31 août 2006

Monestir de Poblet, les enceintes et le palais royal

poblet_santa_creus_001Le monastère se trouve entouré de trois enceintes.

poblet_santa_creus_004Dans la première, nous retrouvons une chapelle dédiée à sainte Marie, Saint Michel et Saint Georges (on retrouve les parèdres).



poblet_santa_creus_002Près de cette chapelle, la porte dite "dorée", qui doit son nom au métal dont elle était faire selon la tradition.

poblet_santa_creus_025Dans la deuxième se trouve la place avec au fond la muraille imposante du monastère et la façade de l'église. Cet espace était autrefois bien plus construit. On y trouve encore les restes de l'ancienne auberge du XIV ème siècle.

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Les tours royales permettent l'entrée à ce qui fut proprement la claustration. C'était à l'époque la seule porte d'entrée à l'enceinte fortifiée par les murailles.




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poblet_santa_creus_019Dans la troisième, après avoir traversé les tours, se trouvent l'entrée du palais royal et les dépendances auxilliaires de la communauté. Dans le palais, le musée, avec une statue de Sainte Anne portant la vierge et l'enfant. Rarissime, je n'en ai vu qu'une autre comme celle-là à Polignac, dans l'église romane. Elle date du XII ème siècle...

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Monestir de Poblet, le réfectoire et le dortoir

poblet_santa_creus_096poblet_santa_creus_097L'ancien dortoir du XIII ème conservait à l'époque les pressoirs qui servaient à faire le moût (actuellement le parloir où se trouve la statue de Saint Bernard ).

 

 

 

 

 

 

 

 

 poblet_santa_creus_089Le refectoire a été transformé en cellier (on rabaissa le niveau du sol pour poser les cuves) qui porte encore les traces des conduits pour le vin et un silo en pierre).

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Monestir de Poblet, l'église

poblet_santa_creus_006L'église a un plan de basilique avec 3 nefs et 7 travées et un large transept sur lequel s'ouvre deux chapelles absidiales et le chevet formé par un déambulatoire. Elle fut construite entre 1166 et 1198, mesure 85 mètres de long sur 28 de haut.

 

 

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poblet_santa_creus_072poblet_santa_creus_012poblet_santa_creus_056L'église abbatiale est longue et étroite. La nef septentrionale et le déambulatoire ont conservé leur toiture originale qui n'est pas encore de style gothique, contrairement à la nef méridionale qui possède une croisée d'ogives splendide. Dans le déambulatoire, à l'arrière de l'autel, de beaux éclatoirs que l'on retrouve un peu partout. Présence donc d'une énergie importante.

de partout sur les pierres, des signes lapidaires compagnoniques.poblet_santa_creus_018

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poblet_santa_creus_087Au XIV ème siècle, l'abbé Copons modifia la nef latérale méridionale pour rajouter les 7 chapelles. C'est lui également qui fit construire la lanterne qui se trouve au croisement  du transept.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

poblet_santa_creus_074L'abbatiale porte les tombes de 8 rois d'Aragon et comtes de Barcelone sur les 13 qui ont éxisté, de 6 reines, nombreux infants et princes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous ne finirons pas la visite sans parler de ce qui a toujours fait la grandeur des abbayes... Je veux parler de ça:

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Benoit, quand il fit sa règle, voulut rajouter le fait que les moines n'avaient pas le droit de boire de vin. C'est la seule fois, sous la pression de ses compagnons, qu'il dut faire marche arrière !

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29 août 2006

Cham des Bondons

cham_des_bondons_075Pas de commentaires avant d'avoir visité les sites suivants:

http://perso.orange.fr/deesse-mere/1menhir.htm

http://prehist.free.fr/bondons/

Le premier étant plus proche de ma vision des choses, le deuxième ayant une approche plus archéologique.

Nous voici donc dans la Cham des Bondons....tirant son nom de l'occitano-patois Cham (plateau ou causse) et de la proximité de la commune des Bondons en Lozère. C' est un plateau calcaire d'une dizaine de kilomètres carrés s'étendant au pied du Mont Lozère.

cham_des_bondons_007(Wikipédia):Avec ses 154 menhirs de granit, le site constitue la deuxième concentration de monuments mégalithiques en Europe après les alignements de Carnac en Bretagne.cham_des_bondons_013

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cham_des_bondons_009 On estime que la mise en place de ces pierres doit se situer entre la fin du Néolithique et l'âge du Bronze. (Moi je demande à voir... Personne n'a osé jusqu'à présent donner des dates plus conformes aux travaux de radiesthésistes, sauf un site présentant des mégalithes de Bretagne dont j'ai perdu le lien, et qui proposait des -25 000 ans...)

cham_des_bondons_090Ce site recèle également une curiosité géologique : deux mamelons calcaires ayant résisté à l'érosion et dominant la vallée du Tarn. Ces puechs (du latin podium, terre élevée), comme on les appelle, seraient issus selon la légende de la boue tombée des sabots de Gargantua. (On le retrouve vraiment partout ce brave géant...)

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cham_des_bondons_020cham_des_bondons_014cham_des_bondons_024Sur une aire d’à peine 10 km² ont été plantés il y a plus de 4000 ans (Ca c'est au moins...) plus de 150 menhirs. Certains chercheurs avancent le nombre de 154 et d’autres au-delà de ce chiffre. Le premier grand inventaire de ces monolithes remonte aux années 1940 avec le docteur Morel.

cham_des_bondons_025cham_des_bondons_027Depuis, peu ou pas de publications sur ce site, sinon confidentielles. Grâce aux collectivités territoriales et au Service des Antiquités dirigée en Lozère par Gilbert Fages, ce patrimoine est en train de sortir petit à petit de l’ombre.( oui, il sort de l'ombre, et c'est tant mieux... Dommage que les pierres ne soient pas relevées  tout à fait comme elles ont été plantées.)

cham_des_bondons_030En effet, tout au début du XXe siècle, c’était tout au plus entre 3 et 7 menhirs qui étaient encore debout. Dans les années 1980-1990, une trentaine de pierres avaient été relevées. Aujourd’hui, ce sont au moins 80 menhirs qui ont retrouvé la verticale.

cham_des_bondons_125cham_des_bondons_127Parmi ces derniers, on notera au sud des hameaux de la Vaissière et de la Fare, deux très grands menhirs mesurant respectivement 4,80 m et 4,50 m hors sol. Encore couchés il y a quelques années mais aujourd’hui remis à la verticale, ils avoisinaient 6 m de long.

cham_des_bondons_049cham_des_bondons_048cham_des_bondons_046cham_des_bondons_044En premier lieu, on remarque que tous les menhirs de cet ensemble sont en granit extrait des pentes sud du massif du Mont Lozère. Or, ces pierres ont été plantées en terrain entièrement calcaire. Elles ont donc été transportées pour être érigées à cet endroit sur une distance minimum de 800 m. Pour certaines pierres, la distance entre le lieu d’extraction et le lieu d’érection doit se compter en kilomètres.

cham_des_bondons_056cham_des_bondons_062En second lieu, les menhirs ne semblent pas disposés dans l’espace de manière rationnelle. On trouve un grand nombre de menhirs seuls, des menhirs par paires et plus rarement en ligne de trois. Des demi-cercles et de vagues cercles (cromlechs) se dessinent aux groupes n°2 de la Fage et à la Baraque de l’Air.

cham_des_bondons_117Il n’y a donc pas ici de longs alignements du type Carnac en Bretagne ou des dispositions en cercles parfaits comme sur le Causse de Blandas (département du Gard) Les plus grands menhirs sont souvent sur des buttes mais là encore ce n’est pas une généralité.

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cham_des_bondons_088cham_des_bondons_095cham_des_bondons_101En troisième lieu et le plus sujet à hypothèses, c’est bien sûr de connaître la motivation des constructeurs préhistoriques d’élever autant de pierres en un endroit aussi restreint. On a ainsi parlé de balisages de chemins antiques par temps de fortes neiges,( j'avais pas pensé à ça), de bornes indicatrices d’entrées de mines,(non plus) de jalons d’une « route de l’uranium » (à voir)…

cham_des_bondons_131Rien ne permet aujourd’hui d’étayer ou de réfuter totalement telles ou telles hypothèses. Néanmoins, on peut avancer l’idée que ces monolithes dressés par dizaines auraient pu démontrer le fort sentiment religieux et la puissance d’une tribu sur d’autres.(pourquoi vouloir toujours mêler la religion aux mégalithes... Sauf si on prend le mot dans sa première signification qui est "relier à".)

Nombreuses sont les légendes arrivées jusqu’à nous et qui rappellent le pouvoir de fertilité et de force attaché aux pierres plantées.( on se rapproche)

cham_des_bondons_135En planter autant sur quelques kilomètres carrés devait revêtir une très importante symbolique religieuse (encore!!!) sinon politique (si la politique se mêlait d'initiation aux courants telluriques...) et ainsi conférer à la Cham des Bondons il y a plus de 4000 ans la notion de « lieu sacré » . Ce qui est sûr aujourd’hui, c’est que la mystérieuse Cham des Bondons garde jalousement le mystère des peuples qui ont dressés ces monolithes dirigés vers le ciel et leur fonction originelle. La Cham des Bondons, en plus d’être la seconde plus importante concentration française de menhirs après Carnac, est aussi un très agréable lieu de randonnée très facile à explorer et où la Préhistoire lozérienne et cévenole se dévoile à chaque détour de chemins.(Wikipédia)

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Bon, je me moque un peu, mais cet article est très bien fait et a le mérite de parler d'un des sites les plus extraordinaires que je connaisse. Mes photos vous l'auront, je l'espère, démontré.

Il est vrai qu'il n'est plus très brillant aux niveau des énergies, mais quelques endroits marchent très bien encore. De plus, à chacun ses ressentis: il y a tant de pierres levées, que toute personne doit pouvoir trouver celle qui va la faire vibrer...

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Et que de bonheur de pouvoir toucher les pierres, les renifler, leur parler, sortir son pendule, tourner autour, les caresser, méditer, danser si le coeur vous en dit, sans zones interdites ni foule dévisageante... j'ai même pensé voir, sur une colline au loin, plusieurs pierres dressées côte à côte: zoom x 24. Surprise...

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La Cham des Bondons se compose de plusieurs groupes de menhirs de taille et d’intérêt variable :

Le groupe de la Fage, fort d’une vingtaine de menhirs couchés, se confond dans un reboisement et les monolithes sont de taille moyenne (entre 1,50 et 2,50 m). Du fait de son occultation par la végétation et de la relative petitesse des menhirs, l’intérêt de ce groupe est peu élevé.

cham_des_bondons_080Le groupe n°2 de la Fage est certainement le plus connu et le plus visité. Il compte plus d'une vingtaine de menhirs redressés, un dolmen et des tumulus.

cham_des_bondons_105Le parking aménagé est implanté très près du point de départ de ce groupe et de son menhir emblématique « la Pierre des Trois Paroisses ». On reconnaît facilement cette belle pierre aux marques taillées dans la roche laissées par des essais de débitage effectués par des carriers. Autrefois couchée, elle aurait avoisiner 5,45 m de longueur. Elle a été en partie amputée par les carriers et aujourd’hui, une fois redressée, elle culmine à moins de 3 m de hauteur.

cham_des_bondons_142Tout autour de cette pierre et en se rapprochant du hameau des Combettes (en contrebas dans la vallée), on rencontre en suivant le GR le dolmen de la Fage, quelques menhirs isolés et sur un replat un peu plus bas, le bel ensemble formé par les trois menhirs alignés de Chabusses.

cham_des_bondons_097cham_des_bondons_026Une fois traversé la petite pinède située juste à côté et en suivant le GR, ce sont des menhirs seuls ou par groupes de deux qui attendent les randonneurs et cela jusqu’aux Combettes. En allant vers l’est à partir de « la Pierre des Trois Paroisses », plusieurs paires de menhirs ont été replantés et cela jusqu’au sommet d’un mamelon.

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Le groupe de la baraque de l'Air compte une vingtaine de menhirs dont la taille moyenne se situe entre 1,70 et 2 m. Ils sont pour leur grande majorité implantés aux sommets de petites croupes situées au sud de la maison dite de la Baraque de l’Air. Ces pierres semblent dessiner pour certaines des demi-cercles de petites envergure ou des alignements imparfaits.

cham_des_bondons_136Le groupe de la Vaissière présente les plus grands menhirs de la Cham des Bondons. Situé au sud des hameaux quasi-abandonnés de la Vaissière et de la Fare, c’est un ensemble numériquement très important (une quarantaine de menhirs) mais aussi très étalé sur le terrain.

cham_des_bondons_149C’est ce groupe qui a le plus bénéficié des dernières restaurations, ce qui a permit de revoir érigé en majesté de très grands monolithes avoisinant les 5 mètres de hauteur. En se baladant dans ce groupe, on remarque encore près d’une dizaine de pierres couchées, pierres qui devraient être replantées dans les mois ou les années à venir.

cham_des_bondons_126Très proche du groupe de la Vaissière mais séparé par un profond ravin, le groupe de Colobrières est facile à atteindre en une demie-heure de marche. L’intérêt vient surtout du beau menhir de Colobrières haut de près de 4 mètres et planté en haut d’une croupe. Les autres menhirs alentours sont toujours couchés et de taille inférieure.

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J'allais oublier mon petit pote...

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28 août 2006

Bredons

lozere_174Michel Rouche, professeur d'histoire médiévale à la Sorbonne,a tenu une conférence sur le thème:" 15 siècles d'histoire de Bredons".
Une histoire jalonnée de luttes intestines, de rivalités pour le partage du pouvoir et des privilèges.
Ainsi il précisait que le nom de Bredons vient du mot celtique dunum, qui signifie : site élevé, forteresse.
Les premiers habitants se sont installés sur des collines aisément fortifiables, ce qui explique une présence
humaine sur le site de Bredons dès le néolithique.
Un monastère y sera fondé au XI° La communauté ne dépassera jamais 6 moines.Le territoire de Bredons dépendait au XI ième siècle des biens de la famille de Henry, noble famille possédant de vastes domaines entre Murat et Saint-Flour.

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La construction du prieuré Saint-Pierre-Saint-Paul de Bredons débute en 1050, sous l’impulsion de Durand de henry, converti moine bénédictin et originaire d’une famille importante de Murat. Il deviendra, en 1057, abbé de Moissac.
Construite en 1075, l’église prieurale est consacrée en 1095 par l’évêque de Clermont, à l’occasion de la visite du pape Urbain II. Elle est édifiée à l’emplacement de l’ancienne chapelle Saint-Timothée et de la Sainte croix, et est dédicacée aux saints Pierre et Paul.

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En 1284, par un contrat entre le Prieur de Bredons et le Bailly des Monts d'Auvergne aux termes duquel est partagée la souveraineté judiciaire et financière, le Roi St. Louis fit élever sur le rocher de Bredons, au point culminant, la tour de Beccoire. Il ne reste rien de ces constructions. Cette tour qui dominait le prieuré de Bredons à portée de voix apparaissait parfois sans doute au Prieur comme un symbole encombrant du pouvoir laïque.

Vers 1350, en haute Auvergne, apparurent des bandes de pillards connus sous le nom de "Bandes Anglaises ". Beaucoup d'églises furent incendiées. La région sortait à cette époque d'une longue période de misère où le simple manque d'entretien avait pu précipiter la ruine des constructions. C'est peut-être dans ces temps que disparaissent les voûtes de la nef de l'église.lozere_188

En 1384, l'évêque de Saint-flour autorise le chapitre de Murat à construire une église indiquant que le voisinage des Anglais et la guerre sans merci que se faisaient les prétendants à la vicomté de Murat empêchaient les habitants de la ville d'aller remplir leurs devoirs religieux à Bredons. Elle fut construite en deux ans. Cette décision fut l'objet de querelles entre le Prieur de Bredons et le chapitre de Murat

Vers 1704, la cure de Murat est donnée au prieuré. Depuis cette époque, la ville a pour église paroissiale celle de l'abbaye. Les relations entre Murat et Bredons ne cesseront de se dégrader, nécessitant parfois l'intervention du pape. Ainsi Urbain II (1088-1099), qui a prêché la première croisade, doit trancher des procès concernant leprieuré.
Les chanoines de la collégiale Saint-Martin à Murat contestent l'autorité du prieuré de Bredons. Des différends apparaissent au début du XIV° entre le vicomte de Murat et le prieuré de Bredons. Cette communauté entre en conflit avec les moines de la collégiale Notre-Dame de Murat.

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A la fin du XV ièmè siècle, de grandes réparations furent entreprises à l'église de Bredons par le prieur Jean II des Prez de Montpezat. Entre 1517 et 1542, le nouveau Prieur Antoine d'Auriol, amateur éclairé à l'époque de l'influence italienne dota l'église d'un ensemble de stalles et boiseries de grande qualité dont on peut regretter qu'une partie seulement nous soit parvenue.
Antoine d'Anglade, dernier Prieur régulier de Bredons entrepris d'importants travaux de restauration de la partie sud-ouest de l'église où son blason est visible au revers de la façade occidentale. Entre 1664 et 1757, l'esprit de la réforme transforme le décor intérieur de Bredons, mais les importants retables que l'on peut aujourd'hui y admirer furent surtout dus aux curés et marguilliers : les Prieurs d'alors abandonnent volontiers l'administration du temporel entre les mains d'un fondé de pouvoir et résident de moins en moins sur place.lozere_194
Une loi de L'assemblée nationale ayant ordonné la vente des biens nationaux avant le 15 septembre 1790, la municipalité de Murat mit en vente le Prieuré de Bredons. Aucun acquéreur ne se présenta. La population, fuyant les prêtres assermentés, venait suivre à Bredons les offices des réfractaires. En 1791, la municipalité de Murat fermait l'église de Bredons. Des émeutes assez violentes s'en suivirent.
En 1795 le quartier du " Fontillou " à Murat ayant brûlé, le conseil municipal autorisa les sinistrés à prendre des pierres des bâtiments du Prieuré pour reconstruire leurs maisons. A la même époque le clocher fut démoli et reconstruit dans son état actuel.
En 1840 l'église de Bredons fut classée Monument Historique et on répara les désordres qu'avait provoqué dans les maçonneries la démolition des bâtiments du Prieuré. (d'après Michel Jantzen ,
Architecte en chef des M.H.)

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Il est étonnant que dans l'historique du prieuré, personne ne parle de la vierge noire, merveilleuse statue romane de majesté, volée en 1953. On lui accordait une parenté orientale grâce à saint Louis qui en aurait fait don à l'église.(décidément, ses valises devaient être bien lourdes à son retour).

Celà explique aussi pourquoi, de l'autre côté de la vallée, la vierge noire de Murat, bien que postérieure en date, tienne à se rattacher à Saint Louis.( Jacques Bonvin )

Avant d'arriver au prieuré, dans le village de Bredons, une magnifique fontaine et ses différents bassins me fait penser au druidisme. Surtout quand on voit la figure d'où coule l'eau...lozere_196

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Non loin, une pierre posée à même le sol rappelle un menhir couché.lozere_197

Le paysage alentours est magnifique, et le deck volcanique servant de base vibre très fort.

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Dolmen de la Crousette à Roffiac

Le dolmen se situe sur la commune de Roffiac, près de Verdenat.

lozere_200Il est  orienté Est-Ouest et le tertre qui le recouvrait dans son dispositif originel a disparu : ne subsiste qu’une partie de la superstructure.
Il s’agit de deux supports (orthostate), au Sud, (1,50m x 0,95m x 0,35m) et au Nord (1,40m x 1m x 0,20m) et de la dalle de couverture (1,8m x 1,30m x 0,50m) réalisés à partir des affleurements de basalte doléritique (type Bouzentés) présents sur le secteur. Il a été restauré en août 2003
Le dolmen de la Crousette est le témoin majeur de la vie d’il y a 5 000 ans.

lozere_208La restauration de ce dolmen a consisté notamment en la reconstitution de la chambre mégalithique, composée de deux orthostates menaçant de s’écrouler, et sur lesquels reposait une table, mais de manière instable. Pour ce faire, il a été procédé dans un premier temps à des fouilles archéologiques et des sondages, afin de comprendre la position initiale des orthostates. Cette opération a permis la découverte d’un mobilier : éléments de poterie hétérogènes, des objets lithiques et des fragments de diaphyse d’os.

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Il occupe une position géographique interessante, à l'extremité d'un éperon rocheux surplombant Roffiac. Il est aussi entouré de bois de pins, ce qui ajoute à son charme...

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Sur le chemin menant au dolmen, une croix nous rappelle que le christianisme est aussi passé par là.

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Murat

La ville, située dans la vallée de l'Alagnon, est blottie au pied des contreforts orientaux du massif du Cantal.Au milieu du Volcan Cantalien (le plus grand Strato-volcan d'Europe avec 2 700 km² de superficie) le site de Murat dévoile son passé volcanique : trois necks ou cheminées volcaniques dessinent les contours de cet emplacement :
- le « Rocher de Bredons » et son église prieurale du XIe siècle (joyau de l'art roman)
- le « Rocher de Chastel-sur-Murat » et sa chapelle romane du XIIe siècle (décorée de fresques primitives)
- et le « Rocher de Bonnevie », habillé de ses orgues basaltiques (les plus fines d'Europe) et surmonté depuis 1878 de l’imposante statue de la Vierge, « Notre-Dame-de-la-Haute-Auvergne ». lozere_173

L'origine de Murat est inconnue. Tout ce que l'on sait, c'est que la naissance de cette ville remonte à très longtemps: sa première trace dans l'histoire se situe en 270 après J.C., à l'endroit des prédications de saint Mamet, envoyé pour apporter les "lumières de l'évangile". En langue celtique, Murat signifierait "roc escarpé".

Grace à sa position stratégique, Murat se développa à partir du Xe siècle et fut très prospère aux XIIe siècle et XIIIe siècle. Au XIVe siècle, Murat était une véritable ville fortifiée: à l'abri de ses murailles, elle constituait une cité active (foires et marchés, auberges, artisanat, professions libérales) et un nœud routier important. A l'époque, chacun des trois pitons volcaniques surplombant la ville était occupé par un château fort.

Murat fut tour à tour la propriété des Anglais, pendant la Guerre de Cent Ans, puis des Armagnacs, de la maison de Savoie et des Bourbons. En 1633, Richelieu fit raser l'imposant château situé sur le rocher de Bonnevie, qui avait appartenu successivement aux familles de Murat, de Cardaillac et d'Armagnac: il lui fallut six mois ! L'édifice dominait les orgues basaltiques.

Fondée en 1357, la collégiale de Murat était dédiée à Notre Dame des Oliviers. Elle abritait une statue de Notre Dame rapportée, dans la légende, de Terre Sainte par Saint-Louis.

Le sanctuaire, petit au début,date du XIII ème et XIV ème siècle.Il s’est agrandi au cours des siècles pour devenir église paroissiale en 1782. A Murat, de tout temps, on invoque Notre Dame des Oliviers pour les malades, les futures mamans et pour demander protection contre les orages. A l'occasion du couronnement de la vierge, la statue monumentale de Notre Dame de la Haute Auvergne a été érigée sur le Rocher de Bonnevie qui domine la ville de 140 m. La fête de Notre Dame des Oliviers est célébrée tous les ans le dimanche qui suit le 15 août. La solennité s’ouvre la veille au soir par une procession au flambeaux : la statue est portée par les hommes et jeunes gens de l’église aux pieds de Notre-Dame de la Haute-Auvergne. Au retour, c’est un fleuve de feu qui descend de la montagne jusqu’à l’église au milieu des chants et de la ferveur des pèlerins. Le culte de Notre Dame des Oliviers est très étendu. Tous les ans arrivent des lettres d’Irlande, du Canada et des U.S.A., demandant la photographie, la prière à Notre-Dame ou des médailles.lozere_171

La slozere_169tatue de Notre-Dame des oliviers, qui aurait donc éré rapportée par Saint Louis des croisades, a été datée par les monuments historiques du XIV ème siècle. Saint Louis étant mort en 1270...

Sur le rocher voisin, Bredons et sa vierge ont fait des jaloux...

La statue actuelle donnée en adoration n'est pas Notre-Dame des Oliviers. Vous l'avez peut-être remarqué, je n'ai pas beaucoup aimé cet endroit... Mais la ville est très belle.

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27 août 2006

La chapelle de Vauclair

lozere_162Cette chapelle se trouve donc à quelques kilomètres de Molompize, en remontant les gorges de L'Alagnon. Construite au XII ème siècle, elle a été dépendante du chapitre de la cathédrale de Saint Flour et fut un important pélerinage.

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Elle n'a qu'une seule nef, la façade se termine par un petit clocher à peigne dont l’unique ouverture renferme une cloche. Portail à voussures sculpté. Elle a été classée monument historique en 1921 et a été restaurée depuis peu. Dans la chapelle, des éclatoirs et les restes d'une peinture représentant les énergies montantes.lozere_155

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La chapelle accueillait il y a quelques années une vierge noire en majesté qui se trouve maintenant dans l'église Sainte Foy de Molompize. Celle que l'on peut voir actuellement à l'intérieur est une reproduction.

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Une légende merveilleuse raconte que les femmes du village trouvèrent leur "bonne Vierge" au milieu des bois. Transportée dans l’église de Bonnac, elle revint seule dans sa retraite de la forêt. Pour la recevoir plus confortablement les habitants de Vauclair lui construisirent une chapelle. C’est le dimanche le plus proche du 8 septembre que les pèlerins affluent pour fêter la dame. Pour plus de précision, voir molompize.

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Juste avant d'arriver sur le site, dans la montagne, s'ouvre une grotte. Je sais qu'une carmelite est restée plusieurs années en ermite dans le coin. Est-ce là, ou bien est-ce tout simplement dans cette grotte que fut perpétré le culte ancien à la mater, materia prima, vierge noire des profondeurs de la terre nourricière, déesse-mère de la fertilité ?lozere_163

Je n'ai pas eu le temps de faire l'étude des réseaux passant par là, mais je ne serais pas étonnée qu'il y ait un beau croisement là-dessous... Et même, regarder si la ligne précédemment citée dans la chapelle de Madeleine à Massiac n'y serait pas pour quelque-chose !

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Molompize et la vierge noire de Vauclair

lozere_121En suivant la vallée de l'Alagnon, juste après Massiac, le village de Molompize a déjà des accents du sud. L'ancien maire et quelques-uns de ses concitoyens jouent à la pétanque sur la place.lozere_140 Heureusement, monsieur le maire est charmant et accepte de differer sa partie pour aller chercher les clés de son église(L'église Sainte Foy fut la seule possession de l'abbaye de Conques, hors Rouergue),malmenée par le temps. Il y a peu, un morceau de plâtre du toît est tombé, et depuis, les visites sont interdites. Manque d'argent pour les travaux. Dommage pour la petite dame siègeant dans le choeur... Elle doit se sentir bien seule.

Sa soeur cadette, reproduction identique mais récente et en résine, se trouve non loin de là, dans la chapelle de Vauclair où la première était vénérée depuis bien longtemps. Signe des temps... Il a fallu la proteger des voleurs, et elle se retrouve dans cette église Sainte Foy, bien à l'abri.

lozere_124lozere_127Cette vierge noire de majesté est du XII ème siècle. Elle mesure 73 cm. Dans sa gorge est serti un cabochon de cristal de roche transparent, permettant de voir, inseré dans la statue, un morceau de tissu rouge portant la lettre grecque alpha. Sa légende raconte qu'elle aurait été ramenée d'Antioche, mais elle est probablement issue d'un travail local. Restaurée en 1954, elle a retrouvé ses couleurs d'origine, le vert et le rouge.

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La main droite de l'enfant est présentée paume ouverte en avant (comme en signe d'interdiction), le livre est ouvert: il est pantocrator, enseignant...

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Le pouvoir guérisseur de cette vierge s'adresse aux mal-voyants.

Vauclair...vois clair ! Mais à mon avis, à prendre au deuxième degré, et essayer de voir clair à l'intérieur de soi. La dame est d'ailleurs de la même famille que Rocamadour, c'est à dire ignée. Elle est toute compassion, mais ne plaisante pas.

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26 août 2006

Eglise Saint André de Massiac, vierge noire de Chalet

lozere_115L'église, fondée  à l'époque romane, fut plusieurs fois pillée ou incendiée (1379 et 1446). Ses parties les plus anciennes sont le chevet et la porte sud, le reste ayant été remanié ou reconstruit  en 1870.lozere_117

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En elle-même, cette église n'a que peu d'attraits. Sauf... La statue de la vierge de Chalet, trouvée dans la chapelle sainte Madeleine.(voir la chapelle Sainte madeleine). Elle a toutes les caractéristiques d'une vierge noire. Et en a la force. Quelle merveilleuse beauté !

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Plus loin, une statue de Madeleine myrophore, trouvée aussi dans cette chapelle. Et un très beau retable qui ne laisse pas non plus indifférent. Encore une autre statue de vierge à l'enfant, datant du XVII ème siècle, qui provient de la chapelle saint Etienne près de Massiac où elle fut découverte en 1954 au cours d'une expoitation forestière.Tout celà fait que cette cité de Massiac vaut bien le détour.lozere_093

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