plein air, adossé à une petite falaise.


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Puis ce que l'on appelle l'Ermitage, qui est en fait une grotte occupée dès le néolithique, aménagée pendant des années par les ermites qui se sont succedés. Les premiers sous l'influence de Saint Vérédème, le dernier, frère Mailhan, à la fin du XVIII ème siècle.

Uz_s_117Uz_s_123Une fresque magnifique sur la paroi nous montre un ange les mains ouvertes. Saint Michel ? Si une Dame est présente, son parèdre doit se trouver dans le coin.

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Enfin la chapelle Notre-Dame de Laval.  Récemment restaurée par l'Association des "Amis de l'Ermitage", elle est en fait élevée sur les bases d'un temple romain dont les vestiges et les stèles étaient encore en place en 1887.

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A l'intérieur, une inscription:

Uz_s_129"Bâtie sur l'emplacement d'un temple païen (Celtes-Gaulois-Grecs et Romains), -50 ans avant J.C., Temple dédié à Jupiter, mars, Minèrve, Aramon. Au XII ème siècle, le temple devient chapelle dédiée à la vierge."

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Un important pélerinage fut mis en place. Plus rien des fastes d'antan, le lieu est protégé par son accès difficile. Comme pour la sainte Baume, ou Rocamadour, il faut grimper longtemps, se vider le corps et l'esprit, avant de rencontrer l'âme du lieu. A l'intérieur, un bénitier porte les traces d'une croix templière, et une statue représentant la Dame ?



Uz_s_155Le nez au vent, sans connaitre son existence, je me suis retrouvée sur un socle en pierre taillée situé au dessus de l'Ermitage, sur lequel est planté une croix. Il est de construction romaine, et personne ne connait son utilité. Il était autrefois surmonté d'un petit sanctuaire dédié à Saint Etienne.

Pour que les romains aient édifié un tel ensemble cultuel dans un endroit aussi perdu, il ne fait aucun doute qu'il s'agissait d'un haut lieu sacré.

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19 septembre 2006

Pointe du Van, rocher de Morgane

"Située à l'extrême ouest de la commune, cette pointe n'est autre que la petite soeur de la pointe du Raz, toutes deux sont gardiennes de la baie des Trépassés. Elle a, par chance, été plus épargnée que son ainée et certains la préferent pour ce coté plus naturel, moins ravagé par les aléas du tourisme de masse.

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La roche qui la compose est plus friable que celle de la pointe du Raz. En conséquence, elle est plus vulnérable aux attaques de la mer. Elle n'a donc de pointe que le nom car, lorsqu'on s'y promène, on a souvent des difficultés à trouver l'extrémité de la pointe tant elle est évasée et tant ses avancées rocheuses sont nombreuses. C'est peut-être ce qui caractérise cette pointe, pas de direction logique, les chemins y sont nombreux et la promenade peut-être longue. Plusieurs rochers monumentaux se distinguent de la pointe, dont le fameux rocher de Morgane.


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"Le village actuel de Trouguer, au sommet des falaises de le Pointe du Van qui surplombent la Baie des Trépassés, est bâti à coté d'un vaste établissement romain dont les restes affleurent partout à la surface du sol. La culture, très intense  dans cette partie du littoral où les villages sont très peuplés, a malheureusement nivelé presque entièrement les vestiges de construction en petit appareil qui s'élevaient encore, il y a quelques dizaines d'années, à plusieurs mètres au-dessus du sol.

De ce camp, il restait à la fin de XVIème siècle un mur de près de 6 mètres de haut. Aujourd'hui, les vestiges qui subsistent sont enfouis à quelques centimètres sous terre et constituent encore un quadrilatère 120 mètres de long environ.

(http://www.cleden-cap-sizun.com/)

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Morgane, et plus loin le rocher de Merlin, bien évidemment. C'est vraiment un lieu "envoûtant", dans tous les sens du terme. Porte d'un autre monde: baie des trépassés, de ceux qui passent trois fois, départ des marins pour l'océan et ses îles perdues, envol au gré du vent et du Van...

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Chapelle Saint They, pointe du Van

La chapelle Saint They m'a moins attirée que la fontaine. Peut-être est-ce du à la présence des touristes ?

Il n'empèche, elle est une des plus belles que je connaisse par son emplacement, et les énergies cosmo-telluriques sont bien présente.

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"L'édifice a été construit à l'emplacement même d'une autre chapelle qui tombait en ruine, cette autre chapelle ayant elle même remplacé une autre située plus en avant (d'après la tradition).
La chapelle de Saint They est la plus vaste des chapelles de Cleden, son maître-autel en bois sculpté provient de l'église paroissiale, son clocher a supporté de nombreuses cloches dont une née d'un échange avec celle de Langroas.
Un couplet d'un vieux cantique à St They, exprime à la fois la crainte de voir la chapelle engloutie dans les flots de la baie des Trépassés et le souhait de la voir tenir contre les éléments qui la menacent, telle une figure de proue sur l'étrave de la Pointe du Van.


aout_2005_bretagne_056On prétend que la cloche de la chapelle St-They sonnait d'elle-même pour avertir les barques en danger, de se mettre sous la protection du saint.
Un jour, la flotte du roi de France était poursuivie par une flotte ennemie. La cloche se mit à tinter. L'amiral de France répondit à cet appel et dirigea ses vaisseaux dans la Baie des Trépassés, au pied de la falaise sur laquelle est érigée la chapelle. L'ennemi voulut les y suivre, mais un courant contraire prit ses navires et les entraîna dans le Raz où plusieurs frappèrent les écueils, les autres furent dispersés au large.


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On sait peu de choses sur l'histoire de Saint They, si ce n'est qu'il vécut au VIème siècle et qu'il fut disciple de St Guénolé fondateur de l'abbaye de Landévennec. St They est connu en Grande-Bretagne, dans le Cornwall, sous le nom de St Day. Il a donné son nom à Lothey, (formé du breton Lok: "lieu consacré" et de They), près de Chateaulin. Des chapelles portent son nom, Saint-Segal, Riec, Plouhinec, Poullan.
La forme primitive de son nom est Dei, la prononciation bretonne a fait muter le D en T.Il s'écrit encore: Dey, Tei, Tey, Thei."

(http://www.cleden-cap-sizun.com/ccs,chapelle-saint-they.html)

A l'extérieur, une croix monumentale tronquée de 1772 exposant deux statues géminées du 16ème siècle (?) probablement de l'atelier de Roland DORE, dédiée à Saint Jacques.

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aout_2005_bretagne_065Ra jomo pell c'hoaz en e za
Ar chapelig var ribl ar mor
Ma c'hello sant They divar e zor
welet ar bageier o treiza...





Que demeure longtemps encore debout
La petite chapelle au bord de la mer
Afin que puisse St They depuis sa porte
Voir les bateaux passer...

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15 septembre 2006

Alignements de Carnac

Difficile de trouver sur le net un site qui parle des alignements de Carnac sans qu'il répète ce que la science officielle veut bien nous laisser croire sur leurs fonctions et leurs datations

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J'ai juste trouvé la légende complète de Saint Cornély sur linternaute Week-end. Je vous la propose:

aout_2005_bretagne_075"Il était une fois, en 253, un saint pape qui s'appelait Cornély (ou Corneille) et qui s'enfuyait de Rome parce qu'une armée romaine voulait le tuer. Il prit la route du nord-ouest sur un char à bœufs qui avançait aussi vite que des chevaux au galop.
Les cohortes romaines à ses trousses, il traversa la Gaule, et se retrouva à Auray sur la route de Carnac. Il vit un champ, où des paysans semaient de l'avoine. Il leur demanda :
" - Alors, on fait les semailles ?
- Faut bien
- Eh bien braves gens, je vais faire un miracle pour vous, l'avoine que vous semez aujourd'hui, demain vous la récolterez." Et le lendemain, l'avoine avait poussé et mûri, à la stupéfaction des paysans, qui s'empressèrent de commencer la récolte.

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A ce moment arriva l'armée romaine. Son général demanda aux paysans s'ils avaient vu passer un homme avec ses bœufs.
" - Oui, quand nous semions cette avoine.
- Vous êtes sûrs ? Dans ce cas, il a trop d'avance sur nous, dit le général désappointé, nous allons planter le camp ici.
Cornély qui observait, se vit en fâcheuse posture : devant lui la mer, derrière lui une lande déserte sans le moindre buisson. Alors, lorsque les romains se mirent en branle sur dix colonnes, il traça un signe de croix et pétrifia littéralement les légionnaires.
Voilà, peut-être, la véritable histoire des champs des pierres dressées de Carnac."

Cherchons bien dans la légende médiévale, elle n'est peut-être pas si éloignée de la vérité après tout...

aout_2005_bretagne_078Cornély: le dieu Cernunnos, donc représentation des pratiquants de l'ancienne religion? (Corneille, comme au Puy avec le rocher Corneille)

Les boeufs de l'attelage: On retrouve les bovins dans les endroits telluriques forts, comme dans les légendes des vierges noires.

L'armée romaine voulant le tuer: la nouvelle religion, voulant de débarrasser de l'ancien culte?

Le champ devenu fertile: l'une des fonctions des pierres? ou bien une autre explication que je vous soumets plus tard.

aout_2005_bretagne_109Ou bien l'on inverse, et la nouvelle religion chrétienne, ne pouvant détruire les anciens lieux de culte païens, reprend le nom du dieu et s'attribue les miracles. Dans ce cas, l'armée romaine représente les anciens. C'est pourquoi la légende fait dire au général que Cornély a plus d'avance... Et les anciens se retrouvent dans les pierres.

Dans les deux cas, l'explication me parait plus proche que le cimetière néolithique avec rites funéraires...

Quand l'on sait que les mégalithes sont posés sur les courants telluriques, science que maitrisaient nos anciens et que l'on commence tout juste à redécouvrir.

Georges Prat dans son livre "l'architecture du sacré", donne son étude des alignements de Carnac et de Kerzerho:

aout_2005_bretagne_086"Il existe sur ce territoire, d'assez grandes failles géologiques se présentant sous forme d'une série de petites failles très rapprochées, comme la tranche d'un millefeuille. Tous les menhirs sont posés sur l'une de ces failles. Si les alignements ne sont pas droits ni vraiment parallèles, c'est qu'ils suivent le cheminement des failles, avec les ruptures de champ magnétique qu'elles entrainent. Avec en prime trois courants d'eau souterrains.

Chaque groupe d'alignements est completé à chaque extrémité par un cromlech elliptique qui agit comme correcteur et diffuseur.Il semble donc que nous nous trouvions en présence d'immenses piles énergétiques.

A chaque menhir sa cheminée cosmo-tellurique et ses trois enceintes. A chaque menhir aussi son point d'activation, son interrupteur."

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Bien. Je vais à présent vous proposer une explication que j'ai trouvée dans un bouquin que j'ai perdu, ou preté... Mais elle m'a séduite. Incapable de fournir la moindre preuve, je vous laisse le soin de vous faire votre propre oppinion.

aout_2005_bretagne_079Les alignements de Carnac seraient posés en fin de terre sur la route d'une vouivre importante dont la source se situe dans le désert de Gobi. Cette vouivre , il y a longtemps, traversait l'océan pour se diriger vers une île....qui n'existe plus. Donc le courant se perdant dans l'onde, les anciens auraient voulu le stopper et récuperer ses bienfaits. Pour celà, ils ont dressé des aiguilles de pierre, comme autant d'aiguilles d'acupuncture. Tout le monde sait qu'un bon acupuncteur ne pose jamais plus de deux, voir trois aiguilles sur le même méridien, celà bloque l'énergie.

La vouivre arretée, il fallait faire retourner ce courant à l'intérieur des terres pour en profiter...

Oscour...

Et comment ne pas réagir quand on sait ce qui va se passer si personne ne fait rien...

"L'Etat français a décidé d'utiliser la zone où se trouvent les principaux alignements des menhirs pour donner naissance à une importante spéculation immobilière et commerciale. Par ces intentions, l'Etat français manifeste sa volonté légitime de valoriser à sa façon le complexe mégalithique, envisageant de le transformer dans une sorte de Disneyland."

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"Pour réaliser ce projet dont personne ne veut, l’Etat, le Conseil Général et le département ont prévu d’acquérir 150 hectares de terrains, plus 100 hectares du conseil général, d’exproprier 250 personnes, de détruire des maisons dont certaines datent du XV ème siècle, de raser 3 hectares de pinède, de bâtir un bâtiment de 2300 m2 à vocation commerciale et deux parkings de 400 places et de construire une route au mépris de la loi littoral."

"Déjà dans les années 70, Christian Bonnet, alors Sénateur Maire de Carnac et ancien Ministre de l’intérieur sous Valery Giscard D’Estaing, déclarait : " Les menhirs, il est temps que ça rapporte". arghhhhhhhhhhhhhhhhhhh

"Qu'est-ce que l'on peut faire ? De notre part, nous ne pouvons que demander de l'aide à la solidarité du peuple européen afin qu'il lève sa voix pour dénoncer ce qui se passe, et demander clémence à l'Etat français afin qu'il ne sacrifie pas pour l'argent un témoignage d'une valeur inestimable tel que les menhirs de Carnac."

Le menhirland de Carnac est heureux de vous accueillir, veuillez passer à la caisse...

Vont bientôt nous poser au milieu un menhir tout doré, comme l'arbre d'or à Brocéliande ! je rêve !

Tiré de ces deux sites:

http://nopasaran.samizdat.net/article.php3?id_article=662

http://www.eco-spirituality.org/f-carnac.htm

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11 septembre 2006

les allées couvertes de Mané Kerioned

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Nous sommes ici au " Tertre des Kerioneds " autrement dit au tertre des korrigans. Les korrigans sont des êtres de petite taille qui selon les croyances populaires, mais aussi selon les textes mythologiques les plus anciens, hantent les demeures souterraines de l'autre monde. D'après les légendes, les korrigans aiment jouer des tours aux humains et notamment, leur faire perdre leur chemin, surtout de nuit.

aout_2005_bretagne_089Aujourd'hui entamée par la R.D. 768, cette "butte aux lutins" est couronnée par un un vaste cairn d'une quarantaine de mètres de diamètre aux formes indécises. En émergent trois dolmens à couloir tandis que trois menhirs en marquent la limite occidentale et un quatrième la bordure nord. aout_2005_bretagne_090

L'ensemble a été étudié à plusieurs reprises de 1866 à 1901 puis restauré en 1921. Il a livré un mobilier relativement abondant mais assez disparate et sans intérêt particulier.

Le dolmen central s'ouvre à l'est ; il semble le plus ancien dans la mesure où son accès est occulté par son voisin de l'est et où sa chambre quadrangulaire est bien différenciée, avec un grand dallage monolithique.

aout_2005_bretagne_091Les deux autres dolmens sont orientés parallèlement, avec entrée plein sud. Ils ont une chambre trapézoïdale s'évasant très progressivement à partir du couloir.

aout_2005_bretagne_092Celui de l'ouest est le plus spectaculaire car le mieux dégagé du cairn, mais celui de l'est est le plus important à la fois par ses dimensions (plus de 11m de longueur interne) et par sa décoration (6 des 27 piliers en sont ornés).

On y trouve notamment une dalle en "écusson" rappelant la stèle de chevet de la Table-des-Marchands ainsi que des "zigzags" et "réseaux" proches de ceux de Kercado.(Ministère de la culture)

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Plomeur et ses mégalithes.

aout_2005_bretagne_320Sur la carte des mégalithes de Bretagne on est surpris de constater le grand nombre de monuments existant sur le pays Bigouden. La seule commune de Plomeur possède une vingtaine de sites préhistoriques classés.

A Penmarc'h près du musée préhistorique de Porz-Carn  sont regroupés de nombreux menhirs et stèles ainsi qu'une sépulture à deux couloirs découverts dans les communes voisines. En 1866, on dénombrait plus de 700 mégalithes...Dommage....

aout_2005_bretagne_300Non loin du bourg de Plomeur se dresse la Torche (du Breton "torchenn" signifiant "siège".) Il s'agit d'un énorme rocher, séparé de la terre ferme par une crevasse profonde surnommée "le saut du moine".

L'éperon rocheux de la Torche marque la fin de l'immense baie d'Audierne. Ce paradis de la glisse rassemble les adeptes du surf et du funboard.

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aout_2005_bretagne_301Beg an Dorchen est un ensemble mégalithique formé d'un dolmen à chambre compartimentée et à couloir de plus de 6000 ans prolongé par une allée couverte désaxée plus récente.

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aout_2005_bretagne_309Le dolmen à couloir et à chambre compartimentée disposé en T de Kérugou, toujours sur la commune de Plomeur. C'est un dolmen à cabinet latéraux. La dalle supérieure est maintenue par une pierre sculptée venant probablement de la chapelle avoisinante.

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Les fouilles de 1876 ont donné de la céramique ornée de nervures verticales caractéristiques du style dit de "Kérugou" très répandu dans le sud de la Bretagne. Age : 5000 ans environ,néolithique final.( Waraezplomeur.com)

aout_2005_bretagne_314L'actuel phare d'Eckmühl est le troisième phare de Penmarc'h. Le phare a été construit conformément au testament de la marquise de Blocqueville, fille de Louis Nicolas Davout, Prince d'Eckmühl. La construction du phare commença en 1893. Il rentra en activité en octobre 1897.

l'inauguration fut reportée au 17 octobre en raison de la grande Foire de Pont l'Abbé. Mais cela n'empêcha pas la fête : aubade, course de vélos, banquet populaire, régates, vin d'honneur. Mais l'apothéose fut à 17 H 00 quand, pour la première fois, Eckmühl adressa son faisceau lumineux à tous les bâteaux en mer. La fête s'est achevée par un dîner avec, au menu :

Potage Reine

Croute au pot

Turban de filet de sole à la Normande

Filet de boeuf savarin

Ris de veau Toulouse

Chaudfroid de perdreaux

Faisans truffés

Pâtés de foie-gras de Strasbourg

Galantine de volaille truffée

Cèpes Bordelais

Petits pois à l'Anglaise

Mille-feuilles

Glace

Dessert

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Avec comme vins:Madère, Sauterne, Saint-Julien,Pichon, Longueville, Moulin-à-vent,Nuits, Champagne Montebello.

Comme vous avez pu le constater dans ma présentation, je ne pouvais pas passer à côté du monde de Troy... Et là, on est en plein dedans!!!!

Veuillez me pardonner, Eckmühl n'a rien d'un lieu sacré... quoi-que, dans le monde de Troy...

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Fontaine Saint Colomban, Carnac

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Saint Colomban est un hameau, près de la mer, sur la commune française de Carnac dans le Morbihan.

aout_2005_bretagne_101Sa fontaine, du XVI ème siècle, abritait autrefois une statue du Saint. L'ensemble a été inscrit à l'inventaire des monuments historiques en mai 1966, en même temps que le village situé un peu plus loin et auquel on accède par une route ouverte en 1968 seulement. Jusqu'en 1475, ce hameau portait le nom de Lez-énez Bras. (Village de la presqu'île)

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Les restes d'un habitat abrité par une falaise témoignent de la présence de l'homme en ce lieu au paléolithique ancien, vers 450 000 ans avant J.C.aout_2005_bretagne_112

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Personne ne semble faire attention aux menhirs disposés en arc autour de la fontaine, qui servait aux lavandières et abreuvait les troupeaux. Les bassins me semblent quand même bien druidiques...

C'est un endroit d'une grande beauté, il est étonnant qu'il n'y ait pas plus d'informations sur lui. Il semblerait que le saint ait été invoqué pour les simples d'esprits, c'est peut-être pour ça....

aout_2005_bretagne_114La plage, un peu plus loin, m'a touchée aussi.

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10 septembre 2006

La fontaine Saint Tugen

saint_tugenLa découverte de nombreux pointes de flèches en silex et de haches en pierre polie à la pointe du Kastel atteste une présence humaine au néolithique sur le territoire de Primelin. Des pierres ovoïdes et des tombes de l'âge de bronze témoignent de la continuité de cette occupation, ainsi que des stèles de l'âge de fer. Au Vème siècle, saint Primel aurait évangélisé la région, Primelin faisant alors partie de sa paroisse mère Plougon-Plogoff.

Au VIème siècle, saint Tugen y construit son ermitage. L’actuelle chapelle Saint-Tugen, fut fondée en 1535 par René du Menez, seigneur de Lézurec, et Marie du Faou son épouse, sur les vestiges du XI ème siècle. De cette époque subsiste notamment le porche sud, magnifique exemple de l’architecture et de la sculpture de la Renaissance bretonne, mais l’édifice a subi depuis de nombreux remaniements : construction de la tour du clocher de 1569 à 1582, puis de la "prison" située au nord en 1593, doublement du bras nord du transept en 1611, construction de la sacristie en 1720, modification du bras sud du transept en 1750.

st_tugenLa tradition veut que ceux qui sont mordus par un chien enragé doivent regarder le reflet de leur visage dans l'eau du bac en pierre situé près de la fontaine. Si l'eau reste limpide, celà signifie que le chien a été attiré par la fontaine pour se justifier devant Saint Tugen. Si l'eau renvoie l'image de l'animal, celà signifie qu'il est bien enragé et qu'ayant précédé la victime, il la prive du secours du saint.

Les malades ainsi découverts étaient autrefois enfermés dans une pièce de la chapelle où ils mourraient de faim...

Afin que le rituel soit entièrement accompli, il faut faire trois fois le tour de la fontaine en rempant à genoux.

st_tugen4On ne sait presque rien de Tugen, si ce n'est sa légende qui prétend que n'ayant pu interdire à sa soeur de courir le guilledou, il se serait écrié:" Il est plus facile d'empêcher les chiens enragées de mordre que d'empêcher une jeune fille de mal faire." ailleurs il aurait dit:" je préfererais garder  toute une troupe de chiens enragés plutôt qu'une seule femme."  Dieu, le prenant au mot, l'a chargé de soigner la rage.

Un peu mysogine sur les bords, le Tugen, moi je vous dit...

aout_2005_bretagne_022Curieusement, Saint Tugen est représenté avec un poignard en fer de 13 cm, qui se termine par une grosse poignée en fer forgé. Cet objet, dont on ne connais pas l'origine, est conservé dans un étui d'argent du XVI ème siècle. Il a une forme de clé et est vénéré comme étant "la clé de Saint Tugen".

aout_2005_bretagne_023Cette clé est l'objet magique qui guérit la maladie. Le jour du pardon, on fait bénir des pains de clés sans levain, sensés guérir les rages de dents...

Ce pardon a lieu le dimanche précédant la Saint Jean, jour de la fête de l'équinoxe d'été, célébrée par les Celtes. Ceci laisse à penser que la chapelle fut érigée sur un lieu de culte solaire.(Daniel spoerri)

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Saint Galoneg et Demet

aout_2005_bretagne_004A l'extrême pointe de l'Europe, au milieu de la Baie d'Audierne entre la Pointe du Raz et la Pointe de Penmarc'h se trouve Plozevet.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

aout_2005_bretagne_003Les sources de Plozevet figurent parmis les plus anciennes connues de Bretagne. Elles sont situées sous les fondations de l'église Saint Galoneg et Demet, et jaillissent des deux côtés de la porte principale. Il s'agit d'un signe qui montre qu'un culte de l'eau de l'époque celte ou même pré-celte fut ici christianisé.

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Contrairement à la logique de construction, beaucoup d'églises qui devaient prendre la place des anciens lieux de culte furent érigées sur des sources, si bien qu'au cours des siècles, elles furent recouvertes de mousse. Ces églises sont nombreuses en Bretagne.

 

aout_2005_bretagne_002A Plozevet, on vénère Saint Galoneg et Saint Demet, ce qui signifie en Breton "le vaillant" ou "le brave".

 

Saint Galoneg était un moine Irlandais et les mères prononcaient les paroles suivantes pour exaucer leurs souhaits pour leurs enfants: "Saint Galoneg donne à nos enfants deux coeurs, un coeur de lion pour bien agir et un coeur de colombe pour bien aimer." (source: Guide de 117 fontaines sacrées de Bretagne, de Daniel spoerri chez JMP )

 

 

 

aout_2005_bretagne_001L'enclos Paroissial  regroupe l'église gothique des XVème et XVIème siècles avec ses arcades romanes du XIIème, ses 2 calvaires, les monuments aux morts des guerres 14/18 et 39/45 situés près d'un menhir impressionant et à proximité, la fontaine de St Théleau.
Cette fontaine contient deux statues massives en granit représentant des saints. Saint Théleau (ou Délo)était réputé pour guérir de la fièvre.

 

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Plozevet fut la première fontaine de mon chemin que j'ai mesurée avec une intensité vibratoire hors norme. Mais le plus beau restait à venir...

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Posté par madame_dulac à 21:55 - - Commentaires [5] - Permalien [#]